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lundi 7 janvier 2019

Elections législatives pour les nuls : Knesset sortante



Israël élections avril 2019
ÉLECTIONS LÉGISLATIVES POUR LES NULS : Knesset sortante

Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright ©  Temps et Contretemps
            

          Les élections législatives qui devaient avoir lieu en novembre 2019 on été avancées par le gouvernement au 9 avril. Pour comprendre les choix qui seront proposés aux électeurs, il est important de savoir comment était composée la 20ème Knesset sortante, élue le 15 mars 2015. Une grande recomposition est d’ores et déjà prévue pour 2019 mais les listes ne sont pas encore finalisées ni leur nombre définitif encore en gestation. Cet article permet aux nouveaux venus en Israël de se familiariser avec la vie politique. 



Knesset

La Knesset comporte 120 députés. L’élection se fait selon le système de la proportionnelle intégrale à savoir qu’Israël représente une seule circonscription et que les candidats figurent sur une liste qui obtient proportionnellement autant de députés que de voix reçues, selon l’ordre  immuable fixé au départ. Il n’est pas permis de rayer ou d’ajouter des noms de candidats sous peine d’annuler le bulletin. Chaque liste se voit attribuer une ou deux lettres de l’alphabet hébraïque sur le bulletin de vote pour les identifier facilement pour les non-hébraïsants. 
Cependant une restriction a été imposée pour éviter la prolifération de petits partis : les listes qui n’obtiennent pas au moins 3,25% des voix sont éliminées et leurs voix redistribuées entre les autres listes. Selon le nombre de votants, il faut généralement qu’une liste obtienne au moins 4 députés pour être admise à la Knesset. Mais les micros partis ont contourné le problème en s'unissant. En cas de décès ou de démission d'un député en cours d’exercice, le mandat revient automatiquement au suivant de liste non élu. Il n’y a donc jamais d’élection partielle.  
Il est rare qu’une liste obtienne plus de 40 députés, généralement 30 au maximum, alors qu’une  majorité de 61 sièges est indispensable pour qu’une loi soit votée. Il est donc nécessaire de constituer une coalition de plusieurs partis qui s’allient sur un programme préétabli et enregistré auprès de l’administration parlementaire.
Le Président de l’Etat désigne, à sa discrétion, l’un des députés élus pour devenir premier ministre et constituer son gouvernement, généralement la tête de liste du parti arrivé en tête mais rien ne l’y oblige. En revanche, certains ministres peuvent être choisis en dehors des députés.
Les listes qui ont été élues en 2015 sont les suivantes. Plusieurs se représenteront et de nouvelles listes seront créées avec des dirigeants novices. Nous aborderons la question lorsque les listes définitives seront inscrites. Mais dès à présent on peut dire que le paysage politique risque d’être totalement modifié en 2019.

LIKOUD (Benjamin Netanyahou)  30 députés, 984.966 voix, 23,40%. Parti de droite, leader de la coalition gouvernementale.

UNION SIONISTE (Yitzak Herzog) 24 députés,  786.075 voix, 18,67%. Parti de centre-gauche dans l’opposition regroupant les Travaillistes et Hatnuah.

LISTE UNIFIEE ARABE (Ayman Odeh) 13 députés, 443.837 voix, 10,54%. Parti dans l’opposition avec des éléments non sionistes. Regroupe quatre partis arabes qui se sont unis pour passer la barre des 3,25% minimum.

YESH ATID (Yaïr Lapid) 11 députés, 370.850 voix, 8,81%. Parti du centre dans l’opposition.

KOULANOU (Moshé Kahlon) 10 députés, 315.202 voix, 7,49%. Parti de centre-droit dans la coalition gouvernementale.

FOYER JUIF (Naftali Bennett) 8 députés, 283.559 voix, 6,74%. Se situe à la droite du Likoud, sionistes religieux avec quelques éléments nationalistes, parti de la coalition gouvernementale. Il est issu de la fusion entre le parti national religieux et l’Union nationale. 

SHASS (Arie Dhery) 7 députés, 241.200 voix, 5,73%. Religieux orthodoxes séfarades, membres de la coalition gouvernementale.  

ISRAEL BEITENOU (Avigdor Lieberman) 6 députés, 215.083 voix, 5,11%. Parti nationaliste laïc à droite du Likoud qui a fait partie de la coalition puis en est sorti. Au départ il regroupait les immigrants soviétiques puis s'est diversifié en intégrant Orly Lévy-Abécassis, d’origine marocaine qui lui a apporté des voix nord-africaines.

JUDAÏSME TORAH (Yaakov Litzman), 6 députés, 211.826 voix, 5,03%. Religieux orthodoxes ashkénazes faisant partie de la coalition gouvernementale. Ce parti regroupe deux micros partis intégristes Agoudat Israël et Deguel Hatorah pour franchir le seuil de 3,25% des voix.

MERETZ (Zehava Gal-On) 5 députés, 165.292 voix, 3,93%. Parti de gauche et d'extrême-gauche dans l’opposition.

Un parti a frôlé l’élection mais n’a pas atteint les 3,25% de voix :

YAHAD (Eli Yshaï) droite extrême-religieuse. 2,97%, 125.158 voix.

          Pour la Knesset 2015 et compte tenu du nombre de votants, il fallait une moyenne de 35.000 voix pour élire un député. Il y a eu 72,36% de votants soit 4.253.336 sur une population de 8.120.300 avec 5.881.696 inscrits.



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