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samedi 12 juin 2021

Mutisme sélectif par Claude MEILLET

 


MUTISME SÉLECTIF


Par Claude MEILLET

 


      Il ne connaissait ni le phénomène, ni son nom. Il s’y reprit d’ailleurs à deux fois pour saisir l’un et l’autre. Le phénomène d’abord. Des enfants qui ne parlent pas ? Oui, sauf à quelques personnes, ou sauf dans des situations particulières. Le nom ensuite. Mutisme électif. Non, sélectif, mutisme sélectif. Une forme de maladie, donc. Rare, passagère. Mal élucidée, qui fait que la guérison dépend du seul «malade», qui un jour, décide de parler sans plus sélectionner. L’imagination de Jonathan, stimulée à la fois par la découverte de cette étrangeté et par son erreur de compréhension de son nom, l’entraîna vers un territoire qui lui était plus familier. Électif le projeta dans l’univers de la société politique. Il proposa à l’amie qui lui faisait cette découverte d’éclairer ce champ d’intérêt habituel à la lumière originale du mutisme sélectif. 


Pas cadencé


Crois-tu vraiment qu’on pourrait explorer un politisme sélectif ? La question les fit saliver de gourmandise tous les deux. Une première réponse s’imposa d’elle-même. Les troupes politiques en font sans cesse la démonstration. Gauche, gauche, gauche, pour le pas cadencé des réformateurs. Droite, droite, droite, pour celui des conservateurs. La dure réalité de la guerre politique fait qu’un camp s’efforce de bannir les idées, le vocabulaire, la démarche du camp opposé. On baigne dans le blocage systématique réciproque.

L’explosion du fait religieux dans le nouveau siècle, islamisme, évangélisme, pousse l’affrontement de l’Église et de l’État à la recherche de l’effacement de l’un par l’autre. Il est vrai que l’échange de noms d’oiseaux et d’anathèmes sonores entre les deux relèvent plutôt du contraire du mutisme, sinon que ce mutisme se situe de fait dans la négation de l’imaginaire de l’un par l’autre.

En poussant un peu loin le bouchon sémantique, on pourrait aussi parler de réflexionisme sélectif ? Pourquoi s’en priver ? Le mutisme peut aussi facilement rétrécir la pensée qu’il réduit le spectre de la parole. Les tenants du nationalisme pur et dur ferment totalement la porte à la démonstration du caractère inarrêtable de la migration et du mixage des populations. Les négationnistes de tout poil, s’opposent tout aussi bien à la réalité d’une pandémie mondiale, qu’à la reconnaissance de la réalité subhumaine de la Shoah. Le dogmatisme est à lui tout seul, une source inépuisable de mutisme sélectif dans le panoramique des idées. Quand le féminisme passe de la revendication égalitaire des femmes à la certitude du tout féminin contre le masculin, il bascule dans une forme exclusive absolue. L’idéologie libérale poussée à son extrême, élague le capitalisme de toute préoccupation sociale, aboutissant ainsi à sa remise en cause. Tout comme la critique radicale du capitalisme finit par son extrémisme à renvoyer à un double de la formule churchillienne, le capitalisme est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres.

Un renouveau de gourmandise poussa son amie à se demander à haute voix : Crois-tu que ce mutisme sélectif nous donnerait la clé de comportements électifs ? Le premier exemple qui s’imposa alors à leur espérance, fut celui de l’inénarrable ex-président américain.  Un mutisme original, cette fois-ci, se régala Jonathan. Non pas subi mais volontaire. L’affichage, purement tactique, d’une fausse conviction que le scrutin présidentiel était tronqué, explicitait, de fait, l’exclusion de toute possibilité d’honnêteté du vote des citoyens. L’expression ultime de ce mutisme volontaire fut même celle de l’incitation à l’envahissement du Capitole.  Une démonstration par l’absurde d’un mutisme électif ! Qui ne faisait d’ailleurs que prolonger une carricature de pensée politique, refusant catégoriquement la planification étatique, privilégiant exclusivement l’initiative individuelle.

