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lundi 25 novembre 2019

Allemagne entre nationalisme, racisme et antisémitisme par BAZAK


ALLEMAGNE, ENTRE NATIONALISME, RACISME ET ANTISÉMITISME

Par BAZAK

Josef Schuster
            
         L’Allemagne a commémoré ce 17 novembre la mémoire des victimes du nazisme. Le président du Conseil central des Juifs en Allemagne, Josef Schuster, a mis en garde contre la naissance d’un antisémitisme ordinaire dont le parti d’extrême-droite en partage la responsabilité par ses agissements. Le pays se trouve confrontée à une situation nouvelle, 75 ans après la Shoah. Une large partie de sa population qui n’a connu ni la guerre ni l’après-guerre, est en demande d’un nouveau récit national, qui réponde plus à ses aspirations du moment.


AFD
            Elle rejette sa responsabilité collective de l’époque nazie, elle refuse de porter plus longtemps le fardeau que représentent cette culpabilité et ses devoirs envers Israël et les Juifs, ad vitam aeternam. Elle est devenue réceptive aux thèses palestiniennes qui se traduisent par un sentiment croissant anti-israélien qui, par extension et amalgame, devient rapidement un sentiment antijuif passivement, voire même activement pour certains. Un nouvel antisémitisme s’ancre à nouveau alors qu’on le pensait très largement disparu, sinon neutralisé.
            L‘immigration massive de 2015 a généré divers problèmes et les récents succès électoraux, plus dans la partie-Est, sont clairement des signaux concrets d’un nouvelle extrême-droite raciste, l’AFD qui, année après année, voit sa présence augmenter aussi bien dans les assemblées régionales qu’au sein de certaines couches de la population. Ces citoyens attendent qu’un nouveau récit national, un storytelling revu et corrigé, mette en avant les succès allemands, la force de l’Allemagne, au fond une Allemagne victorieuse, contre l’image d’une Allemagne défaite, en permanence confrontés aux responsabilités et devoirs issus des crimes nazis.
            Cette aspiration nationale se pose également dans d’autres pays, notamment la Hongrie, la Pologne avec une nouvelle rhétorique des dirigeants. Et même la France, qui a eu bien du mal à accepter l’époque pétainiste et collaborationniste.

Atomwaffen division

            Parallèlement et ce n’est sans doute pas un hasard, si outre la montée des actes antijuifs, on assiste à l’arrivée en Allemagne, d’une organisation néonazie dénommée Atomwaffen Division (titre original), Division des armes atomiques, groupe terroriste crée en 2015 dans le sud des États-Unis. D’abord exclusivement présente aux États-Unis, elle a étendu ses ramifications au Canada, au Royaume Uni, dans les pays baltes et en Allemagne en particulier, attirée par la renaissance des actes racistes et antisémites.
            Ce groupe est lié aux suprématistes blancs, qui se qualifient eux-mêmes «d’Alternative de droite». Dans un premier temps, essentiellement présent sur les réseaux sociaux, ce groupe raciste, a évolué pour être également opérationnel sur le terrain. Il use abondement de tous les slogans et stéréotypes antisémites pour diffuser les thèses conspirationnistes bien connues.
            Aux États-Unis, plusieurs meurtres ont déjà été commis par ses membres. En Allemagne, il s’est déjà manifesté par des menaces de mort envers des hommes politiques. Il a organisé des séminaires dédiés à la haine, à l’aide de tous les moyens modernes dont des vidéos.  Ses adeptes sont des admirateurs du Führer, de feu Charles Manson, du norvégien Anders Breivik et sont d’ardents promoteurs de la guerre des races dont ils se proclament la figure de proue, nourrie par leur idéologie mortifère…
            Il y a un an, ce groupe déclarait : « Nous ne cachons pas que notre groupe est encore modeste et que nous sommes dans la phase initiale de formation en Allemagne. Nos points forts sont la violence et la propagande, qui conduit à la violence et à la mort». Cette organisation est apparue au grand jour, lorsque des hommes politiques allemands ont reçu des menaces de mort. A l’heure actuelle, on n’a pas pu établir avec certitude si c’est ce groupe qui en est l’auteur. 
       Les changements dans les équilibres et la fin de règne de la Chancelière, sont autant de facteurs déstabilisants dans une situation elle-même troublée, l’Allemagne frôle la récession. Espérons que cette conjoncture ne fera pas tache d’huile, quand on assistera prochainement à la sortie de prison d’islamistes radicalisés en France et ailleurs, ainsi qu’à l’arrivée de djihadistes libérés par la Turquie, notre alliée au sein de l’Otan. Le crime attire le crime !

2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Peut-être que cet article eût pu d'être présenté un peu différemment :

"L'immigration musulmane massive de 2015, ajoutée à la responsabilité collective de l'époque nazie qu'on fait porter, 75 ans après la Shoah, sur une large partie de la population qui n'a connu ni la guerre ni l'après guerre, ne favoriseraient-elles pas cette réceptivité aux thèses palestiniennes qui par extension et amalgame conduisent à ce nouvel antisémitisme qui sévit partout en Europe ?"

bliahphilippe a dit…

Je souscris au commentaire de Mme Arnaud. Le malaise de fond est bien analysé de sa part.
Et ce d'autant plus que l'auteur à mon sens exagére la portée au niveau national de ce type de mouvements existant avec des variantes dans des pays occidentaux dont les Etats -unis, étant preéisé que ces groupes comme il les qualifie lui meme sont des groupuscules.
Par ailleurs le titre de l'article peut etre sujet à caution à faire comme si cela allait de soi un amalgame entre "nationalisme" et "racisme" concernant des populations qui ne supportent plus des immigrations massives de gens ne partageant pas les moeurs ni la culture des autochtones à qui ils veulent imposer leurs coutumes religieuses une fois le nombre suffisant , et qui ne se conduisent pas à l'instar des immigrants d'antan, le tout sur fond d'économie moins brillante ce sur quoi on est d'accord .