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mardi 27 juillet 2021

Israël is back par Claude MEILLET

 

 

ISRAËL IS BACK


Par Claude MEILLET

  

Gouvernement israélien

Jonathan is back !  L’exclamation amicale salua son retour au sein du groupe, une nouvelle fois réuni. Retour d’une escapade française, relativement écourtée, contrainte Corona oblige. Suffisante cependant expliqua- t-il, pour témoigner des signes d’une évolution. Celle de l’image d’Israël en France. Non la révolution, bien entendu. Chaque pays a ses sujets d’intérêt, et la vision d’Israël a évidement moins de place là-bas qu’on ne le présuppose un peu trop ici. Mais des prémices. Tenant à la soudaineté de l’éviction d’un leader politique lige, apparemment indéboulonnable. A la surprise de son remplacement par une coalition a priori hétéroclite. Et à un retournement démocratique aussi instantané. Déclaration liminaire qui déclencha la proposition de Shlomo, débatteur toujours prêt à dégainer, d’évaluer la formule dérivative, «Israel is back».



Météo Bibi


Autant commencer au plus près, par soi-même, dit-il. L’effet de surprise, il vaut aussi ici. Sans vraiment y croire, le pays s’est réveillé un beau matin avec une tête nouvelle. Soudaineté de la sortie d’un endormissement décennal. Passage de «Ne vous inquiétez pas, bonnes gens, Je m’occupe de tout», à «Réveillez-vous, nous allons traiter vos problèmes, avec vous». Un retour à la normalité. A la réalité. En témoigne aussi, la vitesse avec laquelle la transition s’est effectuée, sans drame annoncé. Avec laquelle, la disparition du grand Manitou, de sa cour, est actée. Même l’effroi initial du camp jusque-là attaché viscéralement au pouvoir, est passé de l’incrédulité à l’invective, pour venir à la position, normale, d’opposition.

Un pays qui se retrouve avec un gouvernement. Improbable, mais vrai. Avec un premier ministre, non pas tout puissant, mais chef d’une coalition. Avec des vrais ministres. Responsables dans leur champ d’action. Qui chacun, concrétise sa mission, de donner aux vrais problèmes de la vie publique, la meilleure solution possible. Remettre le système d’éducation sur les bons rails, déterminer et mettre en œuvre les bons équilibres économiques, sociaux, culturels. Répartir équitablement la richesse produite. Replacer la minorité arabe sur la bonne orbite. Un gouvernement qui va, enfin, doter le pays d’un budget. Qui apporte sa réponse aux questions essentielles de sécurité intérieure et extérieure. Qui s’efforce à remettre la vie religieuse, aussi déterminante soit-elle, à sa vraie place.

Donc, en interne également, une vie démocratique se régénère. Avec ses affrontements, ses ratés, ses succès. Avec une majorité dont la faiblesse fait sa force. Une opposition qui commence à comprendre que sa force a fait sa faiblesse. Et toute possibilité de voir cette opposition revenir «aux affaires».

Ambassade d'Israël à Oslo


Quant au plus loin, c’est-à-dire à l’étranger, l’impression ressentie par Jonathan en France, de premiers frémissements d’une évolution d’image d’Israël, paraît effectivement se généraliser. Non pas le «réveil de la belle aux bois dormants», plutôt, le retour à la case départ. Reprise du dialogue avec l’ensemble des pays démocratiques, et non plus rapports privilégiés avec les régimes populistes. Réintroduction dans les institutions internationales économiques, politiques, techniques, depuis quelques temps boudées, ignorées et parfois combattues. Participation active aux combats cruciaux climatiques et écologiques. Réinitialisation de la vie politique étrangère, avec son pilotage par un vrai ministre, revitalisation du réseau d’ambassades, déploiement des accords d’Abraham, précieux héritage de la précédente majorité. Réexamen de position vis-à-vis du danger iranien, sur des bases réalistes évitant l’instrumentation. Un ensemble qui remet Israël dans un jeu international, plus ouvert, plus participatif, avec obstination et un peu de chance plus propice à faire regagner au pays une image plus positive.



Carte communautés arabes

        Se sentant responsable, en partie, de ce vent d’optimisme national qui semblait souffler sur le groupe, soucieux de ne pas provoquer un effet d’appréciation irrationnel, comme l’aurait dit le président de la FED américaine, Alan Greenspan, Jonathan s’efforça de réduire l’enthousiasme collectif.

D’une part, la vie démocratique est loin d’être un long fleuve tranquille. L’hétéroclisme de la majorité peut toujours l’emporter sur la bonne volonté de ses membres. L’imprévisibilité d’évènements intérieurs ou extérieurs peut à tout moment changer la donne. L’infection du conflit israélo-palestinien, si elle n’est pas radicalement traitée, peut pourrir toutes les bonnes intentions de ce nouveau gouvernement.

Mais, c’est cela, la démocratie. Le meilleur et le pire. Avec l’espoir que la créativité et la volonté de vie israélienne favoriseront le premier.

 

 

 




8 commentaires:

bliahphilippe a dit…

Apprécions chez l'auteur la nuance opposant en Europe de l'UE le qualificatif -honorable cela va de soi dans la bien pensance - de "pays démocratique' aux "régimes populistes" par nature péjoratifs qui ont le tort de refuser une immigration musulmane massive chez eux avec les effets désastreux qu'heureusement Jonathan tout emporté par sa passion ignore!
Quel merveilleux changement!! Israel mettra sur le meme pied d'égalité fraternelle et diplomatique ses vrais amis qui le soutiennent à l'ONU et ses faux amis 'plusse' démocratiques qui votent contre lui des motions qui tendent à le déligitimiser en compagnie des pires dictatures sur la planète.
Ceci sans parler de la présence du parti arabe Raam dont il se félicite. Un parti un tantinet islamiste dans ses orientations qui se plait au soutien des terroristes de Gaza menaçant en outre de faire tomber cette belle coalition si Israel remet en représaille sa guerre de missiles sur Israel.
Je n'ose pas die ce que je pense de ce "Jonathan" hérault du politiquement correct.

