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mardi 11 décembre 2018

Agatha Christie et la mort de Yasser Arafat



AGATHA CHRISTIE ET LA MORT DE YASSER ARAFAT

La chronique de Michèle MAZEL



Près de quinze ans après la mort de Yasser Arafat, pour les Palestiniens, c’est toujours une certitude «on» a assassiné leur chef emblématique.  Et qu’on ne vienne pas leur dire que le vieux leader est mort en France après avoir été admis à l’hôpital Percy à Clamart, établissement de pointe dont la plupart des chefs de service sont des professeurs agrégés. Qu’on ne vienne surtout pas leur dire que sans les strictes consignes de respect du secret médical, imposées à tous ceux qui ont eu connaissance du dossier, il y a belle lurette que la nature du mal qui l’a emporté aurait été rendue public.


Hôpital Percy Clamart

D’ailleurs sa veuve, Suha Arafat, s’est bien gardée de demander une autopsie. Elle attendra sept ans pour se décider à porter plainte contre X pour assassinat. Il serait faux de croire que c’était Israël qui était visé : la veuve et désormais fort riche héritière n’a jamais caché qu’elle rendait certains dirigeants palestiniens – dont Abou Mazen – coupables d’avoir comploté contre son époux. Peut-être une façon de se venger des «calomnies» que ces dirigeants répandent sur elle, et notamment cette histoire de détournement des fonds palestiniens déposés au nom du défunt. Ou encore du fait qu’ils ne l’ont pas laissée assister aux funérailles solennelles à Ramallah.
On en arrive alors à l’affaire rocambolesque du polonium. C’est un poison aussi mystérieux que létal : il a été utilisé deux ans après la mort d’Arafat pour assassiner le dissident russe Alexander Litvinenko.  Pourquoi ne s’en serait-on pas servi aussi pour se débarrasser d’un homme encombrant ? Malgré les expresses réserves de la communauté scientifique, une équipe d’experts russes, français et suisses se rend à Ramallah ; le corps est exhumé et des échantillons sont prélevés dans le but de procéder à des examens approfondis.
Arafat et sa femme

Ils ont beau être négatifs, les théories de conspiration fleurissent.  Et le coupable est tout trouvé : ce ne peut être que l’Etat juif. Avant l’affaire du polonium les Palestiniens avaient évoqué d’abord «un laser de haute précision» utilisé pour tuer leur leader, puis ils affirmèrent que le Mossad avait systématiquement remplacé les médicaments dont se soignait le malade par du Thallium, poison incolore, inodore et sans goût qui tue lentement. En 2009, le Fatah vota une résolution accusant explicitement Israël du «crime»  bien que là encore les experts aient conclu que le malade n’avait présenté aucun des symptômes d’un empoisonnement au Thallium.
Bassam Abou Sharif 

 Bien sûr pour la rue palestinienne la cause est entendue depuis longtemps ; le fait qu’on n’ait rien trouvé prouve bien qu’il s’agit de ce redoutable et perfide ennemi qu’est le Mossad. L’un des principaux conseillers de Yasser Arafat, Bassam Abou-Sharif, vient enfin de dévoiler la clé du mystère.  Ce lundi 10 décembre, il affirme être en possession d’un document ultra-secret selon lequel Ariel Sharon et le Département d’Etat  Américain auraient décidé d’éliminer un adversaire encombrant et auraient préalablement «demandé l’autorisation de l’Arabie Saoudite». Tant qu’à inventer, autant faire grand.   Quant à la méthode choisie, elle aurait été empruntée à Agatha Christie : c’est dans le tube de dentifrice d’Arafat qu’aurait été introduite la substance mortelle.
Agatha Christie

Le monde attend maintenant impatiemment la publication du document et la révélation du nom de cette substance. Il y a pourtant tout lieu de craindre que cette attente soit vaine.

2 commentaires:

Georges KABI a dit…

Ce qui est dramatique dans cette comedie c'est que les Arabes utilisent les conspirations afin de sauver la face de leurs incuries.

Maxime a dit…

Maxime
Les Palestiniens, c’est bien connu sont immortels, et si ils meurent, c’est qu’Israel, le Mossad... les a tues!
A propos il paraît que sa femme l’appelait « mon trésor » Elle peut!!!!!!