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samedi 8 juin 2019

Les guerres de Donald Trump par Dov ZERAH


LES GUERRES DE DONALD TRUMP

Le point de  Dov ZERAH


Arrivée à Londres
Le Président américain, Donald Trump n’avait pas encore atterri à Londres pour une visite officielle en vue de la commémoration du 75ème anniversaire du «jour le plus long» qu’il avait déclenché, avec un de ses tweets coutumiers, une polémique avec le Maire de Londres. Celle-ci est néanmoins accessoire par rapport à son incroyable immixtion dans la vie politique britannique. Le Président Donald Trump n’a pas hésité à se prononcer sur la succession de Theresa May, et surtout à marquer sa préférence pour Boris Johnson ou Nagel Farage.




Pour que personne ne doute sur l’objectif recherché, il a procédé à une étonnante déclaration anti-européenne et à se prononcer pour un Brexit sans accord. L’Europe serait-elle devenue une ennemie des États-Unis pour vouloir sa division et son affaiblissement. Nous pouvons avoir des divergences sur les conditions de financement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN). Cela ne justifie pas de se tromper d’ennemi et d’oublier que l’Europe est alliée des États-Unis dans le cadre d’une organisation de défense.
Nous pouvons avoir des divergences commerciales, notamment sur les tarifs douaniers relatifs à l’automobile ou à l’acier. Cela ne justifie pas pour autant d’accabler l’Europe à un moment où elle est confrontée à des défis importants. Cela ne justifie pas que le secrétaire d’État, Mike Pompeo menace l’Europe et l’Allemagne si elles venaient à recourir aux services du géant chinois Hiuawei. Le Président Donald Trump a tort de ne pas ménager son allié européen car, il pourrait en avoir besoin dans son combat plus fondamental avec la Chine.


La chancelière Angela Merkel a profité d’une invitation de la célèbre Université d’Harvard pour rappeler quelques principes de bon sens «le protectionnisme et les conflits commerciaux menacent les bases de notre prospérité…Nous devons agir de manière multilatérale plutôt qu’unilatérale, globale plutôt que nationale. Ensemble, et pas seul…». Ancienne habitante de l’Allemagne de l’Est, elle n’hésite pas à livrer une formule en forme de testament : «Faites tomber les murs de l’ignorance et de l’étroitesse d’esprit…»
Le Président Donald Trump a tort de critiquer l’ordre international que les Etats-Unis ont mis en place au sortir de la seconde guerre mondiale. Il ne doit pas oublier qu’avec la primauté du dollar, les Américains vivent à crédit depuis près de 50 ans. Par ailleurs, nous habitons la même planète et il est illusoire de se réfugier derrière des murs. Que reste-t-il du mur de l’Atlantique ? du mur de Berlin ? La grande muraille a-t-elle eu une autre fonction que celle de la dissuasion ?
L’Europe, la Chine, le Japon…le Président Donald Trump multiplie les fronts et les guerres. Il a dernièrement ouvert un autre front avec le Mexique. N’ayant pas obtenu satisfaction avec le Congrès pour le financement du mur, il se lance dans une guerre commerciale avec son voisin pour obtenir de sa part des engagements sur la maîtrise des flux migratoires.
Sous-estimant l’existence au Mexique de nombreuses usines des multinationales américaines souhaitant profiter des faibles coûts de la main d’œuvre, le Président Donald Trump n’a pas hésité à annoncer des droits de douane majorés de 25 % d’ici à la fin de l’année. Pour le moment, la seule réaction est venue de Wall Street qui a immédiatement dévissé à l’annonce de cette nouvelle guerre commerciale. Mais le Président ne s’engage pas que dans des guerres commerciales. Il conduit des guerres contre les tentatives iraniennes et nord-coréennes de se doter de l’arme nucléaire.
La tension est dernièrement montée entre les États-Unis et l’Iran. Le Président Donald Trump a renforcé son dispositif militaire dans le Golfe Persique ; les échanges sont de plus en plus acrimonieux. Est-ce pour autant un préliminaire à un affrontement ou une simple posture pour négocier ? Le précédent avec la Corée du Nord peut laisser croire que le bras de fer est une tactique de négociation pour arriver en position de force à la table des discussions. Il faut espérer qu’il en soit ainsi, car la situation peut dérailler à tout moment. 
On ne joue pas impunément avec le feu ! Même les Chinois en sont arrivés dernièrement arrivés à déclarer qu’ils étaient prêts à un affrontement ouvert ! Enfin, n’oublions pas que les relations avec Cuba sont revenues an arrière, et que les États-Unis cherchent à protéger la population vénézuélienne des exactions du régime chaviste.
Au-delà du nombre de fronts et de conflits, ce qui frappe c’est que Donald Trump a remis en cause toutes les initiatives de Barack Obama de mettre fin aux conflits que connaissaient le pays, même en faisant certaines impasses. Ces changements de stratégies fragilisent États-Unis et écornent leur crédibilité.

1 commentaire:

Georges a dit…

LES INITIATIVES DE B.OBAMA ??????(LE PLUS MAUVAIS PRESIDENT DES USA.CARTER A ETE UN PEU MOINS MAUVAIS)
- L'ACCORD NUCLEAIRE AVEC L'IRAN
- PAYER AVEC DES VALISES DE BILLETS LE RETOUR DES MARINS PRIS PAR LA MARINE IRANIENNE
- NE PAS AVOIR PU OU VOULU ECRASER DAESH
---VOILA QUELQUES DES BONNES INITIATIVES DE B.OBAMA

TRUMP EST CONSCIENT DE SA PUISSANCE ET DE SON SENS DE NEGOCIATION. IL SAIT TRES BIEN JUSQU'OU ALLER ET AVEC QUI.
LA CHINE A DEJA ACCEPTE PLUSIEURS CONDITIONS ET CE N'EST PAS FINI. UN AFFRONTEMENT AVEC LES USA ? ILS DOIVENT REVER. EN ONT ILS LES MOENS ???
POUR LE MAIRE DE LONDRES IL N'A EU QUE CE QU'IL MERITE UN BON RETOUR DE BATON.
IL EST PEUT ETRE FACILE DE CRITIQUER TRUMP , MAIS EN 2 ANS IL A REMIS LE PAYS SUR LES BONS RAILS
QUE L'EUROPE EN FASSE AUTANT ET PAIE SES COTISATIONS A L'OTAN