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dimanche 12 janvier 2020

Israël, Etats-Unis, Iran, le cercle infernal par BAZAK



ISRAËL, ÉTATS-UNIS, IRAN, LE CERCLE INFERNAL

Par BAZAK

           
          Les commentaires vont tous dans le même sens, l’élimination du Général Qassem Soleimani est un «danger considérable pour la planète», parce que le général, lui, n’était pas un danger connu ?  L’Iran a perdu son héros. On se perd en conjectures et en exégèses. L’Europe «recommande la prudence» à défaut d’avoir d’autres idées et surtout les moyens d’en avoir. Le plus étonnant, est qu’on ne se pose pas la question de savoir si ce général avait continué à mettre en oeuvre ses projets mortifères et destructeurs, l’aurait-on traduit devant la CPI ?


Officiers d'Al Qods

            On semble avoir oublié qu’il a été l’ingénieur en chef, le grand ordonnateur des actions terroristes menées en Europe, contre Israël, contre les États-Unis, contre l’Arabie Saoudite, au Yémen, au Liban où il était le grand patron du Hezbollah et plus largement le promoteur de toutes les actions terroristes signées par l’Iran sous son autorité. Rappelons que le responsable suprême de la force Al Qods, n’a cessé de promettre d’effacer Israël de la carte, comme d’ailleurs les ayatollahs ne cessent de le faire, en alimentant la haine contre Israël. Les mêmes continuent à développer l’arme nucléaire. Ce qui ne semble déranger personne, surtout en Europe.
            Alors s’inquiéter, oui, on doit toujours être inquiets de ce qui a déjà provoqué des milliers de morts et qui peut encore en causer autant. Après l’envoi de drones en Arabie Saoudite, des attaques contre les forces américaines dans la région, la mort d’un sous-traitant américain et enfin l’invasion de l’ambassade américaine de Bagdad, Donald Trump fait la démonstration que certains n’attendaient plus ; nombreux sont les exégètes qui soulignaient la faiblesse américaine devant l’hydre iranienne. Il a osé montrer à ses détracteurs que son armée a le bras long et peut agir si telle est la volonté du président des États-Unis. Son prédécesseur Obama avait calé en Syrie lors du franchissement «de la ligne rouge, de l’utilisation des armes chimiques» qui avait laissé le président Hollande sur place.
            Que n’aurait-on dit si c’était Israël qui avait agi de la sorte. D’autres experts et exégètes nous auraient sans doute fait la même démonstration mais en pire, menaçant d’assigner Israël devant la CPI (Cour pénale internationale) pour crime contre le général-terroriste numéro-1, qu’on aurait fait passer pour une victime. On le pensait immortel, intouchable. Il ne l’était pas. Les milliers de victimes iraniennes des manifestations récentes n’ont pas non plus perturbé la conscience des Européens ou de l’ONU, business as usual, en sommes.

CPI La Haye

            Maintenant, à quoi faut-il s’attendre. On conjecture déjà sur la nature de la vengeance des Perses. L’ayatollah Khamenei a déclaré récemment que les sanctions avaient déjà fait perdre à l’Iran de l’ordre de deux cents milliards de dollars, notamment du fait de la réduction proche de 90% des exportations de pétrole. Même si l’armée reste le pouvoir central en Iran, on peut imaginer que ses dirigeants ne seront pas suicidaires au point de s’opposer frontalement à la puissance de feu de l’Amérique, surtout pas dans une année électorale où Trump peut vouloir démontrer sa capacité à être chef militaire. Israël est inquiet mais prêt. Les Iraniens le savent également. Donc gardons-nous de trop spéculer sur la réaction iranienne, qui sait précisément que les États arabes de la région, sauf l’Irak ne sont pas ses alliés et pourraient clairement ne pas rester inactifs en cas d’embrasement.
            Au moment où le C.P.I semble être réceptif à la demande de l’Autorité Palestinienne d’ouvrir une enquête relative «aux crimes de guerres» dont Israël serait l’auteur, c’est littéralement scandaleux. Les États européens devraient quitter cette cour qui n’a plus l’impartialité qui devait être la sienne.  La France, qui dit souvent défendre l’existence d’Israël, devrait être la première à la quitter. Comment peut-on humainement, raisonnablement, se poser la question alors que des crimes qui ont déjà fait des dizaines de milliers de morts sont commis chaque jour en Syrie et ailleurs, avec la participation active de l’Iran ? On détourne le regard et on fait semblant d’ignorer ce massacre des populations civiles. Alors on en est en droit de poser la question funeste, hélas bien connue : à qui profite le crime cette fois ?

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