L’Europe, pour sa part, n’était pas plus épargnée par cette bizarre maladie.  L’abandon de siècle de construction des nations qui la compose pour la constitution d’une nouvelle entité qui les fédère entre elles, au vu du temps historique, ne peut évidemment pas se réaliser en quelques années. Une évidence refusée par mutisme de la pensée politique extrémiste. L’idéologie nationaliste, nourrie par la stratégie populiste, exploite la lenteur inévitable de maturation de la réalité européenne.  Elle permet à des États-nations, arcboutés sur leur aveuglement autonomiste, de s’opposer obstinément au développement d’une entité limitant leur propre champ d’autorité.

Parlement européen


En réduisant la focale sur un pays, plus encore sur un petit pays, Israël, la démonstration de l’effet mutique, si je peux me permettre, éclate au grand jour, continua-t-elle, enthousiasmée.  Elle venait d’entendre un président de l’Assemblée nationale, revendiquer ouvertement, innocemment pourrait-on dire, son attachement à la défense d’un camp politique particulier, et à son chef. Au détriment de sa mission même, institutionnelle. Celle de représenter l’ensemble des parlementaires. Et par eux, l’ensemble des citoyens du pays. L’engagement partisan lui faisait oublier complètement la dimension nationale de sa position. Un «effet mutique», répéta-t-elle, l’expression la séduisant visiblement, culminant une longue attitude politique. Trop longue. De douze années.  Douze ans de rejet, de refus, de négation de toute opposition de toute nature. L’exemple parfait de mutisme, électif comme sélectif !

Jonathan, songeur devant cet exercice rafraîchissant de survol du monde comme il va, vit finalement son amie retomber sur ses pieds. Ce qui est maladie individuelle, devient au niveau général, la maladie singulière qu’est le fanatisme. A l’appui de sa conclusion, elle fit, une nouvelle fois, appel à la lucidité d’une de ses idoles, Winston Churchill : «Un fanatique est un homme qui ne change pas d’avis, et ne veut pas changer de sujet».  Par effet de contagion, il se surprit à penser : c’est mutique !!

12 commentaires:

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Vous dites : «L’explosion du fait religieux dans le nouveau siècle, islamisme, évangélisme, pousse l’affrontement de l’Église et de l’État à la recherche de l’effacement de l’un par l’autre.»
Or l’association que vous faites entre l’évangélisme et l’Église mérite quelques éclaircissements. C’est pourquoi je me permets les explications suivantes qui me semblent nécessaires :

Commençons déjà par combler une nécessité dans votre phrase, à savoir : «L’explosion du fait religieux dans le nouveau siècle, ISLAMisme, évangélisme, pousse l’affrontement de la MOSQUEE, de l’Église et de l’État...». Ce serait plus juste, n’est-ce pas, puisque vous mentionnez l’ISLAMisme ? Par conséquent dans ce même ordre d’idée associons-lui la mosquée comme vous avez associé l’Église à l’Evangélisme, car la mosquée affronte aussi de temps en temps l’État, n’est-ce pas ? (Affaire du voile, ou du burkini etc.) Mais…
Mais en fait, de quelle Eglise parlez-vous ? Il me paraît juste de vous le demander puisque, en principe en France et dans LE MONDE ENTIER d’ailleurs, quand on parle d’Eglise (avec un e majuscule), automatiquement on pense à l’Église CATHOLIQUE. Preuve en est d’ailleurs que quand on cherche la définition du mot «Eglise» dans le dictionnaire (Larousse 2021), celui-ci AJOUTE tout de suite le mot «catholique».
Or si c’est de l’Église CATHOLIQUE dont vous parlez ici, elle ne peut en aucun cas être associée à l’Evangélisme que le dictionnaire définit ainsi : «1. Aspiration ou tendance à retourner à une vie religieuse selon l’esprit de l’Evangile. 2. Doctrine DES Eglises EVANGELIQUES», et non pas DE l’Église (sous-entendue CATHOLIQUE) comme vous voyez, alors que, vous, semble-t-il, vous associez l’évangélisme à l’Église CATHOLIQUE. Or...

