LE BEST-OF DES ARTICLES LES PLUS LUS DU SITE, cliquer sur l'image pour lire l'article


 

mardi 16 juillet 2019

DGSI : pénétration de l'islam fondamentaliste en France par BAZAK





La DGSI a publié son rapport 2018 de près de 60 pages, qui a été «adressé à l’ensemble des ministères, des hauts fonctionnaires, des préfectures, tous les services de l’État, tous les représentants des partis politiques des deux assemblées» autant dire qu’il s’agit d’un document semi-public, auquel tous les citoyens peuvent accéder, s’ils le souhaitent. Les lecteurs intéressés pourront facilement en retrouver l’intégralité.



Islam de France

En substance, relevons ses points forts qui ne peuvent que nous inquiéter un peu plus si nous ne l’étions pas déjà suffisamment : «l’islam fondamentaliste atteint en France un seuil critique d’influence qui fait désormais peser un véritable danger sur la vie démocratique». 
Le risque ultime que font peser les quatre mouvements islamistes les plus actifs : Frères Musulmans, Salafistes, Tabligh, Turcs – est l’avènement d’une contre-société sur le territoire national.  La puissance des réseaux islamistes et leur prolifération sont la résultante d’une incapacité chronique à analyser leur stratégie et leurs moyens d’action de manière globale dans des champs aussi névralgiques que l’éducation, le monde de l’entreprise, le contrôle des lieux de culte, internet et les réseaux sociaux, les œuvres caritatives.
Les Frères musulmans, représentent le mouvement le plus structuré et le plus influent. Le mouvement salafiste, hétérogène, s’il ne dispose pas de structure organisationnelle connaît une croissance exponentielle. 118 villes ont une empreinte salafiste, par des salles de prière ou des associations affiliées ou des lieux de propagande tels que librairies, bibliothèques.  Ils font de l’éducation une priorité absolue. Depuis la petite enfance, où on relève de nombreux cas de radicalisme précoce. Le manque de contrôles rigoureux demeure une porte ouverte aux manipulations qui s’ensuivent.
Yusuf Am-Qaradawi

On en connaît les conséquences ! Puis de l’école à l’université, ils tiennent à ce que les jeunes ne soient pas «prisonniers» de programmes, d’instituteurs et de professeurs dont la laïcité et la rationalité sont étrangères à leur vision de l’islam. A titre d’exemple, Yusuf Am-Qaradawi érige le travail pour l’éducation comme «important pour la formation de cadres qu’une avant-garde islamique qui élèvera la génération qui aspirera à la victoire». On identifie trois types de structures d’enseignement, majoritairement des écoles privées, d’écoles coraniques ainsi que d’organismes d’enseignement en ligne.  
Le mouvement Tabligh, acteur majeur de la réislamisation des banlieues dans les années 70, s’appuie sur une prédication et un prosélytisme de terrain auprès de populations très fragilisées. Le mouvement turc est la quatrième communauté étrangère ; très implantée dans l’Est, elle peut s’appuyer sur un important réseau de communautés en Europe et de financements, très soutenu et poussé par le président turc au pouvoir. Leur dénominateur commun est la volonté d’opérer un changement profond dans les rapports des Français de confession musulmane, à la citoyenneté, à la démocratie et au vivre ensemble. Les vecteurs d’influence utilisés par les réseaux évoluent. Certains comme la guerre informationnelle, médiatique et l’internet, deviennent absolument primordiaux.
Une guérilla rhétorique, l’un des points centraux de la pénétration des Frères musulmans dans la communauté musulmane et la société française, est centré sur une tactique redoutable de guerre terminologique avec un double objectif, une stratégie de victimisation systématique de la communauté musulmane fondamentaliste et un positionnement de défenseur de ladite discrimination. L’utilisation du retournement rhétorique des thématiques républicaines et l’appropriation des thématiques antiracistes, de sorte que l’ensemble de la population se trouve potentiellement influençable par leur idéologie.
Tabligh en Seine Saint Denis

