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mardi 12 juin 2018

La guerre économique par Marianne ARNAUD



LA GUERRE ECONOMIQUE
Par Marianne ARNAUD


« La raison du plus fort est toujours la meilleure », disait le fabuliste. Ainsi donc, hier au soir, nous nous sommes couchés avec l'idée qu'un compromis avait été signé à l'issue de la réunion du G7 de La Malbaie au Canada, entre les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la France, l'Italie et le Japon. Mais ce matin, au réveil, nous apprenions que du haut de son Air Force One, le président Trump – qui avait quitté la conférence avant la fin – avait ordonné à ses représentants de retirer sa signature du communiqué final.



Justin Trudeau


Entre temps, Justin Trudeau, le fringant premier ministre canadien, avait déclaré devant la presse : «Les Canadiens sont polis et raisonnables mais nous ne nous laisserons pas bousculer». Il n'en a pas fallu plus, pour que Trump, dans un tweet, ne le traite de personne «malhonnête et faible», et reprenne sa signature.
Donc il est certain que les augmentations de taxes douanières sur l'acier mais surtout sur les automobiles seront maintenues. Les automobiles allemandes représentent le quart des exportations allemandes. Les exportations des berlines haut de gamme représentent plus de 40% du marché. Or les voitures importées aux États-Unis ne sont taxées qu'à 2,5% tandis que les voitures américaines exportées vers l'UE sont taxées à 10%, d'où ces réflexions amères de Trump se plaignant qu'il y ait trop de voitures allemandes à New-York et pas assez de voitures américaines dans les rues européennes.


Voilà pourquoi, bien qu'ayant signé un texte où chacun voulait voir un progrès vers le dialogue - le président Macron allant jusqu'à affirmer, qu'en principe, il ne devrait plus y avoir de mesure unilatérale négative - mais Donald Trump s'étant ravisé, il y a tout lieu de craindre que ce G7 ne comptera pour rien, et que, d'ores et déjà, la guerre économique est déclarée entre les États-Unis et leurs alliés européens.

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