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dimanche 27 octobre 2019

Netanyahou n'abandonne pas le combat




NETANYAHOU N’ABANDONNE PAS LE COMBAT

Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright © Temps et Contretemps
            
Leaders de la Knesset

          Nos articles n'ont jamais reflété de soutien à Netanyahou,  loin de là; ils ont même souvent affiché une franche opposition, mais ils ont toujours été modérés et circonstanciés ce qui est un élément indispensable de la démocratie. Nous n’avons jamais utilisé de noms d’oiseaux ni de haine à son encontre, ce n’est pas la marque de fabrique de notre site, sauf une volonté de changement qui reste légitime. Et quand il a mis un genou à terre, nous n’avons pas pavoisé car nous comprenons la tristesse de ceux qui le soutenaient et surtout le choc qu’ils ont dû subir. Quand il a échoué dans la formation de son gouvernement, nous avons eu la victoire modeste car l’avenir est encore plein d’embûches et nous ne voyons pas encore le bout du tunnel. On ne tire pas sur une ambulance.



Prestation de serment : est-ce une rediffusion ou un extrait de la nouvelle saison ? 

            Mais malgré cette discrétion et c’est le comble, les insultes et les injures à notre égard ont redoublé comme si nous étions responsables des événements et comme si notre site avait l’influence suprême de pouvoir modifier le cours des choses. On nous donne un pouvoir que nous n'avons pas. Certains nous ont rendus responsables de l’échec de Netanyahou alors que c’est en priorité celui de ses soutiens et de ses alliés qui se sont montrés souvent frileux au cours du second scrutin.
          Pourtant, au début de l’année 2019, le candidat avait une voie royale.  Mais favori des sondages, il est tombé à six semaines des élections du 9 avril 2019. Les historiens se pencheront sur ses incroyables affaires, non encore élucidées, qui ont ruiné sa carrière politique. Le parti porte d’énormes responsabilités car, à vouloir confirmer sa fidélité à tout prix, il a rendu son leader encombrant au point de laisser des plumes. Sa seule défense fut l’invective et des accusations fantaisistes à l’encontre de ses adversaires. Des opposants au sein du parti ont bien tenté en coulisses des manœuvres pour l’écarter ou le délégitimer, mais ils ont été muselés comme tous les autres, avant eux, qui ont cherché à s’opposer au leader intraitable. Comment a-t-on pu laisser passer des erreurs de campagne aussi grossières en laissant Netanyahou dire que «chaque opposant est un opposant gauchiste» ? Ce n’était pas crédible à destination des trois anciens chefs d’État-major dont l'un était qualifié de faucon au Likoud; mais ses conseillers stratégiques ont laissé faire.

            Les affaires judiciaires ont joué peu de rôle dans la campagne et l’opposition n’a pas voulu les exploiter car elle avait compris qu’il s’agissait d’un terrain glissant puisque seule la justice était compétente. Les amis du Likoud ont bien tenté d’éliminer les irréductibles de la justice comme Roni Alsheich, chef de la police peu coopératif qui a été débarqué. La surprise est aussi venue de l’obscur juriste du système judiciaire de Tsahal, Avichai Mandelblit, qui a eu conscience de la responsabilité qui lui incombait et qui a refusé tout passe-droit. Même au sein du Likoud, certains légalistes avaient annoncé à voix basse qu’ils refusaient d’être dirigés par un inculpé.
            Mais Netanyahou a surévalué sa puissance puisqu’il n’a pas tiré les conséquences en quittant la politique dignement alors qu’il était haut dans les sondages.  François Fillon, mis en examen, avait voulu poursuivre le combat jusqu’au bout en créant un séisme, sans voir l’intérêt de son parti qui souffre aujourd’hui de son inconséquence. Il a emporté dans sa tombe politique ses espoirs et ceux de son parti qui ne se relève pas encore.
- Mais monsieur le président, la fête est finie, vous ne démontez pas la souccah
  - Nos invités exaltés peuvent encore arriver

