LE BEST-OF DES ARTICLES LES PLUS LUS DU SITE, cliquer sur l'image pour lire l'article


 

mercredi 24 avril 2019

Le New York Times, les Palestiniens et la vérité historique par Michèle MAZEL



LE NEW YORK TIMES, LES PALESTINIENS ET LA VÉRITÉ HISTORIQUE

La chronique de Michèle MAZEL




Le New York Times fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler «Mainstream média» que l’on pourrait traduire comme médias de consensus. Pour les Démocrates américains et pour la presse occidentale dite libérale c’est le journal de référence. N’a-t-il pas été récompensé par plus de cent prix Pulitzer depuis sa création en 1851 ?  


Photo illustrant l'article
Le dimanche 21 avril, alors que la chrétienté fête Pâques et la résurrection – période au cours de laquelle par le passé les manifestations d’antisémitisme atteignaient leur paroxysme – le journal a choisi de se pencher sur le sort des Palestiniens. Une décision somme toute légitime. Comme le titre : «Pour les familles palestiniennes, il n’y a pas de lumière au bout du tunnel». Il est vrai que dans la conjoncture actuelle il n’y a guère de raison d’espérer. Ce sont deux journalistes expérimentés qui ont rédigé l’article. Le premier, David M. Halbfinger, est le chef du bureau du journal à Jérusalem, où il réside avec sa femme et ses trois enfants ; la seconde, Miriam Berger, journaliste indépendante, diplômée d’Oxford, parle arabe et hébreu et a écrit pour de prestigieuses revues. On pouvait donc s’attendre à une présentation raisonnablement objective de la situation et de ses causes.
Hélas. Ce n’était sans doute pas leur but. Voyons d’abord la présentation : «Les Palestiniens ont voulu se débarrasser de la domination israélienne depuis que la Rive occidentale a été occupée lors de la guerre arabo-israélienne de 1967. Cela fait plus d’un quart de siècle qu’ils attendent que le processus de paix, conduit par les Etats-Unis, leur donne un État à eux». 

Le lecteur non averti ne se demandera pas pourquoi cet État, les Palestiniens ne l’ont pas eu avant 1967. Il ignore sans doute que, de 1948 à cette guerre de 1967, la Rive occidentale et Jérusalem-Est avaient été occupés par la Transjordanie. Les Palestiniens auraient dû alors créer leur État mais ladite Transjordanie a purement et simplement préféré annexer leurs territoires et a pris le nom de Jordanie.  
Incidemment, lorsque l’Organisation de Libération de la Palestine a été fondée au Caire en 1964, ce n’était pas pour libérer la Rive Occidentale et Jérusalem Est, qui faisaient alors partie de la Jordanie, ou la bande de Gaza occupée par l’Egypte, mais uniquement pour «libérer» l’État Juif qui était né en 1948. Une libération synonyme de destruction.

Les Palestiniens, écrivent encore Halbfinger et Berger, attendent vainement que le processus de paix leur donne un État à eux. La faute à qui ? Aux Israéliens bien sûr. On aurait voulu en apprendre davantage, peut-être savoir pourquoi les nombreux plans soumis par Israël ont été rejetés par des dirigeants palestiniens intransigeants qui eux n’ont jamais fait la moindre proposition et qui plus est font savoir en toute occasion qu’ils n’accepteront jamais de reconnaître que leur voisin est un État juif. 
Relevons encore la façon dont les attaques au couteau perpétrées par de jeunes Palestiniens contre des civils israéliens sont présentées sinon justifiées. Un notable palestinien, ancien conseil du premier ministre, raconte qu’il s’est livré à une étude approfondie sur les causes de la grande vague d’attaques des années 2015 et 2016. Sa conclusion ? «La plupart d’entre eux avaient le sentiment que personne ne protégeait leur dignité».
Curieuse phrase. En quoi poignarder un passant rencontré au hasard peut-il protéger ou restaurer la dignité d’un adolescent ? Et qui au juste a manqué à son devoir de protéger la dignité des jeunes si ce n’est les dirigeants palestiniens eux-mêmes ?


4 commentaires:

François GUTHMANN a dit…

Bcp de vrai dans l'article de référence en commentaire du NYT. Mais aussi bcp de non-dit. La politique d' annexion annoncée et programmée ( par notre actuel et futur PM) ne présage qu'une recrudescence de l'instabilité et des violences.

Yannick COUPANNEC a dit…

Il est toujours important d aborder le conflit israélo-arabe à travers le prisme jordanien , égyptien et syrien. Entre 1949 et 1967 , aucun de ces 3 etats n étaient favorables à la création d un état palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Harry NUSSBAUM a dit…

Ce qui importe, c'est comment faire pour que les 4 à 5 millions de palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne se retrouvent pas à l'intérieur des frontières d'Israël.
Alors comme il ne saurait être question de les chasser, il faut tracer la frontière de telle façon qu'ils soient à l'extérieur.
Le reste n'est que littérature...ou discours de propagande.

Avraham NATAF a dit…

Le New York Time sous une apparence de neutralité, d’objectivité avec une bonne réputation, est devenu partisan des causes du politiquement correct. le Wall street Journal malgré ses références avec "le Business" a de plus en plus d'influence.