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samedi 22 juin 2019

La croisade des nouveaux terroristes blancs par BAZAK



LA CROISADE DES NOUVEAUX TERRORISTES BLANCS

Par BAZAK

Il faut désormais parler des nouveaux croisés pour qui la suprématie blanche et chrétienne opposée au djihad musulman est devenue une mission divine. Faire couler le sang semble être leur ADN. Les conflits d’Afghanistan, de Tchétchénie ont été très largement le terreau qui a permis l’essor de l’islamo radicalisme et son corollaire sanglant l’islamo terrorisme. Les conflits d’Irak et de Syrie n’ont fait qu’amplifier leur développement. On en connaît les suites actuelles. Un volet méconnu de cette croissance du monstre à plusieurs têtes, se situe parallèlement dans un autre conflit, celui des Balkans.


Bosnie 1990
La guerre des années 90 en Bosnie, a été le ferment d’un autre extrémisme, moins médiatisé, moins spectaculaire, mais pas moins redoutable, l’extrémisme de droite. On connaît bien le volet musulman de cette guerre. Pour mémoire, des milliers de combattants étrangers se joignirent aux milices bosniaques musulmanes, constitués pour partie par des volontaires des pays d’Europe de l’ouest, pour partie de vétérans des conflits d’Afghanistan contre l’URSS des années 80. Ces conflits forgèrent des combattants aguerris et de nombreux frères d’armes, qui alimentèrent autant de réseaux islamo terroristes qui continuent à prospérer. Cela s’appelle le djihad.
Symétriquement des milliers de volontaires européens, se joignirent à l’armée bosniaque serbe ainsi qu’à l’armée bosniaque catholique croate. Cette dernière a particulièrement attiré beaucoup de néo nazis. Ce fut en large part dû au choix fait par le gouvernement de Zagreb en place, de reprendre à son compte plusieurs sigles du gouvernement fasciste croate collaborateur du troisième Reich. Sa raison d’être : la croisade moderne. Après la fin de la guerre dans les Balkans, les combattants des deux bords retournèrent dans leur pays d’origine.

Aube dorée

Les mêmes causes produisant, souvent, les mêmes effets, certains de ces vétérans deviennent le moteur et le bras armé de milices au sein de mouvements d’extrême-droite qui avec le temps, vont muter vers des forces politiques émergentes. Un des exemples le plus connu est le parti grecque Aube dorée. Certains des personnages-clés de ce parti ont participé au massacre de plus de 8.000 bosniaques musulmans à Srebrenica en 1995.
Les gouvernements européens ont mis beaucoup de temps à réaliser qu’au même titre que les volontaires musulmans, les volontaires chrétiens constituaient également une menace pour leur société, à leur retour. Aux fins de manipulations politiciennes, certains furent mêmes encensés, notamment en Grèce, où ils furent presque des héros survivants des croisades ! On a commencé à opposer Djihad à Croisade ! La mythologie a pris le pas sur la réalité. On a assisté au même phénomène dans de nombreux pays de l’Est à majorité chrétienne, particulièrement en Russie, Roumanie, Ukraine et dans certains milieux de l’Europe de l’Ouest. Aucun gouvernement n’ayant réellement identifié cette nouvelle menace potentielle, le ver a pu tranquillement se développer dans le fruit. Certains de ces personnages furent même promus comme défenseurs des valeurs chrétiennes, voire même comme valeurs sûres au plan politique et électorale, en référence aux origines judéo chrétiennes de l’Europe. Il était donc difficile dans ce contexte, de formuler une critique sérieuse. Aucune action ne fut entreprise pour déradicaliser et réintégrer ces vétérans.
Jackie Arklöv

Dans le climat de l’époque, ces hommes n’étaient pas coupables de quoi que ce soit dans leur pays d’origine et donc pas susceptibles d’être condamnés. Parmi les volontaires retournés dans leur pays, on trouve par exemple le suédois Jackie Arklöv qui combattit pour les catholiques croates et pratiqua la torture dans des camps croates en Herzégovine. Il fut arrêté par le gouvernement bosniaque condamné pour crime de guerre et relâché un an plus tard dans le cadre d’un échange. De retour en Suède, il fut acquitté des accusations de crime de guerre, faute de preuves suffisantes. Il y créa un groupe néo nazi, trois d’entre ses membres furent arrêtés à la suite au meurtre de deux policiers en 1999. Rétrospectivement on apprend que la Suède, qui a une position très ambivalente, est quand très inquiète du retour des suédois djihadistes de Syrie car sa législation actuelle n’a aucun moyen de condamner ces individus ! On mesure à quel point nos États de droit et nos opinions publiques ne sont pas prêtes à affronter cette vague de retours et les menaces qu’ils représentent !
Un autre cas est celui d’Anders Brevik en 2011, il a été inspiré largement par l’idéologie serbe orthodoxe, la considérant comme le rempart ultime et le général Radovan Karadzic comme maître à penser. C’est aussi le reflet d’une idéologie dans laquelle certains des partis extrémistes européens, s’autoproclament défenseurs contre l’islamisme et sa propagation et défenseur du christianisme. Cette notion de guerre ancestrale entre le royaume chrétien et l’islam n’est pas nouvelle. C’est essentiellement une idéologie d’origine serbe qui s’est renouvelée en y ajoutant l’argument désormais connu, d’une forte démographie (musulmane) face aux peuples européens à majorité chrétienne.

Radovan Karadzic

En son temps Radovan Karadzic condamné pour crime de guerre par la cour pénale de la Haye déclarait : «Les musulmans veulent transformer la Bosnie en une confédération  ou en États séparés, pour les Croates, les Serbes, les Musulmans. Ils voulaient dominer la totalité de la Bosnie Herzégovine, grâce à une démographie supérieure (aux autres peuples). Ils voulaient même transférer des Turcs résidant en Allemagne en Bosnie, pour construire leur société islamique, au détriment des Serbes de Bosnie. Nous avons résisté en protégeant nos villages». La suite est connue. C’est cette idéologie qui a perduré à travers les siècles. 
Cette pensée a trouvé un large écho dans le très controversé ouvrage «le grand remplacement»  qui développe une idéologie proche de celle des Croisades dans une version contemporaine. La migration musulmane est devenue un danger pour la civilisation européenne et la race blanche. Ce concept a été adopté par des partis d’extrême-droite tant en Europe qu’aux États-Unis. L’auteur présumé du massacre de Christchurch s’y réfère explicitement. On assiste aussi à un développement très inquiétant du phénomène suprématiste blanc aux États-Unis, basé sur la même argumentation, le rempart de la race blanche et chrétienne et la vengeance contre les crimes atroces commis par les terroristes musulmans. Le massacre de Christchurch en Nouvelle Zélande est également un exemple. Son auteur présumé s’est réclamé du «Grand remplacement».
La médiatisation à outrance dans l’immédiateté, les réseaux sociaux ont largement participé à l’a diffusion de ces théories. Les extrémistes de tous bords y ont puisé leur inspiration. Ce qui pose la question de la responsabilité des médias et de l’information à tout prix face au choix des images et l’autocensure pour des raisons morales et humanitaires.

1 commentaire:

Jean-Marc ILLOUZ a dit…

Pour avoir fréquenté sur place tous ces arnaqueurs de la religion et de l’histoire,je confirme ! Jihad et Contre Jihad compris
Vous avez oublié certains éléments Évangéliques ,hier aux Îles Molluques aujd’hui au Sud du Nigeria et..sans oublier leurs liens avec le Likoud aux USA et plus discrètement pour le moment en Israël même...House of Zion disent ils avec gourmandise....