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samedi 11 août 2018

Univers parallèles par Michèle MAZEL



UNIVERS PARALLÈLES

La chronique de Michèle MAZEL



Alcool à Ramallah

          En cette chaude soirée d’été, il y a foule dans les bars branchés de Ramallah, capitale administrative de l’Autorité palestinienne. L’alcool coule à flots malgré les interdits. Ainsi selon le site internet Wikitravel en anglais, il s’agit d’une destination très «inn» du fait de sa vie nocturne animée et de sa culture relativement libérale qui attire les visiteurs d’autres cités y compris de Jérusalem.  Il précise d’ailleurs que les visiteurs étrangers s’y trouveront en sécurité – s’ils ne sont pas israéliens bien sûr.





Un reportage récent de la télévision israélienne s’est attardé sur les country clubs hauts de gamme avec piscines et terrains de golf de la région qui accueillent une clientèle fortunée – ceux qui ne sont pas encore partis ou qui viennent de rentrer de vacances en Amérique ou en Europe. Évidemment, ce reportage n’a été repris par aucune télévision européenne. Les rares équipes de télévision qui font le déplacement se focalisent exclusivement sur les camps de réfugiés – palestiniens – que le régime palestinien préserve soigneusement.
Jeunesse à Ramallah

Ce n’est pas là que vont se diriger les millions de dollars d’aide internationale versés chaque année dans ses coffres. Les camps de réfugiés et les villages souvent sans eau courante, et parfois sans électricité, sont le fonds de commerce de ce régime corrompu. Un mécanisme de propagande bien huilé étale complaisamment la misère bien réelle d’une population avant tout victime de ses dirigeants. Malheureusement trop de braves gens se laissent aveugler par l’illusion de l’univers parallèle que leur montrent les médias et rejoignent les mouvements BDS ou d’autres organisations qui appellent plus ou moins ouvertement à la destruction d’Israël.
Camp de réfugiés surpeuplé

Ils ignorent que la seule manne que l’Autorité palestinienne daigne accorder aux pauvres de son pays, ce sont les «salaires» et autres avantages versés aux familles des «chahids» - les «martyrs» tués lors d’attentats suicides ou emprisonnés en Israël après avoir effectué ce qui sera présenté par la presse arabe comme «une glorieuse et héroïque  action de résistance» : massacre d’une famille entière, bébé de trois mois compris ou attaque au couteau contre un passant israélien pris au hasard. 
Ce n’est donc pas toujours par idéologie qu’un jeune va chercher le martyre. Le calcul est simple. S’il est tué, se dit un adolescent ou un garçon de dix-huit ans qui vit dans un camp de réfugiés ou dans un pauvre village, sa famille sera non seulement tirée d’affaires, elle sera auréolée d’un grand prestige ; ses sœurs auront une dot qui leur permettra de trouver un bon parti. S’il est fait prisonnier, il touchera un «salaire» proportionnel à la gravité de son acte et à la lourdeur de la peine encourue. Il pourra évidemment entreprendre de longues études qu’il n’aurait pu se permettre autrement.
Shahid palestinien

Une fois la liberté retrouvée, il sera accueilli en héros et la somme confortable accumulée pendant ses années d’incarcération lui permettra d’envisager l’avenir avec sérénité. Il ne fait pas de doute que chaque nouveau «martyr» risque de susciter de nouvelles vocations. Seulement ce sont des choses dont on ne parle pas dans les media occidentaux.   

1 commentaire:

David a dit…

Voici des vérités bonnes a dire ! Merci Michèle Mazel, puisse cet article être lu en dehors de notre sphère d'initiés !