Exploitation chez les jeunes musulmans d’une vision sectaire du monde, entre hypocrisie et complotisme. Un grand nombre de musulmans manifeste une profonde absence d’intérêt pour la politique notamment chez les jeunes, ce qui entraîne chez ces derniers un besoin de recréer une communauté de substitution. Ce qui se traduit aussi par une solidarité vis à vis des autres musulmans victimes de «l ‘impérialisme occidental»  selon la formule consacrée.
La solidarité avec la communauté palestinienne et la haine d’Israël, et par extension des Juifs s’inscrit dans ce schéma. Fort de ses 12.000 membres, le CCIF (collectif contre l’islamophobie en France) est le centre névralgique d’un véritable combat sur les réseaux sociaux contre les ennemis idéologiques de l’islam politique. Il utilise un langage ambivalent, selon les évènements (attentats, violences notamment). Il exprime une volonté de détruire l’adversaire idéologique. Il est désormais omniprésent sur les nouveaux terrains du djihad judiciaire, numérique, médiatique.
Au plan judiciaire, il est important que les juristes prennent dès maintenant en compte le phénomène religieux «les salariés savent désormais que l’entreprise privée n’est pas un lieu où la neutralité s’applique et entendent exprimer leurs convictions religieuses» Le cas de la RATP est symptomatique de l’obsession de la garantie de la liberté et ne doit pas entraîner la faiblesse dans la lutte contre les intégrismes.  Les islamistes s’appuient sur diverses organisations comme l’Organisation de la Coopération Islamique, la Ligue Islamique Mondiale, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture.
Les Frères aspirent à imposer la pratique de l’islam dans le monde du travail, notamment de prier pendant les heures de travail sans retenue de salaire. Il s’agit bien d’un véritable projet de société, sous couvert de droits à la liberté religieuse, tel que formulé par ces organisations. On peut affirmer que la liberté religieuse peut être limitée dans trois grands domaines : hygiène et sécurité ; ce motif est généralement reconnu comme légitime. Le port de signes religieux peut également être interdit lorsqu’il est susceptible de présenter un risque pour le salarié lui-même ou pour autrui. Contact avec la clientèle : de tous les justificatifs envisageables, celle-ci est la plus discutée.
Le but ultime de la stratégie de l’intimidation n’est pas nécessairement la victoire judiciaire elle-même, mais de faire taire et de paralyser le discours journalistique, politique, universitaire, médiatique critique ou hostile vis à vis de l’islamisme. L’exemple de Charlie Hebdo est emblématique de cette stratégie. Les cibles sont aussi bien politiques, telle personnalité fait l’objet d’une plainte pour « injures raciales». Si un de ses dirigeants fait l’objet de procédures judiciaires, son objet est à peine évoqué dans les médias et sites relevant de ces organisations.
Il existe des milliers de faux comptes qui distillent leur idéologie, par Twitter, Facebook, YouTube. La radicalisation religieuse par le sport est le premier facteur de radicalisation, contrairement à l’objectif premier qui est l’intégration et le vivre ensemble. On constate une dérive croissante de l’influence islamiste qui débouche sur une orientation communautaire, de façon à boucler la boucle, depuis la vie en communauté, par l’éducation et le sport, la jeunesse est prise en main. C’est même devenu dans certains cas, une filière vers un djihad militant de combat ! 
La non-mixité dans les lieux publics est un autre vecteur de cette dérive communautaire et radicale, malgré les efforts souvent stériles pour modifier la situation.  Last but not least, il existe aussi un certain nombre d’ONG qui s’inscrivent dans les mêmes démarches. Il s’agit donc bien d’un mouvement de grande envergure. Il ressort de ce rapport que la situation est beaucoup plus sérieuse qu’on veut bien nous le dire. Pourquoi ne pas diffuser ces informations ?


5 commentaires:

Ingrid Israël-Anderhuber a dit…

Depuis plus d'un demi-siècle, la France a rejeté, et n'arrête pas de rejeter les valeurs judéo-chrétiennes. Le rejet de ces valeurs éthiques BIBLIQUE signifie ouvertement le rejet de Dieu: mai 68 a été une date clé dans cette rébellion ouverte contre Dieu : "interdit d'interdire", le sexe à toutes les sauces, rejet du mariage, incitation à la débauche, aux relations sexuelles pervertie, perverses (homosexuelles...) etc.
Par la suite, loi sur l'avortement (l'avortement est devenu un moyen de contraception), c'est-à-dire autorisation de tuer l'humain dans le ventre de sa mère, mariages gays etc., euthanasie (on envisage de légaliser), ETC.
La France récolte maintenant ce qu'elle a semé : les ténèbres...
Quand on ne sert pas Dieu, on sert le diable, qu'on le veuille ou non, tôt ou tard...

Marianne ARNAUD a dit…


Pourquoi parler d"'islam fondamentaliste" ? Est-ce pour accréditer l'idée qu'il existerait un autre islam qui lui, ne serait pas fondamentaliste ?
Or nous apprenons qu'il y a deux jours, l'Organisation nationale des Moujahidine (ONM) appelait le Parlement français à proposer une loi sur "la criminalisation de la colonisation française en Algérie ? Est-ce que cette association est fondamentaliste ? Est-elle autre chose ? Mystère !

https://www.tsa-algerie.com/lonm-exige-le-vote-dune-loi-pour-demander-des-comptes-a-la-france/

Marianne ARNAUD a dit…


@Ingrid Israël-Anderhuber

Je ne nie pas que cela puisse en ennuyer beaucoup, mais je n'imagine pas que cet entretien avec le Frère Thierry ne puisse vous intéresser, tant ce qu'il dit va exactement dans le sens de ce que vous exprimez ici :

https://www.tvlibertes.com/un-monde-en-deconstruction-le-journal-de-la-replique-avec-frere-thierry-du-17-07-19

Très cordialement.

Véronique Allouche a dit…

@Ingrid Israël-Anderhuber
Au-delà d’une « rébellion contre Dieu » qui n’existe pas, mai 68 fut une rébellion contre une société sclérosée. Les ouvriers étaient sous payés pour une durée travaillée de 45h. La sexualité s’est délivrée de tabous, de frustrations grâce à la pilule contraceptive à l’époque non encore remboursée . Enfin en 1974 l’avortement fut défendu et obtenu par Simone Veil devant des médecins et des politiques qui avaient votre raisonnement. Madame, que faites-vous des femmes violées, des femmes mises trop souvent enceintes par des maris inconscients?
Votre foi vous aveugle.
Les ténèbres, c’était avant 68.

Unknown a dit…

@Véronique merci