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lundi 14 décembre 2020

Barack Obama condamne la déclaration Balfour par Michèle MAZEL

 

BARACK OBAMA CONDAMNE LA DÉCLARATION BALFOUR

La chronique de Michèle MAZEL


Déclaration Balfour

          «La déclaration Balfour de 1917» écrit celui qui présida pendant huit ans aux destinées des États-Unis, a été publiée par les Anglais «qui occupaient alors la Palestine».  C’est au chapitre 25 de son ouvrage, intitulé avec un brin d’emphase «Une Terre Promise, volume 1 des mémoires présidentielles» que Barack Obama présente sa vision bien personnelle des événements qui ont changé l’Histoire du Moyen-Orient. C’est que le 2 novembre 1917, lorsque Lord Balfour, ministre des Affaires étrangères du Royaume Uni, envoie une lettre officielle à Lord Rothschild, l’un des dirigeants de la communauté juive d’Angleterre, l’assurant que son «gouvernement envisage favorablement la création d’un foyer national juif en Palestine», les Anglais n’occupent pas encore la Palestine.



Le général Allenby entre à Jérusalem


Des combats acharnés se poursuivent entre leurs armées et celles de l’Empire Ottoman entré en guerre aux côtés de l’Allemagne dans la Première guerre mondiale.  Ce n’est que le 11 décembre que les forces du général Allenby firent leur entrée à Jérusalem. Mais Obama connait le poids du mot «Occupation» et l’emploie sciemment pour délégitimer d’emblée l’initiative anglaise. Venons-en au plan de partition voté par les Nations Unies en novembre 1947, prévoyant la division du pays entre un État juif et un État arabe - personne ne parle encore d’État palestinien. Selon Obama, «les dirigeants sionistes» l’acceptent tandis que les «Arabes palestiniens» là encore personne n’emploie encore ce terme - ainsi que les nations arabes d’alentour qui émergeaient à peine du joug colonial le rejettent.

Tu es assis sur ma chaise

De quel joug colonial parle-t-il ? De celui de l’empire ottoman qui a étouffé pendant quatre siècles toute velléité d’indépendance arabe ? Non bien sûr. Il parle des puissances alliées victorieuses qui ont conduit ces pays arabes à l’indépendance. Des pays qui ne se contentent pas de «rejeter» le plan : leurs armées lancent une attaque concertée contre l’État juif proclamé le 18 mai 1948. Seulement, raconte monsieur Obama, «les milices juives» l’emportent.  Milices ? Il s’agit en fait de Tsahal - l’Armée de Défense d’Israël - créée le 28 mai, et comprenant les armées de terre, d’air et de mer. 

Et l’ancien président d’enchaîner «durant les trois décennies qui suivent,  Israël va se livrer à une succession de conflits avec ses voisins arabes». Le reste du chapitre est à l’avenant.  Une présentation des faits qui a bien entendu été adoptée sur le champ par les Palestiniens, trop heureux de se découvrir un tel champion. Un groupe de citoyens concernés vient de porter plainte contre la Grande Bretagne du fait de la déclaration Balfour «qui a donné la Palestine comme foyer national aux Juifs et a permis aux gangs sionistes d’occuper la Palestine».  Déposée devant une juridiction palestinienne, la plainte a été déclarée recevable.



Ces citoyens concernés ont sans doute oublié que lorsque la Grande Bretagne reçoit en 1920 le mandat de la Palestine, elle s’empresse d’en amputer les quatre-cinquièmes au profit d’un des fils de son vieil allié le Chérif de la Mecque. Ainsi naquit l’Émirat de Transjordanie qui va profiter de la guerre d’indépendance d’Israël pour occuper la Judée-Samarie – c’est le nom qui figure dans le plan de partition – qui devait revenir à l’État arabe, et prendre le nom de Jordanie. Le jeune État d’Israël devra se contenter d’un dixième des territoires de la Palestine mandataire.  Il est vrai que Barack Obama a passé sous silence ce détail qu’il juge sans doute dénué d’intérêt. Reste que cet amas d’inexactitudes et de falsifications délibérées, qui ferait honte à un étudiant d’histoire en première année, s’est vendu à un million d’exemplaires dès la première semaine et fera sans doute l’objet de multiples traductions avant de devenir l’ouvrage de référence pour des générations.

6 commentaires:

Acaciza52 a dit…

Merci à l'auteure de nous redonner la véritable chronologie de l'existence d'israel
car l'histoire se refait trop facilement selon les idéologies et les choix politiques...

Jean Corcos a dit…

Merci à Madame Mazel pour cet article.
Nous n'avons pas la même "sensibilité politique" concernant les gouvernants à la fois d'Israël et des USA, mais j'espère faire preuve d'impartialité en reconnaissant des faits indéniables : l'antipathie affichée par Obama à travers ces extraits est évidente.
Ceci étant, n'y a t-il pas aussi une part d'ignorance ? Il me revient une déclaration de lui où il évoquait un parent (grand-oncle ou grand-père), soldat de la Seconde Guerre Mondiale, qui avait "libéré Auschwitz" : déclaration grotesque, car toute personne cultivée devrait savoir que c'est l'Armée soviétique qui entra dans le camp en janvier 1945 !

Marianne ARNAUD a dit…


Madame,

Permettez-moi de vous rappeler votre article du 29 avril 2020 intitulé : "La France a trouvé la clé de la paix au Moyen-Orient" - où vous traitiez déjà de la Déclaration Balfour - qui avait été largement commenté.
Je me permets donc de vous y renvoyer, la perception historique de Barack Obama , ne présentant à mes yeux, pas le moindre intérêt.

Avec mes regrets.

https://benillouche.blogspot.com/2020/04/la-france-enfin-trouve-la-cle-de-la.html

Anonyme a dit…

c'est simple , il faut rapidement ecrire un livre titré "les mensonges de obama ancien présidents américains " ou quelque chose qui ressemble !!
élémentaire mon cher wattson !! cela ne sert à rien de se lamenter !!

obama en veut sûrement à nétanyahoo d'avoir été au congrés sans le prévenir : il s'est senti minimisé !! Nétanyahoo a eu vraiment tord même si on le comprend : les accords avec l'iran !!

malheureusement QUAND UN JUIF FAIT UNE BËTISE ON S'EN PREND à TOUS LES JUIFS : ON FAIT DE LAMALGAMME !!

Unknown a dit…

D'accord avec vous Anonyme. Qui va répondre par un livre avec les vraies références et fermer le clapet une bonne fois pour toute à cet antisémite. Que Bibi lui ai tenu tête pendant huit ans, cela il ne l'a pas digéré.
ROSA

Maxime Lépante a dit…

Obama est notoirement antisémite.
Ainsi, l'un de ses amis proches est Louis Farrakhan, chef de l'organisation musulmane suprémaciste américaine "Nation of Islam", qui considère que "Hitler était un grand homme" et qui a traité les Juifs d'insectes.
Ainsi, dans son dernier livre, page 335 de la version anglaise, Obama mentionne que Nicolas Sarkozy est "pour moitié Hongrois et pour un quart Juif grec" : compter les quarts de sang juif, c'est ce que les lois raciales de Nuremberg exigeaient. Obama s'inspire donc des méthodes nazies !