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dimanche 12 mai 2019

Le monde secret et mystérieux de la franc-maçonnerie par BAZAK


LE MONDE SECRET ET MYSTÉRIEUX DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Par BAZAK


          Les religions proposent chacune, leur vérité selon leur propre spiritualité. L’ensemble constitue un véritable code moral, une doctrine intangible.  Ce qui, à terme, ne peut que se traduire par des difficultés, pour les adeptes. On doit prendre en compte qu’il existe en chacun de nous «un sentiment religieux» qui est au cœur de l’homme, au même titre que l’Amour. Il s’ensuit que chacun de nous a sa conception et sa pratique de la spiritualité, franc-maçon ou pas. Le Talmud, livre des Sages parmi les sages, ne s’y est pas trompé : «Tu ne vois pas le monde tel qu’il est, mais tel que tu es». A partir de là, nous essayerons d’aborder la démarche maçonnique.





Franc-maçonnerie Londres

On peut suivre le terme de Franc-maçon de Londres (free masons) depuis le 14° siècle. Aucune interprétation ne paraît vraiment s’imposer. Trois possibilités s’offrent à nous. La plupart des historiens anglais et français pense que ce terme désignait originellement un sculpteur taillant la pierre qu’on pouvait aisément tailler au ciseau et au marteau.  La décadence de l’art gothique ayant amené progressivement la disparition de cette classe supérieure d’ouvriers. On peut interpréter le terme «franc» par son synonyme contemporain «libre» Le Maçon serait donc l’homme libre par opposition au serf. A la limite on peut les assimiler aux «franc-bourgeois» de Paris, mais aussi de certaines villes suisses et allemandes, exemptes d’impôts et de servitudes.
Enfin, le terme «franc» s’appliquerait au métier. Est franc celui qui fait partie d’un «franc métier», ce qui en France était une exception. Cette franchise pouvait être accordée pour des raisons professionnelles. D’après le livre d’Etienne Boileau, les tailleurs de pierres en bénéficiaient, Elle pouvait aussi être accordée, ratione loci (en raison du lieu), et c’était le cas à Paris, dans le ressort de la franchise du Temple où le «franc mestier» était la règle. C’est bien dans cette interprétation qu’il faut trouver l’origine du terme franc-maçon par opposition au simple maçon qui n’en bénéficiait pas. Deux secrets maçonniques sont communs à toutes les obédiences.
Le premier est un secret «d’appartenance». Il interdit à un Franc-maçon de dévoiler l’identité d’autres Francs-maçons, n’ayant pas à décider à leur place de ce dévoilement. Chaque Maçon, s’il le souhaite, peut se dévoiler en tant que tel, en toute liberté. Ce secret trouve son origine dans les textes fondateurs de la maçonnerie moderne qui remonte aux 17° et 18° sicles, mais aussi dans le fait que les Francs-maçons français ont été pourchassés par Vichy au titre des lois pétainistes de 1940, comme ils ont été ensuite poursuivis et persécutés au même titre que les Juifs et les communistes par l’occupant. La même situation a prévalu dans d’autres pays aux régimes totalitaires ou fascistes, incompatibles avec les principes maçonniques de liberté et de dignité.
Le second, le secret «d’initiation», tient à la manière personnelle et intime dont chacun vit sa démarche. Ce secret n’est pas communicable hors du cadre initiatique et ne relève en réalité que de la conscience de chacun. On peut considérer l’appartenance maçonnique au même titre qu’on ne soit ni obligé, ni désireux de faire connaître sa pratique religieuse, ses choix politiques, sa feuille de paie, ses préférences sexuelles. On ne le fait pas, mais chacun est libre de faire connaître SES choix personnels.

