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jeudi 21 mars 2019

Défendre l'Europe par Dov ZERAH



DÉFENDRE L’EUROPE


Le point économique de  Dov ZERAH




Défendre l'Europe au Capitole
          

          L’Europe connaît des temps difficiles. Au-delà de la crise des migrants, le continent doit affronter :

La déchirure du BREXIT
         A un moment où le continent doit affronter les défis lancés par les Etats-Unis avec la remise en cause du libre-échange, par la Chine dont les différents dumping, monétaire, social et environnemental remettent en cause le modèle économico-social européen, l’Europe se divise.



          Alors que le devenir de l’OTAN est tributaire des objectifs de Washington qui demande une augmentation de la participation financière européenne, les Européens doivent s’assumer et prendre en charge le fardeau de la protection du continent, le BREXIT est handicapant car l’armée britannique est avec l’armée française la plus importante, et il est difficile, au moins dans l’immédiat, ce concevoir une défense européenne sans une de ces deux armés ; l’Allemagne doit augmenter son effort de défense, actuellement à 1,23% de son PIB pour le porter à un niveau aussi proche que possible de 2%.

La montée des populismes, des extrêmes
        L’intensité et l’ampleur de la crise économique et la crise des migrants a entraîné l’émergence des extrêmes de gauche et de droite. Après les succès politiques des populistes dans les pays du centre européen, le succès électoral du mouvement d’extrême droite AFD, en Allemagne a remis en cause le leadership de la Chancelière Angela Merkel, et fragilisé le système politique allemand. Ce fut ensuite l’arrivée à Rome des nouvelles autorités italiennes avec l’alliance de ces deux extrêmes.
Tous les régimes européens sont aujourd’hui en difficulté avec des mouvements remettant en cause fondamentalement nos démocraties.
AfD


La dégradation de la conjoncture économique
          Les dernières prévisions économiques de l’OCDE et de la Banque centrale européenne ne sont pas bonnes. La croissance mondiale est revue à la baisse, et par voie de conséquence celle de l’Europe également. Les prévisionnistes ont diminué la perspective de croissance, à 1,1% en 2019 contre 1,7 il n’y a pas si longtemps. La chute est de taille. Deux principales raisons : la guerre commerciale qui touche principalement l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, ainsi que le BREXIT.
          Le plus impressionnant est la baisse de la croissance allemande pour 2019, de 1,7 à 0,7%, 1% en moins, et après 1,4% en 2018. Avec des exportations représentant 47% du PIB, le pays est totalement tributaire de l’extérieur ; la remise en cause de certains tarifs douaniers a entraîné un ralentissement de la croissance, et les deux mouvements se sont conjugués pour frapper l’économie allemande ; la spirale négative risque de s’accentuer d’autant que le Président Donald Trump vise particulièrement l’Allemagne et ses automobiles ; pour mémoire les Etats-Unis ont eu avec l’Allemagne, en 2018, un déficit commercial de 68 milliards$ sur un total de 891 milliards$. Alors qu’elle accumule des excédents budgétaires et engrange les devises, l’Allemagne s’interroge sur son modèle.
Tout aussi inquiétante est la confirmation de la récession en Italie dont je vous ai parlé début février. Mais au-delà de cette situation globale, l’Italie conclurait avant la fin du mois avec la Chine un partenariat qui la positionne sur «la route de la soie» visant l’Europe par son flanc sud. 
Gwadar port

   Depuis une vingtaine d’années, nous assistons à l’expansionnisme chinois de par le monde, selon une stratégie claire et appliquée dans la durée avec une détermination sans faille. La stratégie chinoise pour conforter ses positions européennes passe par certains investissements comme l’aéroport de Toulouse, Peugeot, ou le port du Pirée ; la Grèce était la première tête du dragon chinois en Méditerranée, extrémité de la «route de la soie», l’autre extrémité étant Gwadar au Pakistan. Maintenant, l’Italie conforterait la percée chinoise ; elle serait le 68ème pays et le 1er membre du G7. L’accord serait signé à l’occasion de la visite du Président Xi Jinping à Rome. Si tel devait être le cas, une grave atteinte serait portée à l’unité européenne.
Il faut défendre l’Europe qui risque d’être encerclée entre la Chine qui cherche à l’acheter après avoir mis à mal son industrie, les Etats-Unis qui ne veulent plus se battre pour les Européens, et la Russie de Poutine à la recherche de sa gloire passée soviétique.
Les divisions européennes n’ont apporté que guerres et malheurs, comme les deux guerres mondiales. Les Européens doivent s’unir pour se défendre. A défaut, ils seront la proie de prédateurs qui mettront à mal la civilisation européenne.

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…


Article du style "service minimum" pour défendre l'Union européenne - et non défendre l'Europe qui ne peut être que celle des peuples européens - au moment où les peuples s'en détournent pour avoir compris qu'on les avait trompés. Car qui ignore que ce sont ces traités européens imposés aux peuples qui ont fait de la civilisation européenne le "proie des prédateurs" ?