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lundi 17 septembre 2018

Rentrée orageuse par Michèle MAZEL



RENTRÉE ORAGEUSE

La chronique de Michèle MAZEL



Abou Mazen, toujours considéré comme le président de l’Autorité palestinienne bien que son mandat soit expiré depuis des années – comme celui de son parlement - vient de montrer une fois de plus qu’il n’a pas lu La Fontaine et plus précisément «le pot de fer et le pot de terre». Il y aurait quelque chose de pathétique dans son entêtement s’il n’en faisait payer le prix à une population sans défense. On veut bien comprendre que le vieux leader ne décolère pas depuis la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem-Ouest mais il avait d’autres atouts pour y répondre.




Il dispose d’une équipe de négociateurs et de diplomates qui ont fait leurs preuves. Une équipe qui aurait pu engager le dialogue avec la Maison Blanche et avec le département d’Etat et demander des compensations, sinon des gestes, qu’elle aurait sans doute obtenus. Il ne voit pas qu’il est de plus en plus seul. L’Egypte et le Qatar voient en lui la pierre d’achoppement, non seulement à la réconciliation palestinienne, mais encore à une accalmie à Gaza. Les autres pays arabes sont furieux contre une politique qui a poussé le président américain à couper les vivres à l’UNWRA, les obligeant à chercher en urgence une bien aléatoire solution.
Pourtant Abou Mazen reste confiant. Il sait qu’il peut compter sur l’Union européenne et sur la presse occidentale qui manifestent envers lui une indulgence aussi incompréhensible que coupable. C’est ainsi que l’on peut voir sur la page Facebook de l’Autorité palestinienne une série de caricatures antisémites plus répugnantes les unes que les autres tirées de l’imagerie palestinienne. On y voit notamment une pieuvre marquée de l’étoile de David étouffant un enfant palestinien et déracinant mosquées et écoles.
Ces caricatures ont été présentées dans une «exposition» de protestation en présence de délégués de l’Union européenne mais aussi de l’Unesco et de l’Unicef. La presse occidentale, si prompte à monter en épingle le moindre discours des dirigeants israéliens, a passé l’événement sous silence. 
Vostok 2018

Il est vrai que l’Europe a bien d’autres soucis. La montée des extrémismes, Vladimir Poutine qui lance «Vostok 2018» le plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide, qui réunit trois cent mille soldats, un millier d’avions et des dizaines de milliers de tanks et autres engins de guerre. Sans parler de l’importante participation chinoise à cet exercice.
Pourquoi ce déploiement de force et contre qui est-il dirigé ? On se perd en conjectures suivant la formule consacrée. D’ailleurs un danger beaucoup plus pressant menace le vieux continent. Il s’agit de l’attaque qui semble imminente contre Idlib, dernier carré de résistance dans la reconquête de la Syrie par Bachar Assad. Tandis qu’avions russes et syriens ont commencé à pilonner la zone, le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alarme : «Il est absolument essentiel d’éviter une bataille de grande ampleur…cela déclencherait un cauchemar humanitaire sans précédent dans le sanglant conflit syrien».
Le Driant au Qatar

Le ministre français des Affaires étrangères abonde dans son sens mais pas tout à fait pour la même raison. Ce n’est pas tant le sort des civils pris au piège qui le préoccupe, mais bien le risque sécuritaire que l’opération ferait courir pour l’Europe : outre un nouvel afflux de réfugiés, la chute d’Idlib entraînerait la fuite de milliers de djihadistes, dont quelques dizaines de combattants français, qui pourraient rejoindre le vieux continent. A chacun ses priorités.

2 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

"Idlib, cinq lettres qui résonnent à la fois comme l’espoir, le scandale et une nouvelle manifestation du mal récurrent de l’Occident. L’espoir d’une fin prochaine de la guerre civilo-globale de Syrie ; le scandale de jihadistes armés occupant la dernière région d’un pays souverain avec le soutien actif des Occidentaux, des pays du Golfe et d’Israël ; le mal de l’Occident : une schizophrénie récurrente consistant à aider des terroristes, de même filiation que ceux venus tuer nos enfants dans les rues de Paris, Berlin, Londres et de bien d’autres localités d’Amérique, d’Afrique et d’Asie."

https://www.les-crises.fr/idlib-une-schizophrenie-orientale-par-richard-labeviere/

Georges KABI a dit…

La zone d'Idlib est controle par les Kurdes syriens. L.EI n'y est plus present depuis belle lurette. Poutine et l'Iran ont decide de faire un cadeau a Erdogan pour qu'il puisse genocider ces Kurdes qui s'alignent sur le PKK des Kurdes de Turquie. Ainsi l'Iran a-t-il bombarde les Kurdes d'Irak pour les prevenir de ne pas s'en meler. Assad a meme prepare les gaz necessaires. La preuve: Poutine crie sur tous les toits que les Kurdes de Syrie sont entrain de preparer une mise en scene d'attaque par le gaz.
Les Europeens n'ont rien a craindre des combats de la zone d'Idlib, il n'y aura pas de refugies, que des morts.

Quant a l'UNRWA qui n'aurait du jamais existe, sa survie depend maintenant des subventions de la Chine et du Japon, qui ont remplace les USA. Et les pays arabes, comme d'habitude, ne versent pas un centt.