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dimanche 8 juillet 2018

Un autre aspect du Mossad par Michèle MAZEL



UN AUTRE ASPECT DU MOSSAD

La chronique de Michèle MAZEL


Général Gholam Reza Jalili 

On croyait les agents du Mossad à la manœuvre en Iran : selon le quotidien libanais L’Orient-Le Jour du 6 juillet, «Un général iranien a accusé lundi Israël de trafiquer les nuages pour empêcher la pluie de tomber en Iran et fait part de vols de nuages en territoire iranien». D’ailleurs Gholam Reza Jalili, le général en question, commandant de la Défense passive iranienne, excusez du peu, n’en reste pas là. Pour lui le changement climatique en Iran est suspect…et de plus, dit-il, «nous faisons face à un phénomène de vol de nuages et de neige».





 On s’en voudrait évidemment de lui demander ce que le Mossad fait au juste du produit de ces vols : l’organisation mythique aurait-elle trouvé une technique pour «aspirer» de façon invisible nuages et neige à l’intérieur d’Israël – distante de plus de mille kilomètres ? Le directeur de la météorologie nationale iranienne a démenti : «un pays ne peut pas voler des nuages» a-t-il dit. Ce démenti a-t-il convaincu ? Ce n’est pas si sûr.
Documents iraniens subtilisés

Non seulement le monde arabe et musulman est prêt à croire à peu près tout quand il s’agit d’Israël, mais encore de récents événements semblent lui donner raison. Le Mossad israélien ne vient-il pas de dérober au nez et à la barbe des services de sécurité iraniens des centaines de dossiers ultra-sensibles détaillant le programme nucléaire du pays et entreposés dans un lieu tenu secret dans la grande banlieue de Téhéran ? L’ensemble de ces dossiers, dont le poids dépasserait une demi tonne, avait été tranquillement chargé sur deux camions qui avaient réussi à passer la frontière avant que l’effraction n’ait été découverte et l’alerte donnée.  Au fond, pensent sûrement certains, si on peut voler des documents protégés par des portes blindées, pourquoi pas des nuages qui eux n’ont aucune protection ?  

Mais en fait le Mossad était occupé ailleurs. Lors d’une cérémonie émouvante, il a remis ces jours-ci à Nadia Cohen  la montre que portait son mari Eli Cohen, l’agent du Mossad qui avait réussi à infiltrer les plus hautes sphères des services de sécurité et du gouvernement syrien, lorsqu’il a été capturé  Ce héros tranquille qui a transmis des renseignements d’une valeur inestimable qui ont contribué à la victoire d’Israël sur le front syrien lors de la Guerre-des-Six-Jours  a été condamné à mort et exécuté par pendaison le 18 mai 1965 – à l’âge de quarante ans. C’était il y a plus d’un demi-siècle mais il est toujours révéré par l’organisation qu’il a si bien servie et qui ne ménage pas ses efforts, malgré le temps passé, pour retrouver le lieu où il a été inhumé et lui donner une sépulture auprès des siens en Israël.  
Eli Cohen

Un défi rendu presqu’impossible par la situation en Syrie et les dangers encourus par les agents du Mossad. Si leurs efforts n’ont pas encore porté fruit, ils ont réussi à «retrouver» la montre du héros et à en confirmer l’authenticité. Pouvoir toucher quelque chose qui a appartenu à son mari a été d’un grand réconfort pour la veuve, qui ne perd pas l’espoir de pouvoir un jour se recueillir sur la tombe de son mari et du père de ses trois enfants.

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

Cet article s'applique à nous expliquer :

1 - Que le Mossad est diaboliquement efficace.

2 - Que Netanyahou est un animal politique qui n'a pas son égal.

3 - Que le métier d'espion est infiniment dangereux.

Mais qui cela pourrait-il bien surprendre ?