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mardi 2 juillet 2019

L'éducation salafiste par BAZAK



L’ÉDUCATION SALAFISTE 

Par BAZAK


Au-delà de tout ce qui a déjà été écrit, il reste quelques aspects moins connus. Devant la défaite de Daesh sur le terrain en Syrie et en Irak, nombre de femmes avec enfants, à priori non susceptibles d’être sous le coup d’une inculpation, rentrent dans leur pays d’origine. La société européenne est désormais confrontée à un problème polymorphe sans précédent : le retour des «fiancées du djihad» comme elles ont choisi de s’appeler. Ce qui pose immédiatement plusieurs problèmes majeurs. Il y a celles qui ont rejoint le djihad, déjà mariées et avec enfants les «rentrants» et celles qui se sont mariées sur place et reviennent avec enfants les «entrants».



Quelles seront les conséquences de cette éducation et quelle place pour ces femmes, ces enfants mineurs ou majeurs dans notre société dont les valeurs sont radicalement différentes. Dans le premier cas, ces mineurs ont subi le choix imposé par leurs parents et sont endoctrinés depuis leur départ, parfois depuis plusieurs années. Dans le deuxième cas, l’endoctrinement intervient depuis le premier jour. Les enfants constituent le trésor de guerre de tous les djihadistes, car ils représentent leur avenir.
Les femmes sont le rouage essentiel et indispensable dans l’organisation salafiste. Dès le plus jeune âge, en Europe comme ailleurs, les parents appliquent une éducation très stricte, rigoureusement codifiée. Il s’agit d’une vie en vase clos. Les relations suivies avec d’autres enfants que salafistes sont exclues. L’éducation religieuse prime. À l’école de la République, un fossé se creuse car l’enfant ne doit pas dessiner d’êtres humains, de même il ne chantera pas en groupe : la musique est interdite (haram). Il en résulte que les capacités d’adaptation se développent au-dessus de la moyenne.
D’autres enfants en revanche, pratiquent une forme de retrait qui les marginalise. Parallèlement, on leur inculque deux valeurs fondamentales du monde salafiste, la fidélité au groupe, à la communauté (Oumma) et la menace de l’enfer. C’est donc bien d’une doctrine collectiviste et totalitaire qu’il s’agit. Les éducateurs salafistes font preuve d’imagination. Ils ont créé un set de poupées où la mère porte le voile (niqab) et le père la barbe, des pantalons sans chevilles, la galabieh. D’autres poupées représentent les «combattants de Dieu» «jundallah». Daesh a même développé des applications de jeux online pour les plus petits, avec un contenu assez violent. Des cours religieux sont également dispensés pour les plus jeunes dans certaines mosquées. Des jardins d’enfants avaient été créés et ensuite fermés faute de réunir toutes les conditions légales et pédagogiques nécessaires.
Salafistes 

Ces modalités se traduisent par une moindre exposition à l’alcool, la drogue, la pornographie. Ces différents paramètres sont aussi à l’origine de conflits ou de tensions entre enfants et parents salafistes. De même, on inculque aux enfants une dualité binaire et simplificatrice entre le Bien et le Mal. Le Bien c’est le monde salafiste, le Mal, ce sont tous les autres les «incroyants», koufars. Cette représentation du monde se transforme ultérieurement en peur et responsabilité. L’enfant reçoit une énorme responsabilité, de telle sorte que son comportement s’en trouve conditionné. En fait, il est convaincu que toute faute de sa part se traduirait par une menace directe pour ses parents ! Quel enfant voudrait voir sa mère ou son père punis d’enfer ? L’identité et la prévalence de l’identité et de l’appartenance à la communauté prend le pas sur tout autre, individuelle. Assez naturellement, s’introduit la notion de sacrifice.
Cette éducation est le fruit de la religion et d’un système patriarcal, très figé sur ses fondamentaux tout en ayant intégré dans ses mécanismes ce que notre monde peut lui offrir, qui serve ses intérêts. 
Les jeunes filles et les femmes subissent cette séparation d’avec les hommes. Si la religion reconnait une égalité entre hommes et femmes, il n’en est rien au quotidien. La répartition des taches est très clairement définie. L’homme à la responsabilité financière et doit protéger la famille. Les filles et leurs mères se voient imposées divers codes vestimentaire et comportemental. En clair, l’homme peut paraître et agir en public, pendant que la femme doit en permanence rester très discrète et pudique. Elles sont totalement dépendantes du chef de famille qui peut même faire usage de la violence, que justifie la religion.
Point de relations amoureuses, hormis le mariage arrangé la plupart du temps, soit par le cercle familial, soit par la communauté. Des sites spécialisés proposent également des mariages à distance, qui entraînent des jeunes filles endoctrinées à rejoindre leur futur époux. Il existe aussi une bourse de mariages sous le contrôle du système. La communauté pousse culturellement à la création de famille nombreuses. Les jeunes couples reçoivent de multiples cassettes, via Internet, leur transmettant un enseignement de parents, leur prodiguant divers conseils. De sorte qu’ils se voient ainsi soulagés et dispensés de décider par eux-mêmes. On comprend que l’endoctrinement commence dès la naissance. Il sera donc profondément ancré au plus profond de la conscience de ces jeunes !
Dans cette configuration, la femme devient ainsi un personnage au triple visage, femme-objet pour son mari, femme-propagandiste pour ses enfants, ou femme-combattante sur le terrain. L’exigence d’une totale fidélité au groupe sous-tend cette disponibilité au sacrifice ultime, au même titre que la responsabilité mise sur les épaules de l’adepte, mineur ou adulte, explique qu’il est prêt à agir au nom et dans l’intérêt du groupe.
On doit être très sceptique et réservé sur l’absence de responsabilité de ces femmes. Certaines bonnes âmes avancent l’argument qu’elles ne seraient pas combattantes, du moins que la preuve n’est pas apportée ! Il faut être aveugle ou naïf pour tenir ce raisonnement. La loi condamne la propagation de toute idéologie raciste, l’incitation au meurtre, notamment… Si adhérer au salafisme et lui faire allégeance n’entre dans aucune de ces catégories, alors notre société est très mal partie !
Quant aux enfants, très jeunes et moins jeunes, nourris et porteurs de cette idéologie mortifère, les efforts et méthodes récentes de «déradicalisation» ont échoué. C’est la responsabilité de la République à faire respecter ce qui constitue ses valeurs, condition incontournable du vivre ensemble. Nos dirigeants actuels et futurs doivent prendre toutes les décisions qui s’imposent pour imposer la loi de la République, sans aucune exception.

2 commentaires:

Allouche Véronique a dit…

Les lois de la République sont-elles plus puissantes que les codes instrumentalisés au sein des familles?
Depuis 40 ans dans les banlieues complexes la République a échoué. Ce serait un miracle si elle réussissait sa mission d’intégration avec les « entrants » ou les « rentrants » quand on peut parler d’échec avec « les permanents ».
Pour vivre ensemble il faut un commun accord et il semblerait que beaucoup ne le désirent pas, d’un côté comme de l’autre.


2 nids a dit…

C'est la fin de tout, si l'état français récupère ces gens là qui n'ont aucune humanité envers nous, d'autre part, il faudra un budget conséquent pour s'en occuper, alors que dans ce pays, nous avons 200 000 S.D.F et 9 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté..
Alors faudra t il encore payer pour réintégrer des gens près à nous égorger..?
Est il possible de faire le tri..?
Est il déjà trop tard..?..pour bien faire...