            Nos amis francophones, soutiens inconditionnels de Netanyahou, sont aujourd’hui orphelins d’un leader. Ils n’ont pas assimilé la défaite et croient dur comme fer que le premier ministre est victime d’un lynchage judiciaire injustifié. L’homme fort qui, selon eux, savait parler aux Arabes, qui s’était mis comme objectif de briser la gauche et les gauchistes, qui savait narguer les chancelleries européennes et qui avait conquis les pays de l'Est, se croyait invincible parce qu’il avait le soutien de Donald Trump. Dès que le président américain l’a lâché en pleine campagne électorale, en écartant son soutien le plus fort, John Robert Bolton, alors le roi était devenu nu.
Netanyahou- Bolton

            En Israël on a peur du vide mais c’est le trop-plein. Beaucoup de jeunes brillants à droite attendent leur tour depuis dix ans parce qu’il leur était interdit de s’exprimer sous le régime de Netanyahou. Mais à présent, on passera du temps politique au temps judiciaire sans que le premier ministre n’accepte de renoncer au combat. Il fera tout pour que Benny Gantz échoue et pour que de nouvelles élections stériles soient à nouveau organisées. Il s’active à nouveau, réunit la droite pour s’assurer de sa cohésion et de son soutien et pour les mettre en garde contre une éventuelle connivence avec l'opposition. Effectivement rien n’est encore sûr.
            Une certitude cependant, la population est lasse des élections et un troisième tour porterait un coup certain à la démocratie car elle s’est déjà prononcée deux fois. Une troisième élection pourrait faire grimper la facture à hauteur de 12 milliards de shekels (3,40 milliards de dollars). De nombreux députés du Likoud, au bas de la liste, ont mesuré le danger car ils savent que leur parti laissera des plumes et qu’ils risquent de perdre leur mandat.
            Depuis un an, le pays stagne sur tous les plans parce qu’il n’y a pas de gouvernement. Se payer encore trois mois de campagne électorale pour le seul plaisir d’un seul dirigeant est de l’inconscience. Les Israéliens ont besoin de concentrer leurs efforts sur la situation sécuritaire face à l’Iran et à la Syrie, de résorber la pauvreté, de se battre contre le coût excessif de la vie et des logements, de mieux soigner sa population contrainte souvent à des expédients, bref de réconcilier le peuple avec ses dirigeants. Le pays souffre de son ultralibéralisme qui favorise seulement 10% de la population dans le hightech.
Leaders d'extrême-droite

            Les dirigeants du Likoud ne sont pas bornés et savent que l’union sauvera le pays mais la décision de Netanyahou de ne pas lâcher prise et de refuser à ses troupes d’envisager une entrée dans la coalition est purement égoïste. Il n’a pas assimilé ses deux défaites et il veut donc bloquer le système politique en Israël avec la complicité de quelques amis qui lui sont totalement dévoués. Le pays ne peut pas supporter la division alors que les principales options politiques se rejoignent, surtout sur le plan sécuritaire. 
          Si le Likoud s’entête à refuser de rejoindre Benny Gantz, alors un gouvernement minoritaire sera formé avec comme conséquence probable l’explosion du parti. Avigdor Lieberman qualifie de "froussards" les hauts-membres du Likoud parce qu'ils n'ont pas défié publiquement le Premier ministre qui, selon lui, veut un 3ème scrutin
            On devrait sans crainte et sans honte pouvoir annoncer : le roi est mort, vive le roi! Il est temps de secouer le cocotier. Il est temps que quelques dirigeants éclairés montrent leur courage en s'opposant au chaos politique dans lequel de nouvelles élections risquent de nous mener. Il est triste que les dirigeants politiques ne s’inspirent pas des expériences au delà de nos frontières, en France en particulier, pour éviter que plus dure soit la chute.  


