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mercredi 24 février 2021

Francophonie par Claude MEILLET

 


FRANCOPHONIE


Chronique d'humeur de Claude MEILLET


 


Tout est venu de la présence inopinée de ce petit homme, fripé, à la démarche hésitante mais au sourire si spontané, si désarmant, si malicieux. Amené dans leur groupe par son fils, le ventripotent industriel belge à la retraite. Qui l’avait introduit en expliquant que, piégé à Tel Aviv par la fermeture de l’aéroport, son père, Bruxellois, 90 ans mais toutes ses dents, ex-prof de linguistique à l’université de Louvain, curieux invétéré, avait souhaité assister à une de leurs réunions. Qui s’était immédiatement déclaré pur observateur extérieur, en retrait de leur discussion. Pour, tout aussi rapidement, rompre sa promesse. Car le sujet abordé, la prédilection israélienne pour les élections à répétition, pouvait rendre utile au débat l’expression de son expérience, dit-il.





Jonathan, persuadé que n’importe quel sujet aurait libéré une pétulance à l’évidence naturelle, lui offrit de prendre, en toute liberté, la parole. Intéressé par ailleurs à voir ce que l’humour, la prise de distance, la simplicité bruxellois pouvaient apporter à la complexité de la société israélienne. Sûr aussi, intuitivement, que tous se souviendraient de la péroraison de ce petit vieil homme. Il ne fut pas déçu. »

A vrai dire, ce qui me frappe, est la faculté des Israéliens à mettre sous le tapis une question qui, pour un extérieur comme moi, est la plus déterminante pour leur pays. Les Israéliens, c’est-à-dire autant les citoyens que les politiques. Qui ne sont pas hors sol. Qui ne sont que le reflet de la société qui les produit. Cette question, c’est bien entendu celle de la relation Israël/Palestine. Relation qui, vous le savez mieux que moi, n’a rien d’amoureuse.

En premier lieu, vu de Bruxelles, mais sans aucun doute aussi, de Londres, New York, Buenos Aires, Tombouctou, Pékin, Vladivostok, Berlin ou Madrid, elle ternit toutes les autres facettes, extraordinairement positives, de l’image d’Israël. C’est un gâchis épouvantable. Et surtout, elle nourrit, stimule, offre un superbe terreau de croissance à tous les antisémitismes. De tout acabit. Indirect, façon antisionisme, direct, c’est-à-dire ouvertement antisémite. Naturel, 5 à 10% des populations selon les pays. 5 à 10% d’imbéciles indécrottables. Confessionnel, croissant lui, lié justement au croissant, c’est-à-dire relevant de l’influence islamiste.

En second lieu, permettez à un homme de la génération antérieure à la vôtre de vous dire cela. Mais la question palestinienne comme je l’entends ou le lis ici, me paraît être une question, sinon la question, israélienne. Car elle ne ternit pas seulement l’image, elle infecte, elle dénature l’identité israélienne. Affreux privilège de l’âge, j’ai connu l’occupation allemande, comme occupé, et j’ai connu l’occupation, si je peux dire, du Congo, comme occupant. Dans un cas comme dans l’autre, je l’ai constaté, croyez-en mon expérience, occuper donne l’esprit d’occupant.  Un esprit de violence, de mépris de l’autre, de mépris des règles, morales ou sociales. Qui corrompt les jeunes. Qui endort les consciences, qui devient habitude. Il peut y avoir l’histoire, de bonnes raisons. Mais, croyez-moi encore, le temps qui passe efface aussi ces bonnes raisons et ne laisse que la gangrène des âmes.’

L’homélie fut perçue par tous comme amicale, non agressive. Le silence qui la suivit impressionna pourtant Jonathan. «Avez-vous une idée comment sortir de ce traquenard, monsieur le professeur ?» demanda-t-il, un peu provocateur. Précisément, je ne veux pas privilégier ma discipline universitaire, cher monsieur, répartit l’orateur, grand sourire à l’appui, mais une des clés peut venir d’une communauté de langage. C’est-à-dire La francophonie, ce qui devrait vous faire plaisir. Il existe en Israël, comme je viens de le découvrir, une communauté française importante. Qui se contente, autant que je puisse juger en un temps si court, de critiquer, bien entendu, de compter les points, si je peux dire. Mais il existe aussi, d’après ce qui m’a été confié par mon ambassade, un nombre non négligeable de Palestiniens, plutôt influents, qui pratiquent votre noble langue. La mienne aussi, vous le voyez. Et, justement, par le biais de la langue française, nous, Bruxellois, parvenons à mettre de l’huile dans le rouage, souvent grippé, reliant Flamands et Wallons en Belgique. Utilisez donc la francophonie pour rompre les distances, c’est-à-dire établir une passerelle entre Palestiniens et Israéliens. C’est le miracle du partage de la langue. Elle crée une fraternité. Ouvre des portes closes. Elle ne fera que compléter le tissu invisible d’associations de terrain qui, déjà, réunit des membres des deux communautés. Mais elle contribuera à vous sortir de ce cercle infernal d’un conflit quasi centenaire.