Or, l’Evangélisme, qui est l’enseignement de Jésus dans la BIBLE, et le catholicisme, qui est l’enseignement de l’Église (au singulier donc CATHOLIQUE) sont totalement différents pour ne pas dire fondamentalement opposés entre eux. En effet, quelques exemples :

a.
* dans le Catholicisme, on invoque Marie comme «reine du ciel» et comme la MEDIATRICE toute-puissante entre Dieu et les hommes (notamment dans le «Je vous salue Marie ») alors que
* dans la Bible («Evangélisme») l’apôtre Saul-Paul écrit à Timothée : «Car il y a un seul Dieu, et aussi UN SEUL MEDIATEUR entre Dieu et les hommes, LE MESSIE JESUS (héb. Yeshoua) homme qui s’est donné lui-même en rançon pour tous.» (1ière Lettre à Timothée chap. 2, v. 5-6)
Le Catholicisme a élevé Marie (une morte) en introduisant des fêtes et processions en son honneur, a fondé des ordres et des cloîtres mariolâtres, par conséquent a fait oublier que Jésus (quant à lui, ressuscité) est LE SEUL VIVANT et MEDIATEUR entre Dieu et les hommes.

b.
* dans le Catholicisme, Marie a le titre de «Mère de Dieu» (prière du «Je vous salue Marie») alors qu’il est clair que Dieu étant Dieu ne peut pas avoir de mère d’autant plus humaine (!) et alors que
* dans la Bible, Marie est la mère de Jésus : «Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, SA MERE, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble.» (Evangile selon Levi-Matthieu 1, v. 18)

Encore un ou deux exemples pour bien vous faire comprendre...

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

(Suite)
c.
* Dans le Catholicisme, Marie est montée corps et âme au ciel, événement appelé ASSOMPTION, (en France férié et fêté le 15 août) alors que
* dans la Bible, seul Jésus est monté au ciel : «(après sa résurrection) Jésus conduisit ses disciples jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut ENLEVE AU CIEL.» (Evangile selon Luc 24, v. 50-52) (en France ASCENSION, férié et fêté en mai).

d.
* Dans le Catholicisme, le chef de l’Église catholique est le pape alors que
* dans la Bible, le chef de l’Église biblique est le Messie, Jésus :
- «Comme CHRIST (heb. MESSIE) est LE CHEF DE L’EGLISE qui est son corps, et dont il est le Sauveur.» (Lettre de Saul-Paul aux Ephésiens 5, v. 23)
- «Il (Jésus) est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est LA TÊTE (chef) DU CORPS DE L’EGLISE...» (Lettre de Saul-Paul aux Colossiens 1, v. 17-18)

ETC.

Comme vous voyez, le Catholicisme et l’Evangélisme appelé encore «Christianisme» (héb. Messianisme) ne sont absolument pas la même chose. Donc de qui et de quoi parlez-vous ? Pouvez-vous être plus explicite sur ces points-là ? Car
- si vous parlez d’Evangélisme alors ce sont LES Eglises évangéliques qu’il faudrait lui associer, donc mettre le pluriel à Eglise dans la phrase ;
- si vous parlez de l’Eglise (donc catholique), alors le terme «évangélisme» de votre phrase devrait tout simplement être remplacé par le mot «catholicisme».

Maintenant pour ce qui concerne l’affrontement du religieux avec l’État, par exemple en France, rien d’étonnant quand cet Etat, oubliant sa laïcité pourtant sans cesse revendiquée, devient de manière flagrante de plus en plus ANTI DIEU. La laïcité, qui jusqu’à présent n’avait pas vraiment eu de problèmes avec les religions, n’est à présent plus qu’un vulgaire leurre. Vraiment, aujourd’hui, on peut dire sans conteste que le gouvernement français est ANTI DIEU. Et la preuve la plus évidente est cette campagne nationale faite actuellement à coup d’affiches grandeur nature notamment dans les abris bus accompagnées de slogans où il est écrit en gros caractères : «Oui, mon père est gay.» ou encore «Oui, ma fille est lesbienne.» etc. Affiches émanant de l’État - Santé Publique - arborant la devise républicaine : Liberté, égalité, fraternité et le slogan en bas : «Face à l’intolérance, à nous de faire la différence».
Ce qui me m’amène à dire que ce n’est pas, comme vous dites, l’explosion du fait religieux qui pousse l’affrontement de l’Église (?) et de l’Etat à la recherche de… mais le fait-même de l’État ANTI DIEU qui cherche à tout prix à effacer DIEU du paysage, l’idée même de DIEU.
GRAVE !

Pour être sûre d’avoir été bien comprise : Si effectivement Dieu condamne l’homosexualité comme péché, Dieu ne condamne toutefois pas l’homosexuel qu’il appelle à se repentir et à se détourner de son péché, et à croire en la bonne nouvelle (en grec Evangile) de son pardon par la foi en Jésus, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification...