10 commentaires:

Albert LEZMY a dit…

Où je ne te suis pas Jacques, c’est lorsque tu dis que le Likoud n’est pas borné et que ce parti est plein de brillants individus.
Désolé, mais par leur lâcheté alors que l’on constate tous les jours que les sympathisants du Likoud en ont marre de ce dirigeant de plus en plus encombrant, il n’y en a pas un seul qui bouge.
À ce niveau là, ce n’est plus de la fidélité, c’est de la lâcheté.
Quand aux militants francophones, ils n’ont toujours pas compris que non seulement ils ne sont pas représentatifs de l’électorat israélien, mais qu’ils ne sont en plus considérés par le reste de la population.
S’il y a bien un caractère bien français qu’ils ont conservés, c’est leur prétention et leur «grande gueule».
Enfin, les partis orthodoxes ne sont pas non plus exempts de tous reproches. Leur intransigeance n’est nullement liée à une politique, à une idéologie, mais uniquement à la manne versée par Bibi pour s’attacher
leurs voix.
Mais quand donc un dirigeant ou un parti osera remettre en question ce mode de scrutin qu’on savait débile, mais qui démontre aujourd’hui pleinement sa dangerosité ?

Yaël Marie-Hélène ARMANET a dit…

Article, comme toujours, très ciblé et si juste. Merci !
La tension et la haine dans 'le pays'... ont baissé pendant le mois des Fêtes juives et c'est flagrant de voir combien 'les Israéliens' ont recommencé à vivre ou disons, commencent une thérapie collective (!) et ont terriblement besoin d'un Premier Ministre 'normal'.
"Benny Gantz ou la force tranquille", tel était votre titre, cher Jacques Benillouche, il y a quelques mois... (cela me rappelle Léon Blum, pour qui on employait la même expression, selon la passionnante étude d'Ilan Greilsammer).
Rien n'est gagné, restons prudents et espérons... mais il suffit d'abord que Benny Gantz soit un seul jour Premier Ministre... pour que le Roi Bibi ne le soit plus...

Jean-Marc ILLOUZ a dit…

ISRAEL POLITIQUE
UNE GUERRE DE SUCCESSION AU POINT MORT?
NÉTANYAHOU RENONCE À FORMER LE PROCHAIN GOUVERNEMENT MAIS PAS A EN EMPÊCHER LA FORMATION...
L’´analyse sans complaisance de Jacques Benillouche, «Knessetologue» par excellence!

bensimhoun rose a dit…

la photo:des regards et des visages de sorciers :des gens qualifies d'extreme droite.Non tout ce qui arrive a Bibi ce n'est pas la faute de ses opposants c'est sa faute et celle des gens de son parti de vrais laches parai-t-il.Et quant a nous les francais des debiles grosses gueules qui ne comprenons rien a rien.

Jean-Marc ILLOUZ a dit…

Merci à vous Jacques Benillouche de nous éclairer dans le long tunnel actuel en Israël
Certes professionnel des médias je suis, mais sans votre expertise distanciée des arcanes souvent aussi idéologiques que boutiquieres d’une vie parlementaire Israëlienne proteiforme
Knesset,super- matrice où - on l’oublie trop souvent en France - se « fabrique » l’identité du (futur) Chef de l’Executif, donc du vrai patron du pays.
11 années sans interruption pour l’actuel sortant qui semble t-il ambitionnerait de revenir par la fenêtre de nouvelles Elections Générales...
La lisibilité n’etant pas souvent au rendez vous à la Knesset! On compte sur vous pour y voir un peu plus clair à chaque virage..et la route ne sera pas droite, même à Droite!

Anonyme a dit…

Une fois n'est pas coutume, un commentaire d'un anonyme qui montre son courage puisqu'il avance masqué :

"Mr Benillouche, par cet article, ne fait ce qu'il a toujours fait. À savoir, avec l'air de ne pas y toucher...depuis des années, il lutte contre Benjamin Nethanyahu. Aujourd'hui, ses manœuvres, comme celles de tant d'autres ennemis que Bibi a eu l'honneur d'accumuler d'emblée, de manière aussi injustifiée que le Prix Nobel de la Paix fut offert à Obama, alors qu'il n'avait encore rien accompli (de bien ou de mal)...

Mr Benillouche, si son discours n'était comme toujours, aussi fielleusement maîtrisé, pour cacher au mieux ses réelles idéologies politiques ; s'il avait un instant de spontanéité, pourrait chanter l'Alléluia, tant il doit être satisfait de ce qui arrive à l'ÊTRE beaucoup plus exceptionnel, qu'il ne le concède chichement (pour faire croire à une fausse neutralité dont il est très éloigné).

