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mardi 12 novembre 2019

Hier les Juifs, aujourd'hui les Musulmans par Michèle MAZEL



HIER LES JUIFS, AUJOURD’HUI LES MUSULMANS

La chronique de Michèle MAZEL

            

          L’abomination. La nausée. Comment défiler dans la France de 2019 sous un tel slogan ? Comment une manifestation qui s’annonçait légitime a-t-elle pu ainsi dégénérer ? Certes il faut condamner vigoureusement toute attaque contre une mosquée, comme il convient de critiquer non moins vigoureusement toute attaque contre un lieu de culte. Ce n’est pourtant ni de la France, ni de l’Occident que vient la menace.  On y compte sur les doigts d’une seule main les attentats contre les mosquées.



Attaque mosquée en Irak

            C’est en terre d’islam que le danger est le plus grand.  A Bagdad par exemple elles sont régulièrement prises pour cible et il a des milliers de victimes. La «guerre des mosquées fait rage, à coups de bombes ou même d'obus de mortier» pour reprendre les termes de l’AFP. Là-bas ce sont de pieux musulmans qui massacrent d’autres pieux musulmans au nom d’un même dieu de miséricorde. Les uns sont sunnites les autres chiites. Mais les manifestants de dimanche ont été plus loin encore. On y a vu des musulmans oser arborer l’étoile jaune. Pas celle que vous croyez, non : une étoile à cinq branches avec au centre le mot «muslim» et un croissant.
            Dans la France de 2019 les musulmans seraient-ils donc traqués, pourchassés, emprisonnés, envoyés vers des camps de mort comme le furent jadis les Juifs ? La police va-t-elle les chercher jusque dans leurs appartements ? En sont-ils réduits à se cacher ? A dissimuler leur appartenance religieuse ? Hésitent-ils à se promener ouvertement, à prier en groupes dans la rue sans se soucier de la circulation et des passants ? Qui oserait le soutenir ? 

            Faut-il rappeler, naguère qu’en terre d’islam les Chrétiens et les Juifs ployaient sous le statut de dhimmis, de citoyens de seconde zone astreints à payer une taxe spéciale ? Que les Juifs des pays arabes installés au Moyen-Orient bien avant l’aube de l’islam, en ont été chassés ? Que les grandes communautés chrétiennes de l’Orient, apparues des siècles avant l’islam, ont pratiquement disparu partout sauf en Egypte, où les coptes aujourd’hui encore ont un statut inférieur à celui des Musulmans ?

            Les Musulmans se plaindraient d’être stigmatisés par les médias ? Quand on sait quels efforts, quelle gymnastique dialectique sont employés par la presse pour ne pas les stigmatiser, pour éviter de donner le nom et même le prénom des personnes appréhendées, pour refuser d’appeler attentat ce qui en est évidemment un, puis d’en présenter l’auteur comme souffrant de troubles mentaux, avant, en dernière analyse, d’appeler les lecteurs à ne pas faire d’amalgame ? Georges Orwell doit se retourner dans sa tombe. Comment ne pas rester abasourdis en lisant que, selon l’Express, «Dans les rues parisiennes, les Musulmans chantaient : laïcité on t'aime, tu dois nous protéger» tout en réclamant l’abolition des lois dites liberticides ?
            Attention, il est bien évident que les Musulmans français, comme tous les citoyens, ont droit à vivre librement et exercer leur religion. Ils ont le droit aussi de ne pas être insultés, discriminés, montrés du doigt. Mais il leur faut balayer devant leur porte. Ne pas se présenter en victimes, ne pas prétendre que l’islam est la religion la plus menacée de France, alors que comme le fait justement remarquer une tribune du Figaro du 11 novembre, les plus attaqués sont les chrétiens (1.064 actes recensés) puis les Juifs (540 actes recensés alors qu’ils ne représentant que 1% de la population) et enfin les Musulmans (100 actes recensés).
            Et qu’ils aient la décence élémentaire de ne pas évoquer un holocauste que certains dirigeants musulmans ont encouragé tandis que d’autres s’en réjouissent aujourd’hui ouvertement !

3 commentaires:

Véronique Allouche a dit…

La sénatrice Esther Benbassa, l'élue EELV, elle-même juive, affirme ne pas avoir "remarqué ces insignes". Elle ne s’en offusque pas et bien plus, elle en justifie la raison : «... que nos contemporains stigmatisés s'identifient à ces souffrances passées est tout à fait compréhensible. »
Ce qui n’est tout de même pas l’avis de la majorité des médias qui condamnent sans ambiguïté ces odieux stickers, il faut le rappeler.
Bien à vous

Maurice - ISRAËL a dit…

Il n'y a pas plus ridicule qu'une comparaison entre l'antisémitisme et l'islamophobie.
Maurice - ISRAËL

ulysse75010 a dit…

J'aimerais voir une manifestation contre la christianophobie en Arabie Saoudite ou en Iran.
Quelle serait la réaction du gouvernement ? Combien y aurait-il de morts ?