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dimanche 20 mai 2018

Trop c'est trop par Michèle MAZEL



TROP C’EST TROP

La chronique de Michèle MAZEL

            

          Il faut entendre la meute qui se déchaine contre Israël. Le président turc, apôtre des droits de l’homme et du citoyen (pourvu qu’il soit musulman) affirme qu’à Gaza les Israéliens ont fait pire que les Nazis. Façon de se montrer antisioniste et négationniste à la fois. Ecoutons-le : «Il n’y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a 75 ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza». Vous avez bien lu : «Il n’y a pas de différence entre les atrocités subies par le peuple juif en Europe il y a 75 ans et la brutalité dont souffrent nos frères à Gaza».





- Combien de morts ?  - Environ 60, nous avons échoué

            Dans la foulée, les pays de l’Organisation de la Coopération islamique tenant une réunion d’urgence à Istanbul ont appelé à la création et l’envoi d’une force internationale d’intervention à Gaza pour protéger les Palestiniens. On aurait pu leur faire remarquer que les Palestiniens n’avaient besoin de protection que lorsqu’ils attaquaient Israël mais les participants à la réunion auraient sans doute répondu que c’était sortir du sujet.
            D’ailleurs on n’a pas non plus évoqué la situation dans le grand camp de réfugiés de Yarmouk au sud de Damas, établi en 1957 et où vivaient plus de cent mille palestiniens. Il est vrai que la plupart, privés de tout et affamés, ont fui les combats qui ont partiellement détruit l’endroit, leurs appels désespérés à l’aide n’ayant pas été entendus par les autres pays arabes. Les réfugiés du Yarmouk constituent ce qu’on appelle pudiquement «des dommages collatéraux» des combats qui ont opposé et opposent toujours les forces du régime à diverses formations rebelles.
Camp de Yarmouk

            Pour en revenir à celui qui se voit déjà le nouveau calife, Recep Tayyip Erdogan, en campagne pour les prochaines élections, il ne fait pas de doute qu’il se sentait encouragé par la résolution adoptée la veille par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Délaissant des problèmes secondaires telles que la situation humanitaire en Syrie et les centaines de milliers de victimes de la guerre civile toujours pas à son agenda, il s’est réuni toutes affaires cessantes pour se pencher sur «le massacre de Gaza». 


Zeid Ra’ad al Hussein

            C’est le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, Zeid Ra’ad al Hussein, qui a ouvert la séance. Il s’agit d’un éminent diplomate jordanien, qui fut le représentant de son pays aux Nations Unies et qui a servi dans les rangs de l’armée jordanienne. Il est vrai qu’il n’était qu’un enfant lorsque ladite armée a réprimé dans le sang la tentative d’insurrection des forces de l’Organisation de la Palestine en 1970/71. Yasser Arafat accusa alors le roi de Jordanie d’avoir fait massacrer 25.000 combattants palestiniens.
            Autre temps, autres mœurs.  S’agissant de Palestiniens aujourd’hui, 60 morts constituent un «massacre» si ce sont les Israéliens qui en sont responsables. Pour l’éminent diplomate, les dizaines de milliers de manifestants tentant de forcer la barrière en vociférant pour déferler sur les villages israéliens situés à quelques centaines de mètres «ne constituaient pas une menace suffisante» et l’armée n’aurait pas dû ouvrir le feu. Il n’a pas précisé les mesures que les soldats auraient pu prendre.
Destruction des barbelés à la frontière de Gaza

            Il n’a pas non plus relevé que 80% des «victimes» étaient des militants du Hamas. Sous son impulsion, le Conseil a adopté une résolution appelant à envoyer une commission d’enquête sur place. La France a voté pour. Quatorze pays se sont abstenus, dont l’Allemagne, l’Angleterre et la Suisse. L’Australie et l’Amérique – encore elle – ont sauvé l’honneur et voté contre.




2 commentaires:

David a dit…

Salutaire recadrage, bravo !
Si tout le monde pouvait lire cet article qui rétablit la vérité.

denis sabrié a dit…

Rassures toi David, les articles intéressants sont bien lus sur le site Temps et Contretemps, Jacques Benillouche fait un excellent travail, très pointu dans les détails, merci à Michèle Mazel pour recadrer la situation..., en voyant ces fils barbelés, je me demandais s'il n'était pas préférable d'y construire un mur..je sais, ce n'est pas très esthétique..mais pour la sécurité et le maintient de la surpopulation Arabe dans "sa bande", une cinquantaine de kilomètres, c'est faisable avec la participation financière de grandes entreprises Israelliennes..
Après laissons aboyer les méchants..ça permettra aux Services de renseignement C.I.A., MOSSAD, de mieux cibler la connerie "humaine" et le temps venu, de les recadrer...les meneurs ne sont pas si nombreux que ça..., même en Europe..