La référence au «Grand architecte de l’univers» consiste à faire appel à un principe créateur ou organisateur de l’univers selon notre perception personnelle. Ce terme provient des textes fondateurs du 18° siècle et sont conservés jusqu’à ce jour. C’est à la fois un principe et un symbole.
On peut comparer le principe à ce que les scientifiques qualifient de «principe d’unité du monde physique et qui fait que notre univers connu tient ensemble et se soutien en dépit des forces opposées qui le traversent». Ce n’est pas du tout une définition anthropomorphique, théologique ou religieuse, Il s’agit d’un principe dont la référence manifeste l’intérêt pour une démarche de construction de sens, en dehors des seules valeurs intellectuelles ou éthiques. Ce qui ouvre la voie à une recherche individuelle libre, non autoritaire et a-dogmatique.
Le symbole est le souci permanent de préserver la liberté de conscience ; chacun peut sublimer ce principe en un symbole de son choix et de sa sensibilité. Cette liberté affirme le respect de liberté de conscience dont bénéficie chaque membre et de l’inscrire dans un projet de contribution à l’émancipation progressive et pacifique des êtres humains par delà les formes religieuses ou idéologiques particulières.
Les différentes obédiences françaises se réclament toutes du principe de laïcité instauré en France depuis la loi de 1905 ; qui n’existe pas ailleurs. Il en est de même de la devise républicaine Liberté-Égalité-Fraternité. Par l’initiation il s’agit de se construire soi-même pour construire le sens de sa vie.
Le but de la Franc-maçonnerie est de donner un espace de réflexion et d’action à des hommes qui souhaitent construire un sens à leur vie en complétant sans jamais contredire ce qu’ils édifient par ailleurs dans leur cadre familial, professionnel ou relationnel. de le faire en exerçant sa liberté de conscience religieuse et citoyenne tout en respectant celle des autres, de travailler dans un espace ordonné à des valeurs éthiques. C’est un espace de liberté ordonné à des valeurs humanistes et spirituelles, permettant de rassembler des hommes de toutes origines, en leur apprenant, au travers d’une méthode initiatique originale et spécifique, à se construire, s’améliorer. Point de gourou ou de maître à penser. Il existe plusieurs obédiences.



La Grande Loge de France et ses affiliés (Grande loge féminine). C’est une fédération de loges, qui pratiquent plusieurs rites. Sa devise est identique à celle de la république Liberté, Égalité, Fraternité, Elle n’impose pas à ses membres la croyance en Dieu. L’initiation n’est pas un sacrement et la pratique des rituels n’est pas une liturgie cultuelle. Elle ne requiert aucun engagement ni antireligieux ni anticlérical. La GLF est déterminée à respecter et faire respecter la liberté de chacun et celle de tous. A ce titre, ses loges accueillent des frères croyants de toutes religions, juifs, musulmans, hindouistes, bouddhistes ou autres, aussi bien que des frères référés à aucune religion particulière, athées, agnostiques. Cette tolérance est conforme au dessein de ses fondateurs de pratiquer la tolérance et de faire travailler en son sein les hommes de bonne volonté ayant en commun le désir d’échanger et de progresser par delà leur foi ou son absence, sans se tenir à une démarche religieuse ou philosophique particulière. La référence au Grand Architecte de l’Univers est inscrite dans sa constitution. Le rite et le rituel sont des valeurs centrales. La GLDF n’intervient pas politiquement. Il n’y pas de mixité dans ses loges, mais une GLDF féminine. 

La Grande loge unie d’Angleterre (et ses affiliés la Grande loge nationale en France, la grande loge Unie d’Israël) met en avant dans sa constitution «la croyance en Dieu et sa volonté révélée». On l’a appelé la «mother lodge» (la loge mère). Les traces de la maçonnerie anglaise apparaissent dès avant 1723, en tant que maçonnerie opérative liée au métier de tailleur de pierre. Alors qu’il décline, un groupe de maçons d’origines diverses se réunit dès 1717 pour aboutir en juin 1723 à la publication des «Constitutions d’Anderson». On doit au pasteur Anderson et au clergyman le Dr Desaguliers d’avoir ensemble pu fédérer les loges existantes et leur donner un premier cadre et des modalités de fonctionnement, qui prévalent encore de nos jours.  En 1877, intervient la rupture avec la maçonnerie française dont le Grand Orient, qui conteste à la Grande loge anglaise de «dire le droit» en permanence. Le refus d’introduire dans leur constitution le mot déiste entraînera également la rupture avec divers autres pays. Il y eut d’autres péripéties, scissions entre obédiences. 


