Après l’affichage du premier article, le chargement des nombreuses images des articles suivants nécessite environ une minute d’attente.


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


 

dimanche 1 juillet 2018

Un jour mon Prince viendra... par Michèle MAZEL



UN JOUR MON PRINCE VIENDRA…

La chronique de Michèle MAZEL



William et le président de l'Etat

          Le prince William, duc de Cambridge, qui sera un jour, nous dit-on, roi d’Angleterre a quitté nos régions et s’en est retourné dans son futur royaume.  On l’attendait depuis si longtemps, ce fils de la perfide Albion, enfin venu voir de ses propres yeux le résultat d’un siècle de mesures et de contre-mesures prises par son pays. D’un côté la Déclaration Balfour : de l’autre la création de la Transjordanie arrachée à la Palestine mandataire. Sans oublier les bateaux chargés de réfugiés fuyant les camps de la mort empêchés d’accoster, leurs passagers désespérés parqués dans d’autres camps.





Original déclaration Balfour

Qu’allait-il se passer ? L’heure des règlements de compte avait-elle sonné ? Le président Mahmoud Abbas allait-il embarrasser son hôte en lançant une de ses fameuses diatribes contre l’Angleterre comme il le fait chaque année et profiter de l’occasion pour demander réparation de la déclaration Balfour ? En Israël un ou une ministre allait-il – ou elle – poser la question qui fâche ? Ce voyage de tous les dangers s’est finalement très bien passé, sans doute du fait d’une programmation remarquable.



Aucun incident ou presque - à Ramallah Abou Mazen a évoqué sans rire la longue amitié du peuple palestinien pour le peuple anglais et sa volonté de paix. Le cortège officiel a été caillassé – pas grand-chose en fait – sur les routes de l’Autorité palestinienne mais c’était sans doute le fait de gamins désœuvrés croyant avoir affaires à une délégation israélienne. En Israël en revanche il s’est produit un petit miracle. Le prince est venu, a vu, a conquis… et il a été conquis à son tour.   
A la plage avec le maire de Tel_Aviv

On a pu voir à quel point le courant «passait» entre ce premier visiteur royal en visite officielle et le public israélien à travers de bien sympathiques images d’un prince échappé pour un temps de sa tour d’argent. On l’a senti surpris d’être accueilli si chaleureusement par une foule joyeuse et bon enfant et surtout jeune comme lui.  Pas de protocole ou si peu pour une promenade sur la plage de Tel Aviv en compagnie du maire - tous deux en bras de chemise ! - ou encore la rencontre avec la lauréate de l’Eurovision Netta Barzilai boulevard Rothschild. Il s’y est initié selon un tweet officiel du palais de Kensington au «gazoz» - mythologique boisson gazeuse ; ce tweet a conclu par le fameux «Kapara aleichem» cri de ralliement de la chanteuse pratiquement intraduisible en français.

S’est-t-il dit au cours de cette visite si courte et si dense qu’il n’avait jamais vu autant de Juifs à la fois ? A-t-il saisi à quel point l’image qu’il se faisait d’Israël était fausse ? On sait qu’en sortant du musée de Yad Vashem, il s’est laissé aller à dire spontanément que ses connaissances de l’Holocauste étaient insuffisantes et qu’il se devait de les approfondir.  


          La visite ne changera sans doute  pas grand-chose à la politique de Sa gracieuse Majesté au Moyen Orient.  Elle a pourtant fait la une de la presse occidentale – et arabe. Les images d’un jeune homme, au franc sourire sur fond de plage ensoleillée, ont pu donner, ne fut-ce que pour quelques jours, une autre image d’un pays sans cesse démonisé par les médias.


1 commentaire:

bliah philippe a dit…

Effectivement le caillassage au passage palestinien n'est pas grand chose. Jospin, saignements à la tete l'a vécu alors meme qu'il venait allouer une coquette somme aux palestiniens.Il semble que la reconnaissance ne paie pas chez eux.Voici une belle lecon a mediter pour les Israeliens qui l'ont compris. La presse n'en fait pas ses choux gras, car en "Palestine" il ne s'agit que faits divers routiniers surtout lorsqu'il s'agit d'occidentaux.
Par contre que n'aurait on dit si le Prince charmant s'était fait caillasser sur la plage de Tel-Aviv en souvenir d'un livre Blanc ayant ouvert une page noire de l'Histoire de l'Anglettere. Apparemment seuls les juifs savent dignement tourner la page.