LE BEST-OF DES ARTICLES LES PLUS LUS DU SITE, cliquer sur l'image pour lire l'article


 

samedi 8 juin 2019

Le syndrome des djihadistes français condamnés à mort par BAZAK


LE SYNDROME DES DJIHADISTES FRANÇAIS CONDAMNÉS À MORT

Billet d’humeur de BAZAK

Djihadistes français condamnés à mort


Le sujet est d’actualité et brûlant. Chaque jour ou chaque semaine un nouveau djihadiste français est condamné à mort. Il y a ceux qui réclament le renvoi en France de ces criminels pour y être jugés et échapper à la peine de mort ainsi qu’à une peine à vie, qui n’existe pas en France. On voit bien l’ambiguïté qui consiste à utiliser la formule «encore un français djihadiste condamné à mort». Or ils sont d’abord des djihadistes. Sont-ils encore français, après avoir rejeté totalement la République et ses valeurs ?   Il y a tous ceux qui ne comprendraient pas qu’on manifeste encore de la compassion pour les assassins.



Les autorités françaises sont placées devant un dilemme ; laisser revenir les djihadistes et affronter l’opinion publique pendant de longs procès et des procédures qui n’en finiraient pas ou trouver une autre solution, en évitant ainsi de polariser l’opinion quelques mois avant les élections municipales. On sait à quel point la justice est lente. C’est l’autre solution qui a prévalu. Ils seront jugés en Irak, même si les faits se sont produits en Syrie, où prisonniers des Kurdes, population sans terre, on ne pouvait les juger.
La France, en application de ses lois, assiste les Français sur place. Pour autant, c’est fait sans zèle. De même les déclarations contre l’application de la peine de mort le sont également en accord avec son abolition en France. C’est un débat entre la justice des hommes et l’équité, entre la morale, la compassion et le réalisme.
Tribunal en Irak

On voit ici à quel point l’État de droit est très désarmé devant une telle situation qui le place dans une terrible ambivalence. Après tous les crimes, exécutions, décapitations filmées, tortures, massacres commis par daesh (sans majuscule) comment peut-on encore avoir de la pitié et pardonner ? Vouloir éviter à ces criminels de subir la justice irakienne serait un outrage posthume aux victimes des Merah, Kouachi, de l’Hyper-cacher, du Bataclan et un acte d’inhumanité envers leurs proches marqués à vie par ces horreurs.
A titre de corollaire, on voit dans quelle situation est placée la Suède dont le droit n’est pas du tout adapté pour faire face à la situation. Elle a déjà vu revenir des djihadistes suédois par dizaines et d’autres continuent à arriver qui, semble-t-il, ne pourront pas être jugés ! C’est un drame.

On voit bien le clivage de l’opinion publique, partagée entre l’État de droit, la vengeance, la condamnation sans nuance du terrorisme et de ses représentants. On avait pensé un instant que la déchéance de nationalité était une solution, sinon LA solution. Mais les lois, le droit international, les traités ont fini par avoir raison devant l’application de ce qui aurait été une solution. On ne saurait donner aux barbares les mêmes droits qu’à leurs victimes.
Car ce faisant, c’est mettre l’un et l’autre sur le même plan. Ce qui est intolérable ! C’est pourtant ce que certains font en réclamant à corps et à cris «un procès équitable» Faut-il encore et encore rappeler que ces individus ont rejoint Daesh par choix, qu’ils lui ont fait allégeance, qu’ils ont adopté l’idéologie mortifère de ce groupe, qu’ils ont pleinement participé à leurs exactions, personnellement ou par association, ce qui en aucun cas ne saurait être une circonstance atténuante, comme certains veulent l’imposer. On ne peut invoquer le droit quand on s’est voué à sa destruction.
Avant d’invoquer la justice divine, que la justice des hommes sur terre passe d’abord, le Dieu dont ils se réclament reconnaîtra les siens* !

* Croisade contre les Albigeois, Arnaud Amalric, abbé de Cîteaux et légat du Pape Innocent III, et aurait été prononcée le 22 juillet 1209 lors de la prise de Béziers, dans l'Hérault.


3 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…


Dans un pays où, comme nous l'explique notre Président, il n'existe que deux partis : celui des progressistes et celui des populistes, c'est avec plaisir que je constate que vous vous rangez, sans ambiguïté, du côté des populistes !

Aussi, dès que vous connaîtrez la date de l'exécution de nos chers djihadistes, ne manquez pas de nous le faire savoir, car les bonnes nouvelles se font rares en ce moment !

Cordialement

Georges a dit…

je pense que ces personnes sont des ASSASSINS dans un pays etranger et doivent subir le jugement local. les faire revenir en france ou dans leurs pays d'origine, c'est d'avoir une bombe a retardement pour la population.NON A LEUR RETOUR

airdularge a dit…

La France en fait beaucoup plus pour éviter la peine de mort a ses djihadistes qu'elle n'en fait pour établir la vérité dans l'affaire Halimi.
Il est loisible, en conséquence, scène tirer les conclusions qui s'imposent !