Vaguement inquiet, l’industriel belge parcourut du regard le cercle des amis. Non, tout allait bien. Même très bien. La démonstration inattendue du petit professeur, visiblement, trouvait chez tous un sentiment de vérité Un ressenti aidé par le naturel, la simplicité de son discours.

Un applaudissement se fit entendre, qui déclencha une salve générale, qui déclencha elle-même les protestations de modestie du professeur, tout sourire, et le rire soulagé du fils de son père. C’est-à-dire, voilà une histoire belge d’un nouveau genre, pensa à part soi Jonathan.

 

13 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Il y a même certains rêveurs qui vont jusqu'à imaginer que le français puisse redevenir la langue officielle de l'Union européenne !

ttps://www.marianne.net/monde/europe/et-si-le-francais-devenait-la-langue-officielle-de-lunion-europeenne

Mais apparemment ce n'est pas gagné !

Quelle chance pour Jonathan ! Il va pouvoir continuer sa recherche d'une solution à un problème que ni les Israéliens, ni les Palestiniens, ne semblent particulièrement pressés de résoudre !

Véronique Allouche a dit…

La langue commune est soit l’hébreu soit l’arabe dans cette partie du monde. Je ne vois pas en quoi la langue française pourrait faire avancer les choses d’autant plus que la majorité des francophones ont une haine viscérale des arabes en général, haine importée de la France, haine importée de leur ancienne vie dans les pays du Maghreb.
Vous parlez d’une extrême minorité prête à valoir des idées communes mais cela n’est pas suffisant pour en faire une généralité quant au thème qui vous occupe.

Avraham NATAF a dit…

Article écrit du cœur, cependant Israël est devenu la terre de refuge des Juifs persécutés, brimés, ou inquiets. La haine et la violence viennent, à présent, des minorités qui revendiquent la place, l'emploi ou le logement. Le point de vu palestinien présente les mêmes revendications. Israël doit être accepté par ses voisins

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Claude Meillet : La Francophonie, une solution pour régler la fameuse question de la relation «non-amoureuse» Israël/«Palestine», où on fait passer les Juifs pour des colonisateurs et des occupants dans leur propre pays (!) ? Et si on ouvrait la Bible pour montrer notamment à Jonathan comment celle-ci sera réglée au final ?

Dans les chapitres 40 à 48 du Livre d’Ezéchiel, relatifs aux temps messianiques et à la construction du temple messianique, donc après la période des jugements divins sur le monde et en Israël, Dieu dit par la bouche du prophète Ezéchiel ceci :

* Ezéchiel 43, 10 : «Toi, fils de l'homme, montre ce temple à la maison d'Israël» et...
* Ezéchiel 45, 1 : «Lorsque vous partagerez le pays en héritage par le sort, vous prélèverez comme une sainte offrande pour l'Eternel une portion du pays...»
* Ezéchiel 47, 13-23 : «Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Voici les limites du pays que vous distribuerez en héritage aux douze tribus d’Israël (…) car j'ai juré, la main levée, de le donner à vos pères. Ce pays vous tombera donc en partage. Voici les limites du pays. Du côté septentrional (…) Le côté occidental sera la grande mer (la Méditerranée), depuis la limite jusque... Vous partagerez ce pays entre vous, selon les tribus d’Israël. Vous le diviserez en héritage par le sort pour vous ET POUR LES ETRANGERS qui séjourneront AU MILIEU de vous, qui engendreront des enfants AU MILIEU de vous ; vous les regarderez comme INDIGENES PARMI les enfants d'Israël ; ils partageront au sort l'héritage AVEC vous PARMI les tribus d'Israël. Vous donnerez à l'ETRANGER SON héritage DANS la tribu OU il séjournera, dit le Seigneur, l'Eternel.»
* Ezéchiel 48, 29 : «Tel est le pays que vous diviserez en héritage par le sort pour les tribus d’Israël et telles sont leurs parts, dit le Seigneur, l'Eternel.»

