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vendredi 9 août 2019

Nuon Chea, retour sur le crime des Khmers rouges par Maxime TANDONNET



NUON CHEA, RETOUR SUR LE CRIME DES KHMERS ROUGES

Par Maxime TANDONNET



Nuon Chea

La mort de Nuon Chea, bras droit de Pol Pot, annoncée le 4 août 2019, nous renvoie au souvenir de l’une des pires expériences de la folie et du sadisme humain et le plus atroce génocide commis après 1945. Les Khmers rouges au pouvoir de 1975 à 1979, dirigés par Pol Pot ont exterminé un tiers de la population du Cambodge. Au nom du socialisme marxiste, ils ont planifié et procédé à l’évacuation de Phnom Pen pour anéantir la bourgeoisie urbaine et lui imposer les travaux des champs.




Le pays fut couvert de camps d’extermination et de torture. Les individus qui portaient des lunettes, soupçonnés d’intellectualisme, étaient massacrés à coups de pioche. Le Cambodge fut transformé en un charnier à ciel ouvert. Toute suspicion de tiédeur envers la révolution socialiste entraînait la torture et une exécution immédiate y compris des femmes et enfants. Famine, deux à trois millions de tués par extermination, massacres : en 1978, tous les enfants de moins de trois ans avaient disparu.
Alors, pourquoi parle-t-on si peu, en France, de l’un des plus abominables crimes de masse l’histoire de l’humanité ? Sans doute parce que la gauche historique française, celle là-même qui se prosterne devant le culte des droits de l’homme, a une part de responsabilité dans cet épouvantable cauchemar qui a hanté notre jeunesse mais dont plus personne ne parle aujourd’hui 4 décennies plus tard. 
Pol Pot et ses sinistres complices ont forgé leur idéologie sanguinaire dans les années 1950, en France, au contact des intellectuels marxistes français. Ils ont été politisés dans le culte de Robespierre, de Lénine et de Trotski. Ils ont appliqué au Cambodge les leçons données par les penseurs de gauche français. Puis, les mêmes élites bienpensantes et la presse dite de gauche, ont fermé les yeux et nié jusqu’à l’absurde les débuts d’un épouvantable génocide, applaudi à l’évacuation de Phnom Pen et au déclenchement d’une utopie sanguinaire.
Mais au-delà, l’histoire du Kamputchéa démocratique est le souvenir le plus honteux du monde occidental qui a laissé se dérouler l’extermination d’un peuple, en toute conscience jour après jour, pendant 4 ans, sans bouger le petit doigt. Décidément, la mémoire collective se montre bien sélective quand il faut oublier des souvenirs gênants…

2 commentaires:

2 nids a dit…

La France est dans le déni depuis 1945, donc pas de quoi s'étonner sur les horreurs qui ont suivis...Cambodge, poubelle nucléaire au sud Algérien, "les évènements d'Algérie", le génocide au Rwanda, les dictatures en Afrique pour récupérer pétrole, uranium, et j'en passe..! avec la collaboration des différents gouvernement Français et des cors d'état magistrature, gendarmerie, police, armée..comme en 1940..!

Yaakov NEEMAN a dit…

ON VEUT DES NOMS !
Pol Pot et ses sinistres complices ont forgé leur idéologie sanguinaire dans les années 1950, en France, au contact des intellectuels marxistes français. LESQUELS ? Ne pas nommer le mal, c'est s'exposer à le voir fleurir de nouveau...