Après l’affichage du premier article, le chargement des nombreuses images des articles suivants nécessite environ une minute d’attente.


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


 

mercredi 14 novembre 2018

Fake news ? Non, le Quai d'Orsay condamne le Hamas par Michèle MAZEL



FAKE NEWS ? NON, LE QUAI D’ORSAY CONDAMNE LE HAMAS !

La chronique de Michèle MAZEL


Quai d'Orsay
          «Solidarité avec les populations du Sud d'Israël sous le feu des roquettes en provenance de la bande de Gaza et condamnation des attaques contre les civils. Pensées particulière pour mes compatriotes concernés, ainsi que pour les familles de blessés». C’est Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël qui le dit. Elle fait écho au communiqué du ministère des Affaires étrangères de cette nuit : «La France condamne avec force le nombre de missiles tirés délibérément …depuis la bande de Gaza en direction des localités du sud d’Israël, revendiqués par le Hamas».




Vincent Floreani, Porte-parole adjoint du Quai d'Orsay



          Faut-il se réjouir de cette prise de position apparemment sans équivoque, saluer ce réveil, si tardif soit-il ? On le ferait volontiers sans la constatation amère que ce changement de cap, en catastrophe, ne peut faire oublier les longs mois de silence qui l’ont précédé. Des mois durant lesquels le Hamas a attaqué quotidiennement son voisin, Israël, qui ne lui avait rien fait. Des mois durant lesquels il a semé le feu et la terreur, envoyant jour après jour des militants surexcités tenter de détruire la barrière et de déferler sur «les localités du sud d’Israël». Des mois pendant lesquels la France ne sortait de son mutisme que pour sermonner l’Etat juif, coupable d’utiliser «des moyens disproportionnés» pour se défendre.
Pendant ce temps la presse glorifiait «les combattants héroïques» et étalait complaisamment des photos savamment posées de ces David auto-proclamés défiant le Goliath Juif.  Une attitude qui contrastait singulièrement avec celle des Etats arabes – de l’Egypte au Qatar – des Etats Unis et de l’ONU qui cherchaient à éteindre ce début d’incendie qui menaçait d’embraser la région. Comment ne pas penser que ce silence coupable de la France et de l’Union européenne a encouragé le Hamas, d’abord dans la poursuite de son œuvre de destruction toute entière tournée vers les populations civiles, avant de les inciter à se lancer dans une confrontation qui ne peut être suicidaire ?

Comment ne pas voir aussi à quel point cette lâcheté occidentale a pesé sur les preneurs de décision en Israël ? Car si la mort d’un manifestant palestinien, tué d’une balle israélienne alors qu’il s’apprêtait à lancer des explosifs, faisait l’objet de la réprobation générale, qu’en serait-il d’une réplique vigoureuse qui ne manquerait pas de faire de nombreuses victimes civiles à Gaza  - avec à la clé de longs développements à la télévision sur les maisons dévastées, les petits blessés, les hôpitaux submergés?  Tout cela entraînant la demande de réunion d’urgence du Conseil de Sécurité, convocation des ambassadeurs d’Israël dans les capitales européennes pour leur signifier de vives remontrances… 
Alors les dirigeants de Jérusalem ont voulu éviter par tous les moyens cette escalade. Ils ont donné carte blanche aux représentants de l’Egypte, du Qatar, de l’ONU pour trouver un accord. Ils ont voulu réussir l’impossible : arriver à un accord avec le Hamas, une organisation dont la charte fait de la destruction d’Israël et de l’élimination de tous les Juifs de Palestine sont objectif principal.
Le résultat est là. Des centaines de maisons dévastées – en Israël. Des civils tués dans des bombardements – en Israël. Des dizaines de blessés – en Israël. Et l’Europe qui comprend trop tard qu’elle a fait fausse route.

5 commentaires:

Norbert L a dit…

Quelle hypocrisie dans la "condamnation" du quai d'Orsay !
Il ne condamne pas le fait de tirer des fusées sur des civils, il condamne le nombre ! Combien de roquettes sont légitimes pour le ministère des AE français ?

Cela me rappelle un commentaire d'un journaliste français il y a quelques années, en réponse à une critique que je lui faisais par courrier : "combien de morts ? 23 Palestiniens contre 1 Israélien. CQFD !"

Aucune distinction entre attaques contre des terroristes armés s'apprêtant à faire un mauvais coup et des civils à leur domicile. C'est cela le Quai d'Orsay. Je ne leur accorde aucun crédit pour cette déclaration d'une totale ambigüité.

Véronique Allouche a dit…

L’Europe certes a fait fausse route mais Israël est-il à ce point tributaire de L’Europe? Ne l’est-il pas essentiellement des USA qui domine largement le monde économique et diplomatique au Moyen Orient? Peut-être n’était-ce pas le moment d’aller plus avant dans ce conflit avant que le plan de Paix de Donald Trump ne soit dévoilé.
Le revirement du Quai d’Orsay en faveur d’Israël fait suite aux commémorations du 11 novembre sur les Champs Élysées où monsieur Netanyahou était placé au premier rang du podium en compagnie des plus grands représentants de la planète. Ce n’est pas un hasard.
Bien cordialement

Jacques BENILLOUCHE a dit…

Le premier rang de Netanyahou n'a aucune signification politique. Les dirigeants sont placés selon leur ancienneté au pouvoir.

Véronique Allouche a dit…

@jacques
Pas tout à fait d’accord, et même pas d’accord du tout.
Lors de sa conférence de presse à Paris, Netanyahou a dit à peu près ceci: « Israël est reconnu dans le monde entier, preuve en est de la place occupée au premier rang... ».
D’autre part il me semble que Donald Trump n’a pas une ancienneté démesurée.... il était pourtant au premier rang!

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@ Véronique

Toujours très affirmative !

Selon Michèle Mazel, femme d’ambassadeur, qui a eu à pratiquer le protocole il existe bien un ordre protocolaire : d’abord les têtes couronnées puis à l'ancienneté des dirigeants avec dérogations pour les grandes puissances.