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samedi 2 mars 2019

Crimes de guerre par BAZAK



CRIMES DE GUERRE

Par BAZAK



On se souvient de la célébré réplique d’Arletty à Louis Jouvet dans le film Hôtel du Nord : «atmosphère, atmosphère, est ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?»  Un rapport des Nations-Unies accuse Israël d’avoir terrorisé les habitants de la bande de Gaza et de s’être rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité. Vous avez dit, crime de guerre, crime de guerre, est- ce que j’ai une gueule d’assassin ?



Il se trouve qu’un article très intéressant paru dans la revue de la Défense nationale, à peine publié, a été retiré de la publication - vient bien à propos nous éclairer de façon très détaillée et particulièrement pertinente non sur la nature des crimes de guerre mais sur l’analyse qu’on peut en faire et sur l’appréciation qu’on peut ensuite avoir sur la nature du «crime de guerre» au moment où une fois de plus, Israël est accusé des pires forfaits.
Voici une analyse et le lien qui existe entre ce qui s’est passé et s’y passe encore et l’appréciation des crimes de guerre. (Nous ne pouvons pas reproduire l’article).
Un militaire français de haut rang, encore en fonction sur le théâtre d’opérations en Syrie a publié un article exposant, on ne peut plus clairement, les modalités de la guerre sur place :  le combat de septembre 2018 à janvier 2019 pour reprendre Hajin,  localité située sur la rive est de l’Euphrate à la frontière entre Syrie et Irak. 

Dans le passé, jusqu’au XX° siècle, les batailles mettaient en jeux des milliers de fantassins. Les conflits actuels, cette bataille en a été un cas exemplaire, ont mis en présence un millier de combattants retranchés sur une petite poche, limités en armement et la coalition militaire la plus puissante qui fut ces dernières décennies, États-Unis en tête, pour 80% des moyens en présence. La France représentait environ 5% des moyens mobilisés. Les 15% restants, les autres participants.
Très clairement les règles du jeu, la stratégie était 100% américaine. Au sol, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), sous-traitant de la coalition, ont combattu les quelques 2.000 djihadistes. Pendant ce temps la coalition a procédé à de très nombreuses frappes. Le résultat a été une très longue opération, très coûteuse, mais sans pertes militaires !
Des milliers de bombes furent larguées sur un territoire long de 30 x 10 kilomètres carrés, avec comme résultat la destruction des infrastructures, hôpitaux, écoles, réseaux d’eau, électriques, lieux de cultes et que dire des pertes civiles !  

On peut établir plusieurs constats :
On a pensé pouvoir régler un conflit très localisé sans pertes militaires, en engageant de très importants moyens aériens et en utilisant une troupes de sous-traitants, contre l’autre option qu’aurait été l’envoi d’un millier de soldats professionnels (de la coalition elle-même) qui aurait pu enlever cette poche dans un délai très court. Mais on en est arrivé à rechercher le zéro victimes militaires tout en établissant la doctrine des pertes civiles comme «dommages collatéraux». C’est l’application de la stratégie US sans nuances et totalement décomplexée.
Dans cette opération exemplaire et dans d’autres, les pertes civiles sont la variable d’ajustement, c’est évidemment dramatique. Ce qui soulève bien entendu la question de savoir si pour reprendre un secteur donné, il faut le réduire en champ de ruines ? Alors pour reprendre la question de départ : quelles autres accusations seraient portées contre Tsahal qui prend toutes les précautions pour réduire au minimum les pertes civiles ? On ne le souligne jamais assez ! Allant jusqu’à informer par téléphone portable la population civile. Pendant ce temps, trop régulièrement on procède aux obsèques de soldats de Tsahal tués au combat.
Pour autant les médias reprennent régulièrement l’historique des frappes de la coalition car cela fait partie de la communication des États engagés dont l’opinion publique attend qu’on l’informe. Il en résulte une pression des opinions publiques qui ne règle rien mais si on y regarde de plus près, retarde d’autant l’issue de ces combats localisés. À preuve le conflit qui dure depuis plusieurs années, aura fait plus de 350.000 victimes et plusieurs millions de réfugiés. Mais tout cela est bien entendu à mettre dans la colonne «dommages collatéraux» ; tout autre pensée est proscrite.
On a choisi la victoire tactique plutôt que la victoire politique et stratégique.  Car au final, de nombreux djihadistes se sont exfiltrés de cette poche. Ce même phénomène s’est reproduit ailleurs. On les retrouvera forcément en action sur d’autres théâtres au Moyen-Orient ou en Europe ! C’est comme l’hydre à plusieurs têtes, on en coupe une, d’autres repoussent !
Là où ce qui précède rejoint la thèse soutenue par Israël, le problème de fond doit être souligné :« ce qui pose la question de la pertinence de la stratégie suivie depuis des années. Où est le véritable enjeu ? Détruire Daesh ou contenir l’Iran ? Par ailleurs, la conséquence la plus immédiate d’une telle approche est la perte de la maîtrise du temps : l’opération avance au gré de la volonté des proxy». 
On connaît la citation de Jean de la Fontaine : «Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir».  Qui décide de qui est blanc ou noir ?

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