Ici, au début de l’ère messianique, il n’est absolument pas question de «Palestine» et de «Palestiniens», ni de deux états, ni d’un état bi-national, ni même de francophonie (!), mais uniquement du pays d’Israël qui s’étendra dans les limites imparties par Dieu (au-delà de celles d’aujourd’hui), qui sera partagé entre les Israélites (le reste sauvé de la grande tribulation) et dont les ETRANGERS (non-Juifs, également survivants des jugements divins) auront leurs parts DANS le pays d’Israël et PARMI les Juifs, comme vu ici. Notez que concernant ces ETRANGERS (non-Juifs), Dieu utilise le mot INDIGENES (et non pas par exemple «Palestiniens»), ce qui leur donne non seulement une reconnaissance divine mais encore des droits divins que personne ne pourra leur contester, ni leur enlever. Maintenant, même si cette solution DIVINE donne une mauvaise image de Dieu à ceux qui ne seront pas d’accord avec tout ça, et qui par conséquent se nourriront, cette fois-ci, d’ANTI-DIVIN, cependant ce sera ainsi et pas autrement pendant mille ans…

Jonathan a dit…

Ingrid, excusez-moi, je n'avais pas lu votre commentaire.

Rien à opposer à votre conviction d'une loi divine historique.
Sinon que j'ai bien peur que l'histoire ne nous apprenne que chaque fois que la religion à voulu conduire la vie publique, elle a conduit à la guerre, non à la paix des hommes. Bien peur, encore, que cette référence au temps biblique ne serve qu'ajouter aux malheurs réciproques, israélo-palestinien, des temps présents

















Jonathan a dit…

Vous avez tous raison.
. les israéliens s'assoient sur le problème et les palestiniens semblent se résoudre au statut quo.
. le français est marginalisé dans le contexte régional
. les revendications des palestiniens, puisqu'il s'agit d'eux, sont brouillées par la haine et la violence (que partagent avec eux les colons Israéliens extrémistes).

Mais si on veut soigner cette infection interne et externe qu'est l'occupation (même si le terme choque, il s'agit aussi de ça), l'exploitation d'une communauté de langue, même limitée, peut participer à une pacification des esprits de part et d'autre.
Pas plus, pas moins non plus.
Foi de Jonathan

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

A Jonathan : Pour ce qui concerne la question israélo-palestinienne, il va sans dire que Dieu est quand même le premier concerné dans l’affaire puisqu’il est, puisque c’est lui LE garant des promesses faites notamment à Abraham, Isaac, et Jacob-Israël concernant justement la terre d’Israël. Donc il veille...

Par ailleurs, d’accord avec vous pour ce qui concerne la religion, ou plutôt les religions, dans la mesure où elles ont été fabriquées par les hommes, sous influence du diable et de ses démons - qu’on a tendance à oublier alors que ces derniers travaillent activement dans l’ombre afin d’éloigner les hommes de Dieu, de leur mentir à son sujet, et ce pour leur plus grand malheur -. Ce qui effectivement a abouti au cours de l’histoire, comme on le sait, aux guerres de religions, persécutions, pogroms, génocides etc. Mais le fait est que Dieu n’a absolument rien à voir du tout avec les religions, pas plus d’ailleurs qu’il n’est à l’origine ou responsable des malheurs des hommes, alors que, tout au contraire, il ne cherche qu’à les sauver et ne veut que leur bonheur. D’ailleurs au sujet des religions, il faut réaliser que, lors du règne messianique, il n’y en aura plus aucune pour diviser les hommes entre eux car, premièrement, le diable (le diviseur, le trompeur) sera lié pendant mille ans et, deuxièmement, la terre sera régie par la seule Loi de Dieu, la Parole de Dieu, et la paix garantie pour tout le monde puisque c’est le Prince de la Paix lui-même, à savoir le Messie Yeshoua (Jésus), qui régnera sur le monde, à partir de Jérusalem, en veillant à ce personne, pour une raison ou une autre, ne trouble cette paix, ne s’attaque à cette paix...

çéma'h Lévy a dit…

Pour la tradition hébraïque Yeshoua^ ne peut être le Mashia'h, car celui-ci doit descendre du roi David, en lignée paternelle, ce qui n'est pas le cas pour Yéshoua^.

Marianne ARNAUD a dit…

Pourquoi cacherais-je que le péremptoire : "cependant ce sera ainsi et pas autrement pendant mille ans", d'Ingrid Israël-Anderhuber a résonné de façon bizarre à mon oreille ?
Comment certains ont-ils pu aller jusqu'à parler de "juifs colonisateurs et occupants de leur propre pays" ?
Et si, à eux aussi, cette idée leur était venue en lisant la Bible ?
Ainsi voilà ce qu'écrit André Chouraqui, dans son Liminaire du Livre de Josué qui traite de la conquête du pays de Canaan :

"...Malgré les nombreux îlots de résistance des autochtones ( ) l'accent est mis sur les villes grandes et bonnes qui sont tombées sans coup férir, sur les maisons regorgeant de biens dont les conquérants ont "hérité", sur les puits abondants qu'ils ont pu utiliser sans avoir pris la peine de les creuser, sur les vignes et les oliveraies qu'ils ont exploitées sans les avoir plantées, sur les victoires épiques et le butin impressionnant..."