Personnellement j'oublie la période du Pardon où nous nous trouvons pour implorer le tout puissant, qu'il ne reste pas aveugle et distribue ce que devraient recevoir, tous les malfaisants, ceux-là même qui sont déguisés dans la panoplie du "bisounours".

Évidemment, je fais un grand effort, pour souhaiter que l'ingratitude faite à Bibi, ne nuise pas à Israël et donc que les intrigants, jaloux, ambitieux mais falots et peut-être dangereux à tel point qu'ils sont là à s'allier à Droite et à Gauche et avec ceux qui sont le vers dans le fruit résidant dans ce Pays, encerclant de l'extérieur et corrompant de l'intérieur... Se voient recevoir leur juste dû, d'ingratitude et de corruption.

Quoiqu'il arrive, nous ferons en sorte que Bibi soit honoré pour l'éternité. Et pour ceux qui n'ont jamais pêché, qu'ils lui jettent la première pierre...Certainement qu'ils sont auréolés, tellement ils sont Saints...

Pour moi, aucune des affaires le condamnant ne méritait qu'on le traite ainsi !

Quel que 150.000 euros de cadeaux (cigares, champagne, bijoux) ne sont pour moi dans la situation du Premier Ministre, juste l'équivalent "d'avantage sociaux" dans n'importe quelle entreprise.

- Quant aux intrigues pour tenter d'avoir des médias en sa faveur... La plainte devrait être à l'encontre de ces mêmes médias, pas foutus d'être honnêtes et impartiaux. C'est Bibi la victime dans cette affaire, et je pense qu'il aurait dû tenter encore davantage de remettre les pendules à l'heure au niveau d'une communication à faire honte, même à la Pravda.

VIVE BIBI

Seknadje René a dit…

J ai lu attentivement votre commentaire .
Je constate simplement que vous Insister pour affirmer que le bloc likoud a perdu les élections .
A moins que je ne comprenne pas tout, le bloc Netanyahu totalise 55 voix et le bloc Gantz. 44 , en toute bonne logique mathématique on ne peut pas dire que Netanyahu a perdu les élections car si Liberman que l on peut situer à droite s était rallier lNetanyahu aurait pu former son gouvernement .
D autre part on peut dire que le pays est complétéMent à droite et si Gantz forme un gouvernement il sera minoritaire .
Je voudrais vous faire part aussi de mon constat : La plupart des commentaires qui sont publiés sont souvent de 4 à 5 personnes qui souvent manient l invective et la haine envers Netanyahu .un des commentaires dit vivement un président normal .C est pour le moins. Maladroit car on a vu en France ce qu a fait un président normal .
Je crois très honnêtement qu on ne peut pas reprocher grand chose à la gestion de Netanyahu sur tous les plans .
Même Sa façon de gérer le conflit à la frontière sud tant critiquée sur votre blog a été judicieuse et les habitants du sud ont voté Netanyahu .
Je ne crois pas comme l écrit un de vos commentateurs que les juifs français soient totalement debiles .Pour moi
Je soutien un premier ministre qui a obtenu de remarquables résultats et Israël est devenu une nation importante , bien qu on ne puisse pas écrire son nom sur une carte .
Je ne suis pas sûr que le trio de généraux épaulé par un journaliste soient en mesure d affronter la situation actuelle .Je me base sur toutes les expériences faites de Dayan en passant par Rabin et Barak et Sharon .Ce ne fut pas concluant pour le moins qu on puisse dire .
Je ne Mets nullement en doute la valeur, le courage Et l abnégation de ces généraux.Ils ont été les meilleurs dans leur métier Mais dans des moments difficiles , je ne suis pas sûr qu ils soient à même de prendre des décisions qui engagent la survie du pays .
Tout ceux qui sont dans ce pays ont pour une bonne partie abandonné et laisser derrière eux bcp de choses et ce qui passe avant tout c est la survie d Israël .qu on ne peut mettre en balance avec quelques indélicatesses possible et qui sont loin de représenter ce que Netanyahu avec sa formation au MIT et son entregent aurait pu gagner dans le privé .
La jalousie est mauvaise conseillère et mène quelquefois à la haine




