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samedi 16 février 2019

Conférence de Varsovie par BAZAK



CONFÉRENCE SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ AU MOYEN-ORIENT

Par BAZAK


Mike Pompeo (g) et le ministre polonais des Affaires étrangères, Jacek Czaputowic

Quel étrange itinéraire que cette conférence coorganisée par les Etats-Unis et la Pologne !  Mais en y regardant de plus près, il y a quelques clignotants. On pourrait aussi qualifier cette réunion de forum des amis américains contre l’Iran, dans la région, bien qu’on s’en défende. Le secrétaire d’État américain souligne que «ce ne sera pas une conférence contre l’Iran  mais en vue d’examiner tous les sujets relatifs à la paix et la sécurité dans la région, Ce qui implique aussi d’y inclure l’influence déstabilisatrice  de l’Iran».  



On y parlera des crises syrienne et yéménite et aussi de la prolifération des missiles, des droits de l’homme, des réfugiés et de la constitution de groupes de travail sur ces différents sujets. Les diplomates savent manier la langue de bois, ce qui n’est pas nouveau.
A priori environ 70 pays et organisations sont invités. La réception des capitales étrangères est très mitigée. La représentante des affaires étrangères de l‘UE, Federica Mogherini n’y sera pas (à une autre réunion en Afrique). Le ministre des Affaires étrangères anglais, Mike Hunt assistera car «on parlera de la guerre au Yémen». L’autorité palestinienne a décliné l’invitation. On ne sait pas encore quel sera le niveau de la représentation allemande ou française. Néanmoins tous les pays de l’UE y seront représentés à différents niveaux.

On peut s’étonner du choix de la date qui coïncide avec la célébration du 40ème anniversaire de la République islamique d’Iran et du lieu, Varsovie, pays allié au sein de l’Otan des Etats-Unis. On peut difficilement se persuader que la Pologne soit l’endroit le plus indiqué pour tenir une telle conférence. En revanche on voit bien qu’il s’agit de la capitale en Europe de l’Est de l’Otan et d’un allié des Etats-Unis, face au grand voisin Russe. Onze pays du Moyen-Orient participeront : Israël, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Bahreïn, Jordanie, Koweït, Oman, Yémen, et Maroc, tous représentés au niveau ministériel. Le Liban, dominé par le Hezbollah, sera absent. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou sera présent ainsi que le ministre des affaires étrangères de Hongrie.
En route pour Varsovie

L’Égypte et la Tunisie sont représentés par des vice-ministres tandis que l’Allemagne par un haut fonctionnaire. Le ministre français ne semble pas devoir se déplacer non plus. À ce stade, on retiendra qu’il s’agit pour Israël d’une nouvelle occasion de rencontrer et d’approfondir ses contacts, ses possibles convergences avec les pays arabes présents. On n’ignore pas les contacts discrets déjà existants. Pour autant, il s’agit d’un sommet qui, sous couverts de nombreux sujets, permettra aux Etats-Unis, aux pays arabes et à Israël de confronter leurs points de vue sur un accord qui pourrait ensuite être proposé à l'Autorité palestinienne, sinon même imposé, par cette nouvelle coalition d’intérêts.
La Pologne, qui souhaite l’établissement d’une base permanente américaine sur son territoire, cherche d’évidence à resserrer ses liens avec Trump face à la Russie. Dans le même temps, elle prend le risque d’accentuer son isolement en Europe, déjà perceptible, du fait de son appartenance au groupe des quatre; ce qui ne peut que conduire à une dégradation de ses relations avec l’U.E. déjà en cours. Le Pentagone fera connaître sa position en mars. Quelle qu’elle soit, le congrès américain devra se prononcer. La Pologne semble également offrir ses services comme médiateur entre les Etats-Unis, l’Union européenne et l’Iran. Varsovie a pris la peine d’informer l’Iran de l’organisation de cette conférence, sans soulever de grande protestation de ce dernier.
La conférence animée par le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et le vice-président américain, Mike Pence

Alors que la Pologne a beaucoup à perdre à cette occasion, isolement grandissant en Europe, y compris un refus du Congrès d’établir une base permanente, Israël a beaucoup à gagner dans cette réunion internationale et officielle avec onze pays arabes. On peut également s’attendre à ce que le premier ministre Netanyahou, en compagne électorale, utilise ce forum pour rappeler et confirmer ses succès en matière de politique étrangère, voire même pour obtenir certaines reconnaissances formelles de ce qui, pour l’instant, demeure discret. À suivre….


2 commentaires:

Georges KABI a dit…

Les Polonais qualifient ce congres, congres de Bibi! Et ils n'y voient qu'un effet de propagande pour les prochaines elections israeliennes, surtout qu'il y aura une grosse delegation arabe.

L'Iran a replique en organisant une conference ou les Turcs et les Russes y ont ete invites, et pourquoi pas d'autres pays moins importants comme la Chine.

Bazak a dit…

Bonjour Mr Kabi, merci poir vos’obsérvations. Ce qu’on sait c’est que le,gouvernement Polonais est et reste tres demandeur, car face à son voisin et ennemi héréditaire, il souhaite obtenir une base permanente US. C’est un fait que le gouvernement en place ne represente pas tout les Polonais...on a deja vu ca ailleurs..
De plus une des tres anciennes caractéristiques de ses habitants c’est leur sympathie de toujours pour les Juifs, Bibi ou pas...
cdlt