Unknown a dit…

Effectivement,
Jonathan a du échapper aux articles de la presse suite à "l'affaire Pegasus" ainsi qu'au tweet de M. Melenchon pour voir que toute la France admire et aime Israël!

Shlomo a dit…

D’accord avec Jonathan. Le dégrisement, le retour à la normalité, la fin de l’emprise interminable d’un homme sur son parti, sur le gouvernement, sur le pays.
Cet homme a beaucoup fait pour le pays, dans beaucoup de domaines. Mais le temps de la relève, de l’alternance, de la normalité, est venu.

Anonyme a dit…

M. Bilah, Jonathan, pour l'auteur, signifie "Dieu a donné".

Cela signifie "ainsi soit-il, si Dieu le veut vraiment, que cette politique fonctionne et donne le meilleur au peuple d'Israél".

Cordialement,

Jonathan a dit…

Laissant Dieu se consacrer à ses propres affaires, les tenants du politiquement incorrect à s'accrocher à leurs éternelles antiennes, l'illusion de l'homme qui a beaucoup fait pour son pays alors qu'il serait probablement plus exact de considérer que son pays a beaucoup fait pour lui, Jonathan espère aussi avec Anonyme que ce gouvernement gouverne pour le meilleur possible du pays.

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Jonathan :
Vous dites en commentaire : «Laissant Dieu se consacrer à SES PROPRES AFFAIRES (...) Jonathan espère aussi avec Anonyme que ce gouvernement gouverne pour le meilleur possible du pays.»
A quelles affaires exactement pensez-vous que Dieu se consacre, Cher Jonathan ? Sachez que toutes les affaires de Dieu sont dans l’intérêt de l’homme. Car, contrairement à ce que vous dites, Dieu est très intéressé par les affaires des hommes, et aussi pour le «meilleur possible du pays».
En effet, depuis le commencement du monde, Dieu n’a eu de cesse de s’en intéresser et d’oeuvrer dans ce sens car Dieu a toujours été soucieux de l’homme, et de son bien-être et de son salut. Ce qui, par contre, n’est absolument pas le cas de la plupart des hommes qui se désintéressent totalement de Dieu, préférant se passer de lui, le mettre au ban de la société humaine et des affaires humaines, pour ne pas dire au rebut, parce qu’ils ont tout simplement envie de vivre leur vie comme ils l’entendent, et faire ce qu’ils veulent, eux.
Les hommes, pour la plupart, font juste l’effort de se rappeler de Dieu, et de s’en soucier un peu quand même, peut-être (?) lors d’un shabbat, ou d’une fête, ou d’une circoncision, ou bien d’un mariage, ou encore d’un enterrement sauf que…
Sauf que, quand la grande faucheuse les aura fauchés, ces fauchés-là, qui ont rejeté Dieu toute leur vie, ou en tout cas n’ont pas fait grand cas de lui, lorsqu’ils viendront frapper aux portes du Ciel en criant : Dieu, ouvre-nous la porte du Ciel car nous n’avons pas envie d’aller dans le séjour des morts pour finir un jour dans l’étang de feu éternel ! Dieu, rappelle-toi, nous sommes les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, les descendants de tes serviteurs bien-aimés, souviens-toi ! Souviens-toi que nous portons, gravé dans notre chair intime, le signe de ton alliance avec nous (égal circoncision) ! Nous sommes tes élus !»
Alors à votre avis, Jonathan, que pensez-vous que Dieu leur répondra, à ces fauchés-là, à ce moment-là ?
Peut-être quelque chose comme : «Allez-vous en loin de ma face ! Allez-vous en dans la mort éternelle car je ne vous connais pas !» ?
Incroyable ! Dieu ne nous connaît pas ?! Mais ce serait normal, et juste que des personnes qui ne se sont jamais intéressées au Seigneur des Cieux, et qui ne se sont jamais souciés de le connaître, et de connaître les conditions d’entrée dans Son royaume, soient refoulées à la frontière de la vie éternelle, non ? Juste et normal. Pas de personnes en situation irrégulière au Ciel. Pas de clandestins au Ciel.
Vous savez, il y a des conditions d’entrée au Ciel. Or si durant votre parcours terrestre vous ne vous posez jamais des questions à ce sujet, si durant votre vie terrestre, vous ne vous préoccupez pas, ne serait-ce déjà qu’un peu, de ce qui concerne le PASS CELESTE, le passe d’accès au Ciel et à la Vie, qui tient compte quant à lui du LIBRE ARBITRE de l’homme, vous serez automatiquement dirigé vers la mort éternelle (Apocalypse 20, 15 ; et 21, 8).
Kohelet (cf Bible) dit qu’il y a un temps pour tout, par conséquent aussi le temps pour se consacrer aux choses essentielles, notamment divines, quand Dieu, de son côté, a fait PARFAITEMENT sa part non pas seulement pour le meilleur possible de l’homme mais encore pour le meilleur PARFAIT de l’homme...

Jonathan a dit…

Merci Ingrid pour ce nouveau très beau cours d'éternité religieuse, à un éternel très mauvais élève.

Ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Jonathan, vous savez où vont les moqueurs ? :-)
Mais vous n'êtes pas obligé de rester un "éternel très mauvais élève"...