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dimanche 27 octobre 2019

Cachez cette vérité que l'on ne saurait voir par Michèle MAZEL



CACHEZ CETTE VÉRITÉ QUE L’ON NE SAURAIT VOIR

La chronique de Michèle MAZEL


            

          C’est une bien triste constatation que fait Le Figaro du 26 octobre : «Les guet-apens visant les policiers et les pompiers se multiplient en région parisienne». Et le quotidien de poursuivre : «Selon un scénario bien rodé, des voitures de patrouilles ont été appelées pour un véhicule en feu avant de tomber dans une véritable embuscade.  Encerclés par une centaine d’inconnus qui ont tiré aux mortiers et lancé une pluie de projectiles, une trentaine de policiers ont fait usage de lanceurs de balles de défense (LBD) et de grenades lacrymogènes pour se dégager et rétablir le calme».


               Les faits se sont déroulés «dans un quartier sensible» à Mantes la Jolie. La chaîne d’informations en continu BFMTV précise que des cocktails molotov avaient aussi été utilisés et ajoute que «dans la même soirée, une heure plus tôt, c'était le commissariat des Mureaux qui était attaqué à coup de jets de mortiers».
         Ainsi donc au cœur de la France se dessinerait une guérilla urbaine visant les forces de l’ordre et où de mystérieux assaillants ne reculent pas devant l’usage de jets de mortiers et de bouteilles incendiaires ?  
            On aurait voulu en savoir plus sur ces mystérieux inconnus, leur programme, leurs revendications. Les médias se gardent pourtant bien de se lancer sur ce terrain ; seul indice, «deux jeunes» ont été blessés dans l’affrontement de Mantes la Jolie.  Il ne faut pourtant pas s’y tromper : les Français n’ont aucun mal à décrypter ces mots de code que sont «quartier sensible» et «jeunes».  Alors pourquoi ne pas l’écrire, pourquoi ne pas le dire ouvertement ?  C’est que les journalistes ne veulent pas prendre de risques. Ils n’ont sans doute pas tort : on a vu ce qui est arrivé à Clément Weill-Raynal. Ce rédacteur en chef adjoint à France-3 s’est retrouvé sur la sellette et menacé de sanctions par sa direction pour avoir osé être le premier à avoir mentionné l’hypothèse d’un attentat d’inspiration islamique lors de l’attaque au couteau à la Préfecture de Paris qui a fait trois morts le 3 octobre. Il avait pourtant aligné de solides arguments.   

            En attendant, selon Le Parisien ; «Une enquête a d'ailleurs été ouverte des chefs de «violences avec guet-apens, armé et en réunion», «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» et «outrages» sur personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le parquet».  On restera donc dans le domaine de la violence ordinaire et on se gardera bien d’aller en chercher les sources. Surtout ne stigmatiser personne, ce qui est louable, mais comment traiter un problème si on se refuse à en admettre l’existence ?
            Dernier détail, toujours selon Le Parisien, «Au moins un des deux jeunes blessés à déjà déposé plainte auprès de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) et beaucoup dans le quartier crient à la «bavure».  Ce sont les policiers qui risquent maintenant de se retrouver sur le banc des accusés. Gageons que ce sera le cœur lourd qu’ils répondront au prochain appel venant d’un «quartier sensible».


1 commentaire:

MG a dit…

Cela ne change rien à l'horreur du massacre mais il y a eu quatre tués (outre le terroriste) et non 3 et deux blessés.