Et plus loin :

"...La vie économique était intense dans les villes et dans les campagnes cananéennes. Les Hébreux apprirent des anciens habitants du pays les principales techniques artisanales et agricoles ; ils y apportèrent relativement peu de changements pendant les longs siècles de l'histoire biblique..."

Il est vrai qu'il est encore écrit :

"... Le contraste est frappant entre la richesse de la civilisation cananéenne et le caractère primitif de la religion pratiquée par les anciens habitants du pays...
Les prophètes d'Israël, depuis Moshè et Iehoushoua, ont lutté de toutes leurs forces contre la tentation que constitueraient pour les Hébreux ces pratiques idolâtres..."

La Bible - traduite et présentée par André Chouraqui - INSPIRÉS Liminaire pour Iehosshoua - Desclée de Brouwer éditeur

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À çéma’h Levy : Je vais vous présenter quelques passages bibliques qui vous donneront les explications qu’appelle votre commentaire mieux que je ne saurais le faire moi-même.

1) Concernant la paternité de Yeshoua (Jésus), la Bible est très claire :
* Evangile selon Luc 1, 26-38 : «Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de LA MAISON DE DAVID, nommé JOSEPH. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Yeshoua. Il sera grand et sera appelé FILS DU TRES-HAUT, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de DAVID, SON PERE. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin. Marie dit à l'ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme ? L'ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé FILS DE DIEU. (...) Marie dit : Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole ! Et l'ange la quitta.»

* Evangile selon Matthieu-Levi 1, 18-25 : «Voici de quelle manière arriva la naissance du Messie Yeshoua. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : JOSEPH, FILS DE DAVID, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Yeshoua ; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Yeshoua.»

1. Comme vu ici, C’EST l’ange Gabriel qui déclare Yeshoua FILS DE DIEU.
2. Comme vu ici, C’EST l’ange Gabriel qui annonce à Marie : «le Seigneur Dieu lui donnera le trône de DAVID, SON PERE, et il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.»
Alors si Yeshoua est FILS DU TRES HAUT par sa naissance miraculeuse, surnaturelle, il n’en demeure pas moins que l’ange parle pourtant de lui comme faisant partie de la lignée de DAVID, et ce non à cause du sang mais du fait de son ADOPTION par son père ADOPTIF, Joseph, descendant de David.
Par ailleurs, dans Apocalypse Yeshoua est appelé «le LION DE LA TRIBU DE JUDA» : (c’est l’apôtre Yohanan-Jean qui parle) «Et l'un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici, le LION qui est DE LA TRIBU DE JUDA, la racine de DAVID, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux...» (Apoc. 5, 5-10)
En outre, dans tous ces passages il est aussi question de sa ROYAUTE. Donc...

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À çéma’h Levy (Suite). Donc...
2) Concernant sa ROYAUTE, voici également ceci :
* Matthieu-Levi 2, 1-12 : «Jésus étant né à BETHLEHEM en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le ROI des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son ETOILE en Orient, et nous sommes venus pour l'ADORER. Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le MESSIE. Ils lui dirent : A BETHLEHEM en Judée ; car voici ce qui a été écrit par le prophète * : Et toi, Bethlehem, terre de Juda, tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, car de toi sortira un CHEF qui paîtra Israël, mon peuple.* Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'ETOILE brillait. Puis il les envoya à Bethléhem, en disant (...) Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici, l'ETOILE qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu'à ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta...»
* Michée 5, 2 : «Et toi, BETHLEHEM Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi CELUI qui dominera sur Israël, et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité.» Ce verset est fort car il y est clairement question de l’origine DIVINE de ce Messie-ROI...
3) A propos de l’ETOILE qui a guidé les mages jusqu’au DIVIN Messie, voici :
* Livre des Nombres 24, 15-17 : (à l’époque de Moïse) «Et il [le prophète Balaam] proféra son oracle de la sorte : «Parole de Balaam, fils de Béor, parole de l'homme (…) qui perçoit la vision du Tout-Puissant (...) : Je le vois, mais ce n'est pas encore l'heure ; je le distingue mais il n'est pas proche : Un ASTRE s'élance de Jacob, et une COMETE surgit du sein d'Israël... Oui, un DOMINATEUR naîtra de Jacob...»