Grand-Orient de France rue Cadet

Le Grand Orient de France est aussi une structure démocratique bien huilée garante de la pérennité de son action. C’est une fédération de loges. En effet, elles seules confèrent l'initiation, collectent les capitations et servent de médiateur administratif entre la structure et l'individu. Au GODF, la loge demeure la source de la souveraineté. C'est pourquoi l'on parle quelquefois de maçon libre dans une loge libre. Elle a un rôle régulateur pour tout ce qui touche les domaines maçonniques. L’obédience est régulée par une constitution et un règlement général qui ont pour objet d'assurer une liberté absolue de conscience, le respect total de l'autre et le fonctionnement le plus démocratique ; point de gourou ou de parole révélée. Il ne saurait être question pour être membre de croire ou de ne pas croire. L’obédience a pour devise celle de la République (Liberté-Égalité-Fraternité) et comme elle, elle est laïque et garantit à tous ses membres la liberté absolue de conscience.
La GODF a des différences avec les autres obédiences ; il laisse libre ses loges d'invoquer ou non le Grand Architecte de l'Univers (comme principe non dogmatique). Cependant, au delà de sa valeur philosophique et de son intérêt historique et traditionnel, le rituel n'est dans la culture du Grand Orient de France qu'un outil, une méthode de travail permettant de mettre en commun des expériences, des idées et des recherches, tant au symbolisme, qu'à la réflexion humaniste et sociale. Au fil du temps, le GODF intervient régulièrement au plan politique et traite régulièrement de sujets sociétaux et permet à ses loges de décider du choix de la mixité au sein de la loge.

2 commentaires:

2 nids a dit…

cet article est instructif mais fait l'impasse sur la Maison Mère..La Franc maçonnerie Ecossaise..du rite Ecossais ancien....les Templiers..
d'autre part, cette fameuse Maison mère ne reconnait pas les "maçons Français" à cause de leurs nombreuses trahisons au court des temps, certains qui gravitaient autour de Pétain à Vichy ont dénoncé leur propre "frères"..exemple de Mr Grangé responsable du grand fret à la S.N.C.F. de Cahors et qui fut expédié à Mauthausen et mort en 1945, un maçon résistant avant "l'heure", je pourrai parler aussi de ce révérant du coté de Nice, qui fit disparaître sa femme patronne du casino de Nice une autre histoire de spoliation..il aura fallu l'acharnement de la mère de la victime et du troisième procureur Mr. Eric de Mongolfier pour que la vérité soit dite...et je pourrai parler aussi de notaire F.Maçon spoliateur de biens Juifs mais chut..tout le monde s'en fout..? alors les collabos de génération en génération vivent très biens en France, merci Madame la Marquise..

Marianne ARNAUD a dit…

Après ce brillant article sur "Le monde secret et mystérieux de la franc-maçonnerie" dont les secrets et mystères commencent à être un peu éventés, ne doutons pas que vont suivre : "Le monde secret et mystérieux des Illuminati" ou même : "Le monde secret et mystérieux des Reptiliens" dont le but, paraît-il, serait de mettre au point un "nouvel ordre mondial". Il faut reconnaître que, de ce point de vue, ils commencent à engranger de sérieux succès !
Et shut ! ne le répétez pas, mais George W. Bush, Bill Gates, Barack Obama, Bernard Kouchner et même la reine d'Angleterre, Elizabeth II, seraient des Reptiliens !
Pour le moment ces éminents personnages n'ont pas encore eu à le démentir. Pas comme ce pauvre Premier ministre de Nouvelle-Zélande, John Key, accusé d'être Reptilien, qui a dû passer une visite médicale pour le démentir officiellement et prouver le contraire.

Mais j'arrête là, pour ne pas déflorer les prochains articles de monsieur Barak !