Marianne ARNAUD a dit…

Cette fois, Jonathan m'a laissée sans voix !
Mais devrais-je dire que j'en suis restée mutique dans le sens "qui n'a ni pointes ni piquants" ? Ce serait étonnant !
Ou alors devrais-je admettre être "atteinte de mutisme", dans le sens d'"impuissance à articuler les sons" ? Peut-être.
En tous les cas ce ne peut pas avoir le sens de "mutage", du moins je ne crois pas.
Resterait donc le "terme de médecine : privation de la parole articulée".
J'étais donc dans un bel embarras, quand j'ai entendu le poète susurrer :
"Et voilà pourquoi votre fille est muette !"

Anonyme a dit…

Bonjour,

Ingrid Israël-Anderhuber, vous commettez une erreur: vous confondez la beauté de l'esprit et le récit qui en est fait.

Vous ne devriez pas faire la différence entre le bonheur de la vie d'un homme, son esprit, et les divergences d'interprétations entre ceux qui ont suivi et qui suivent encore et toujours cet esprit.

C'est un tout.

Vous devriez laisser libre cette richesse qui fait de l'Eglise et des églises, non pas un fruit à la saveur unique mais bel et bien un arbre dont chacun peut manger à sa faim selon le dessein qu'il en fait.

Le christianisme n'est pas, par essence, exclusif mais inclusif.

Laissez-vous aller à aimer toutes les Eglises y compris l'Eglise catholique car elle permit certaines libertés dont les autres églises jouissent aujourd'hui, encore.

Jonathan a dit…

La dégustation des commentaires de leur rêverie commune, révéla à l'amie de Jonathan un phénomène nouveau pour elle: la lecture sélective.
. provoquée par la magie particulière d'un mot, Eglise' sur les environ 800 mots utilisés. Magie qui déclenche le long flux d'un cours d'éducation religieuse, circonstancié, riche, contradictoire même.
. provoquée par l'épanchement d'une allergie systématique qui, elle, enclenche le grattage de l'épiderme du récit, ses mots, le recours à l'ironie un peu trop forcée ne faisant que renforcer la démangeaison de nature urticaire.

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Cher Anonyme, bien sûr que le Christianisme n’est pas, par essence, exclusif.

En effet, un passage-clé des Ecritures nous le montre de manière évidente où un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, vient de nuit poser des questions à Jésus et à qui Jésus dit (Jésus parle de lui-même à la troisième personne) : «Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé afin que QUICONQUE croit en lui ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé LE MONDE qu'il a donné son Fils unique afin que QUICONQUE croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge LE MONDE, mais pour que LE MONDE soit sauvé par lui.» (Evangile selon Jean (Yohanan), chap. 3)

Donc effectivement le message du Messie (héb. Messianisme ; gr. Christianisme), qui est le message du salut, n’est pas exclusif puisqu’il s’adresse à TOUS, donc à CHACUN de nous. Mais…

Mais Jésus continue ainsi : «Celui qui croit au Fils n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu...»

Mais donc pour ce qui concerne l’inclusion, il y a une nuance de taille qui est celle-ci : les gens sont sauvés uniquement s’ils CHOISISSENT de l’être selon les conditions divines qui sont, revoyons-les :
«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque CROIT en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle (…) Celui qui CROIT au Fils n'est point jugé ; mais celui qui NE CROIT PAS est déjà jugé, parce qu'il n'a PAS CRU au nom du Fils unique de Dieu.»
Car, dira plus loin Shimon-Pierre : «Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.» (Bible, Livre des Actes 2, 12)

Là, il devient clair que si le message n’exclut effectivement personne parce qu’il est proposé à tout le monde et qu’il s’adresse à chacun d’entre nous, ce qui est l’offre divine glorieuse de Dieu, cependant ce message laisse chacun LIBRE :

- ou de CROIRE, et par conséquent de S’INCLURE lui-même dans le plan du salut divin aux conditions divines ;
- ou de ne PAS CROIRE, et par conséquent, de S’EXCLURE lui-même du plan du salut divin aux conditions divines.

La liberté humaine ne consiste pas à changer les éléments du message divin, selon l’esprit de tel ou tel homme et personnalité, mais à choisir ou à rejeter ce message divin. C’est là la liberté humaine. Car ce message divin ne laisse la place à aucune interprétation humaine, et ne tolère aucune divergence d’esprit à son sujet. Aucune. Ce n’est pas moi qui le dit mais les Ecritures. Et affirmer cela ne signifie pas manquer d'amour envers les autres, ça signifie juste dire la vérité.

