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vendredi 31 janvier 2020

Trump a parlé et le ciel n'est pas tombé par Michèle MAZEL


TRUMP A PARLÉ ET LE CIEL N’EST PAS TOMBÉ

La chronique de Michèle MAZEL

            

          La levée de boucliers attendue n’a pas eu lieu. Il n’y a pas eu non plus de réprobation unanime des grandes chancelleries occidentales. Les institutions internationales ne condamnent pas, ne commentent pas et se contentent d’un frileux rappel de leurs déclarations précédentes, évoquent la nécessité d’une solution à deux Etats, le respect des droits des Palestiniens. Surtout, les pays arabes, traditionnels défenseurs de la cause palestinienne, se montrent extraordinairement réservés.



- Avez-vous planifié un voyage en Chine ?
- Non je me prépar au déploiement du plan de paix de Trump

            Les monarchies sunnites saluent les efforts de paix du président américain ; selon Le Monde du 29 janvier, l’Egypte, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Samar Shoukri a appelé «les parties concernées à examiner de manière attentive et minutieuse la vision américaine pour parvenir à la paix et à ouvrir les canaux du dialogue, sous les auspices des Etats-Unis, pour la reprise des négociations».  C’est un commentaire semblable que font les Emirats arabes unis. La Jordanie, qui visiblement n’apprécie guère «l’affaire du siècle» appelle à des négociations directes.
            Justement les médias s’accordent pour dire que le plan de Trump restera lettre morte, soulignant en chœur comme Le Figaro que «les Palestiniens n’ont pas été associés aux négociations». Ces mêmes médias se gardent bien de dire que s’ils n’étaient pas partie prenante aux négociations, ce n’était pas pourtant faute d’y avoir été invités. Voila des années que les Israéliens appellent les dirigeants de Ramallah à s’assoir à la table des négociations. Ils ont même fait par le passé des efforts louables en ce sens, allant, du temps de la présidence Obama, jusqu’à geler pour un an les implantations en gage de bonne volonté. En vain. Les Américains aussi ont essayé.
            L’Autorité palestinienne les boycotte. Monsieur Abou Mazen, dont le mandat présidentiel a expiré depuis longtemps, refuse de prendre l’appareil quand le président Donald Trump cherche à le joindre. Monsieur Abou Mazen n’hésite pas à qualifier le locataire de la Maison Blanche de «chien, fils de chien» et même de «porc» non seulement en privé mais encore lors de réunions officielles.
            Alors bien sûr il a le soutien enthousiaste du Hamas, dont la charte demande expressément la destruction de l’Etat juif ; le soutien aussi du Hezbollah et de son patron iranien, eux aussi déterminés à rayer cet Etat de la carte. Mais le reste du monde s’est lassé des rodomontades de ce vieux leader, et sans doute aussi de son entourage corrompu. Lassé de ces dirigeants qui pour reprendre l’expression de l’un des plus grands diplomates qu’Israël ait connus, Abba Eban, «ne manquent jamais une occasion de manquer une occasion».

Carte du plan de paix
            Les Arabes – on ne parlait pas encore de Palestiniens – ont refusé le plan Peel de 1937 et le plan de partition de l’ONU de 1947. De 1949 à 1967 ils se sont bien gardés d’établir un Etat sur la Cisjordanie, Etat qui aurait compris Jérusalem-Est, tous territoires alors annexés par la Transjordanie au mépris de ce fameux droit international dont on parle tant. En 1967, après la guerre des Six jours, les pays arabes réunis à Khartoum ont rejeté l’offre israélienne d’évacuer les territoires conquis en échange de la paix. Depuis les Palestiniens ont rejeté les propositions faites à Camp David, les propositions d’Ehud Barak alors premier ministre, puis celles plus généreuses encore d’Ehud Olmert.
            Aveuglés par leur opposition viscérale à toute reconnaissance de leur voisin juif, ils n’ont toujours pas compris que leur politique est suicidaire. La plupart des pays arabes eux, en ont tiré la conclusion.

1 commentaire:

Acacia52 a dit…


S'agit il du premier espoir de paix véritable dans ce conflit qui n'en finit pas . Apparemment Trump est le premier dirigeant d'un grand pays occidental ( et quel grand pays!) à afficher son intention de venir à bout de ce terrible conflit! Que dfont les autres? Que fait la France? toujours dans le déni de la véritable situation d'Israel face à une opposition systématique à toute solution de l'autre côté!
Merci pour les enfants d'Israel!