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dimanche 3 novembre 2019

Gaza et le cynisme de l'Occident par Michèle MAZEL



GAZA ET LE CYNISME DE L'OCCIDENT

La chronique de Michèle MAZEL

            
             
Missiles de Gaza

         «Vendredi soir après le début du Shabbat», écrit Le Monde du 2 Novembre, «une dizaine de roquettes ont été lancées vers la ville israélienne de Sdérot, limitrophe de la bande de Gaza». Cela faisait suite à une nouvelle journée de manifestations réclamant, explique le quotidien «le retour des réfugiés palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948. Ces manifestations se concentrent du côté gazaoui de la large barrière contrôlée par l’armée israélienne».  



           
         Quelle est donc cette large barrière ? Pourquoi est-elle contrôlée par l'armée israélienne ? Il aurait été utile de préciser qu'elle est là pour marquer la frontière entre Israël – dans ses frontières internationalement reconnues, en particulier par la France, l'Union européenne et l'organisation des Nations Unies – et la bande de Gaza. Car à la différence de pays qui sont en paix et qui n'ont rien à craindre l'un de l'autre, ici, une barrière matérialise la frontière. 
        C'est que les Gazaouis n'ont que faire du droit international et, solidement encadrés sinon poussés par l'organisation terroriste qu'est le Hamas, ils se pressent désormais par dizaines de milliers devant ladite barrière dans le but mainte fois répété de la détruire et de déferler vers les villes et villages israéliens situés de l'autre côté. Ce que les médias occidentaux appellent «la grande marche du retour». Et plus précisément comme on l'a vu plus haut «le retour des réfugiés palestiniens sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948». Il faut le souligner.
Honte à vous, arrêtez de torturer les pauvres palestiniens, vous êtes comme des nazis tueurs d'enfants

            D'abord parce que parmi les dizaines de milliers, et parfois plus, qui manifestent chaque vendredi depuis des mois et des mois il n'y a pas, il ne saurait y avoir plus qu'une poignée de vénérables arabes nés avant 1948.  Précisons que selon les chiffres officiels de l'UNWRA, il y avait moins de 300.000 personnes à Gaza en 1950. Le Monde, Le Figaro et autres quotidiens pensent-ils vraiment que cette revendication des Gazaouis est légitime ? Qu'il y aurait eu lieu à laisser «revenir» en Israël trois millions d'Arabes qui n'y ont jamais mis les pieds mais qui seraient ravis d'entrer en Israël ? 
            Au fait, les quotidiens ont la mémoire courte mais d'excellentes archives. On y apprend qu'en 1948 l'Egypte s'est emparé de la bande de Gaza et l'a gouvernée pendant près de vingt ans sans jamais donner de droits à ses habitants. Israël l'a conquise au cours de la guerre des Six jours en 1967 et l'aurait volontiers rendue à l'Égypte à la suite des accords de paix. Sadate a refusé. Dans le cadre des accords d'Oslo de 1993 Gaza bénéficia d'un statut autonome et en 2005 Israël s'en retira totalement.
            Deux ans plus tard Hamas y a pris le pouvoir lors d'un sanglant coup d'État, chassant ou massacrant les représentants de l'Autorité palestinienne qui en avaient pris le contrôle. Depuis ce mouvement terroriste a consacré toutes les ressources de Gaza et toute l'aide internationale reçue, non au développement et au bien être de la population, mais à la construction d'une force militaire. Soutenu par l'Iran qui lui fournit missiles et financement, le Hamas n'a de cesse de répéter qu'il ne reconnaît pas Israël et qu'il entend détruire l'Etat juif.

            Il y a pourtant une autre revendication, parfaitement légitime, qui est passée sous silence. Celle des populations civiles qui vivent «du côté israélien» de la barrière, les hommes, les femmes et les enfants en butte à la terreur quotidienne qui vient de Gaza.  Hier soir encore, «après le début du Shabbat», ils ont dû se précipiter vers les abris pour éviter la mort qui venait du ciel. Ils y ont passé la nuit. Il n'y a donc pas eu de victimes souligne avec cynisme Le Monde.

2 commentaires:

邓大平 עמנואל דובשק Emmanuel Doubchak a dit…

Le fascisme dans toute sa splendeur: les Israéliens voudraient que le Droit International et la morale élémentaire soient respectés par les pays qui les mettent en exergue de leur mode de vie ? C'est honteux, il faut être nazi pour demander le droit de vivre dans la paix face aux pauvres gazaouites et autres cacahouites dans une prison à fiel ou verte... qui construisent le monde de demain en Europe... Ah ces frontières qui séparent les hommes, et empêchent les gazaouites de tuer et de violer les méchants suppôts de Satan de l'autre côté qui en plus de cela les gênent dans leur désir de génocider et d'occire les Fatahiens de la Cisjordanie. Séparer les frères ennemis est un crime impardonnable.

Un Alternative für Frankreich and the United Supremacist States of Euramerika

Acacia 52 a dit…

Le malheur des gazaouis est à mettre au compte de l'occident d'abord puis des pays arabes voisins en particuler l'Egypte qui n'a jamais voulu s'occuper d'eux . merci à l'auteure de nous en rappeler l'historique complètement oublié par la presse française.......