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mercredi 20 novembre 2019

L'autorité de l'Etat par Maxime TANDONNET



L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

Par Maxime TANDONNET

            

          Samedi, une nouvelle flambée de violence, à Paris, s’est traduite par la honteuse destruction de la statue du maréchal Juin qui incarne le retour de l’armée Française dans la guerre au côté des alliés anglais et américains en novembre 1942. Les casseurs ont utilisé les débris comme projectiles contre les forces de l’ordre. Ce mouvement, dominé par des voyous professionnels, n’a sans doute guère de rapport avec celui des Gilets jaunes.



            Cependant, depuis plus d’un an, le désordre et la violence règnent en maîtres, chaque samedi, dans ce pays et le rongent comme une maladie qui ne guérit pas. Rien n’est pire qu’un mal insidieux, purulent. Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, qui n’est pas seulement une affaire de police. L’autorité est à l’opposé de la violence. Elle suppose une capacité des gouvernants à imposer le sentiment de cohésion nationale, une dynamique de respect et de confiance autour de la règle du jeu commune, en parallèle à la crainte de la sanction. La défaillance de l’autorité est la tragédie de la France.
            Depuis fort longtemps, les dirigeants français sont totalement discrédités, aux yeux d’une immense majorité : boursouflures d’ego, ivresse de soi, coups de menton, provocations et petites phrases polémiques, logorrhée, naufrage dans la communication stérile, postures mégalomanes, fuite devant les réalités, inaction, lâcheté, inefficacité et pire que tout, mépris des gens. Le bavardage et les gesticulations sont les signes les plus flagrants de l’impuissance. Et le chaos d’en bas n’est rien d’autre que la conséquence de l’exubérance d’en haut.
            Quand le cauchemar du désordre prendra-t-il fin ? Remplacer l’occupant de l’Élysée par un (e) autre, en soi, ne changera strictement rien, dans le même système, la même logique. C’est une transformation radicale de la mentalité politique dont la France a besoin, qui consiste à en finir avec les pitreries narcissiques pour restaurer la notion d’État de droit, sobre, inflexible, fondé sur des règles et leur respect intransigeant. Les dirigeants politiques ne sont rien d’autre, rien de plus, que les serviteurs de l’État. Et tout commence par une prise de conscience : la nôtre…


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