Balaam prophétise ici sur un temps éloigné qui verra sortir du sein d'Israël un ROI (dans certaines versions il est question d'un SCEPTRE) et dont la naissance sera saluée par un ASTRE ! Les fils de l'Orient, après avoir eu connaissance de cette prophétie prononcée par Balaam, ont pendant des centaines d'années scruté le ciel, de génération en génération, sans faiblir, dans le but de voir enfin cet ASTRE briller pour accomplir la prophétie biblique et saluer la naissance de ce ROI promis à Israël. Et...
Et la patience et la FOI de certains fils de l'Orient ont finalement été récompensées au bout de près de 12 siècles ! Car... «Yeshoua était né à BETHLEHEM en Judée, au temps du roi Hérode. Des MAGES d'ORIENT arrivèrent à Jérusalem et dirent : Où est le ROI DES JUIFS qui vient de naître ? Car nous avons vu SON ETOILE en Orient et nous sommes venus l'adorer...»
Ce n'est pas une fable ! Mais bien la réalité ! Et il a fallu que ce soit des étrangers qui, sans rien savoir d'autre que cette prophétie biblique ancienne de Balaam, fassent le chemin de la Babylonie jusqu'à Jérusalem pour s'enquérir du lieu de naissance de ce ROI DES JUIFS qui venait de naître, salué seulement par la BRILLANCE D'UN ASTRE PARTICULIER !
Pouvait-il en être autrement de la part du Dieu des Cieux, du Dieu d'Israël qui a voulu que son OINT (mashiah, Messie), le ROI DES JUIFS, soit salué par un ASTRE PARTICULIER dans le cosmos ?
çéma’h Levy, Yeshoua^ est véritablement le Mashia'h.

Jonathan a dit…

Au risque d'attirer sur la tête de Jonathan le foudre divin, , je ne peux que constater en découvrant tous ces très savantes exégèses d'épisodes et de messages bibliques, combien la vision religieuse enterre la problématique des temps présents sous la résurgence de temps anciens solidifiés.

ingrid Israël-Anderhuber a dit…

À Jonathan : Ne craignez rien, Dieu n’est pas ce père fouettard que vous imaginez. En effet, la foudre divine est tombée il y a 2000 ans sur le Messie, Yeshoua (Jésus), pour NOTRE salut selon la prophétie d’Esaïe 53, v. 4-5: «Et nous avons considéré le Messie comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour NOS péchés, brisé pour NOS iniquités ; le châtiment [que méritent NOS péchés] qui NOUS donne la paix est tombé sur lui [comme la «foudre»], et c'est par ses meurtrissures que NOUS sommes guéris.».
Ce message, qui nous fait savoir que cette foudre divine légitime contre les transgresseurs de la loi ne s’abattra pas sur tous ceux qui auront pris soin de s’en protéger, en se plaçant par la FOI sous ce divin Messie Sauveur-paratonnerre, doit être encore entendu par beaucoup. C’est pourquoi nous sommes encore dans le temps biblique de la GRÂCE divine qui s’achèvera avec l’ENLEVEMENT. Ce qui n’a pas encore eu lieu.
Maintenant, après 6000 ans de présence humaine sur cette terre, vu l’état moral de plus en plus dégradé et dépravé de l’humanité, vu la gestion humaine catastrophique de la planète, complètement saccagée, et exploitée à outrance (à fins de profits financiers colossaux), et où il devient par conséquence de plus en plus difficile sinon impossible de vivre, ne trouvez-vous pas alors plutôt normal que Dieu, au final, par le biais de son Messie, veuille reprendre un jour les commandes de ce navire terre complètement à la dérive, qui va même droit dans le fond, afin d’en redresser la barre, et le cap, pour le diriger vers des eaux enfin (!) paisibles comme lui seul saura le faire, et ce mieux que n’importe qui ?
Par ailleurs, pour ce qui concerne «la problématique des temps présents», à savoir la question israélo-palestinienne, celle-ci étant d’origine SPIRITUELLE car lié aux hauts-lieux de l’islam, ne pourra donc se régler que de manière non pas humaine mais uniquement SPIRITUELLE. C’est la Bible qui nous l’enseigne, Bible que vous appelez «la vision religieuse» qui, contrairement à ce que vous dites, n’enterre pas du tout cette problématique «sous la résurgence de temps anciens solidifiés» mais tout au contraire la DETERRE justement au moyen de l’enseignement de ces «temps anciens solidifiés» pour nous la mettre sous le nez afin que nous en saisissions vraiment la problématique et voyons en quoi consisterait exactement la solution...