En conclusion je dirai donc que ce n’est pas le Christianisme qui exclut, puisqu’on a vu qu’il s’adresse à tout le monde, sans exception, sans distinction aucune, mais ce sont ceux qui refusent le salut à ces conditions divines qui s’en excluent d’eux-mêmes, et ce librement. Par conséquent, je me permets d’ajouter ceci à votre propos :

Le christianisme n'est pas, par essence, exclusif mais inclusif DANS LA MESURE OU...

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

A Jonathan, c'est cela la communication, chacun communique et réagit selon sa sensibilité, selon là où ça le "démange", c'est de bonne guerre.
Par contre, le ressenti de l'échange, vous parlez d'ironie, cela est tout à fait subjectif, donc je n'y peux rien changer sauf vous dire que vous vous trompez si c'est ce que vous avez ressenti de ma part. Dans ce cas je ne peux que vous dire ce que vous êtes libre de croire ou pas : le senti-MENT souvent...

Anonyme a dit…

Merci Jonathan.

Ici, nous n'écrivons que sur un blog, c'est great :) c'est libre et c'est tout.

Mais ... ce sont les auteurs des articles ainsi les commentateurs de ces derniers qui me donne envie de laisser quelques mots ... quelques fautes d'orthographe, de syntaxe, des fautes historiques peut-être; ici, j'apprends à écrire avec plaisir sans contraintes et sans volontés particulières.

J'aime beaucoup ça car à défaut de savoir écrire un livre, tout entier et seul, j'expose ma médiocrité intellectuelle mais avec la volonté d'un prétentieux.

Comment apprendre à devenir meilleur si l'on ne s'exerce pas ici et là ?

Cordialement,

Anonyme a dit…

Ingrid Israël-Anderhuber,

merci pour votre retour, c'est intéressant,
je partage votre réflexion, c'est juste.

Cordialement,

Marianne ARNAUD a dit…

Jonathan peut être content ! Sélectif ou pas, son mutisme a déclenché une belle logomachie !
Ne se croirait-on pas revenus au temps du Concile de Constantinople où pendant que les Turcs assiégeaient la ville, on raconte que les théologiens imperturbables, continuaient à discuter du sexe des anges ?

Véronique Allouche a dit…

Le fait religieux prend de l’ampleur sous tous les cieux , il arrive même à s’immiscer dans Temps et Contretemps.
Amen!

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Véronique Allouche : Juste quelques précisions.
Immiscer ?! Rien ne s’immisce ici, chère Véronique. En effet, je rappelle qu’aucun commentaire ne passe sans l’autorisation expresse du propriétaire du site, à savoir Jacques Benillouche.
Par ailleurs, si le fait que le religieux ressorte de temps en temps dans le commentaire d’un lecteur ou d’une lectrice par rapport à l’article d’un chroniqueur ou contributeur, n’est-ce pas plutôt bon signe ? Notamment vu l’importance et la gravité de la question de notre AVENIR ETERNEL qui ne peut être abordé justement que dans le fait religieux ? Car il va sans dire que pour chacun d’entre nous le temps sur cette terre est quand même compté, et ce depuis notre naissance, n’est-ce pas ? C’est pourquoi si le fait religieux peut émerger dans ces lignes et nous permettre d’en savoir un peu plus sur ce qui nous attend au-delà de la vie terrestre, et d’aborder et de réaliser certains aspects fondamentaux, par exemple sur ce que la BIBLE dit formellement, en dehors donc de toute interprétation, au sujet de notre destination finale, à savoir l’éternité auprès de Dieu ou l’éternité sans Dieu dans les tourments éternels, alors pourquoi dédaigner ou rejeter d’office ce fait religieux ?

Notre avenir éternel doit quand même être une préoccupation aussi essentielle que notre présent notamment quand on sait que la durée d’une vie, aussi longue soit-elle pour certains, est cependant infiniment petite par rapport à l’éternité qui, quand à elle, n’a pas de fin. Or une éternité dans les tourments éternels, pas de doute que c’est sûrement quelque chose d’infernal. Par conséquent si la connaissance de ce que vous appelez le fait religieux peut nous être d’une certaine utilité à ce sujet...