Ibrahim a dit…

Vous mentionnez Fillon, il y a plutôt du Sarkozy chez Netanyahu, démagogie, "hyper-Président médiatique" qui alterne entre coups de gueule et coups de menton, mélange grossier d'affairisme et de politique, fuite en avant, aucune reconnaissance de ses torts, mépris de l'institution judiciaire à tort ou à raison, avocat fasciné par les "States", intolérance à toute critique, volonté de tout le se montrer sur la scène ...

La différence entre l'Est et l'Ouest de l'Europe n'est plus le socialisme ou le capitalisme mais la démocratie illibérale et la démocratie libérale.

Israël glisse dorénavent vers l'Est, vous critiquez Erdogan et la Turquie, mais vous vivez le même scénario, une base inculte voue un quasi-culte à son chef qui joue sur les tripes ... en coalisant nationalistes et religieux face à la vieille garde laïque.

Mais vous pouvez vous estimer heureux d'avoir une presse encore assez libre.

Le point commun entre Orban, Erdogan, Trump ou Netanyahu ? Leur électoral semble "incompressible", peu importe les "affaires", leurs fans suivent le chef, tête baissée.

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@Ibrahim

Vous avez raison en ce qui concerne le affaires judiciaires des deux personnages. Mais j'ai pris l'exemple de Fillon comme quelqu'un qui s'accroche à tout prix. Juppe attendait qu'il annonce son retrait lors de la manif du Trocadéro mais il a tenu bon. C'est pareil pour Netanyahou qui après deux défaites persiste encore à vouloir s'accrocher au pouvoir.

סוניה a dit…

Bonjour a tous et Shabat Shalom,
Je viens de decouvrir ce blog. Je vis en Israel depuis 1974, date de mon Alyah. J ai lu attentivement l article et les commentaires au sujet de la situation cahotique dans laquelle nous nous trouvons. L analyse est exacte, faits et preuves en mains. J anticipe, ne ne suis pas une adepte de notre Premier Ministre, j ai toujours vote pour la Gauche, depuis notre retrait de Gaza, j ai constate combien j etais naive (ca arrive que faire) depuis, le Centre me convient d avantage. Ce qui m interpelle en fait, ce sont les commentaires de certains, certes, la liberte d expression m est chere, surtout a notre epoque mais "l inquietude de certains" m interpelle, je crois comprendre qu ils vivent en France mais s identifient a notre quotidien et nos choix electoraux...qui ne nous permettent pas defitiviement de virer au Centre vu " l attache" de notre Premier Ministre a sa !!
Chers confreres, je vais vous faire un aveu, moi, en tant qu israelienne, j ai peur pour vous, pour ma famille, pour votre avenir, pour votre securite, pour votre quotidien. Mon pays natal est devenu un pays ou il est preferable de cacher son judaisme pour ne pas etre (je ne possede pas d accents sur mon clavier). Votre interet au sujet des elections en Israel est sincere, sans aucun doute, votre solidarite n est pas a remettre en question, la n est pas le probleme mais de grace, evitez de vous a la situation dans laquelle nous nous trouvons. Nous, israeliens, ne critiquons pas votre choix, celui de vivre en France malgre la situation que vous connaissez, malgre le laxisme, malgre le manque de courage de votre gouvernement qui prefere les mots aux actions pour lutter contre le terrorisme. Eh bien oui, je suis terriblement inquiete, tant de victimes inutiles a cause de ce laxisme qui regne en France. Je suis inquiete, la France est mon pays natal, mais je ne me permets pas de a votre place, de critiquer, je ne fais que constater. Comme nous, vous avez fait votre choix....ici, nous esperons des jours meilleurs et personellement, je souhaite beaucoup de repos a notre Premier Ministre et sa famille...ils le meritent!!
Shabat Shalom de Tel Aviv.