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mardi 8 mai 2018

La France à vau-l'eau par Marianne Arnaud



LA FRANCE À VAU-L'EAU

Tribune libre de Marianne ARNAUD


            

          Un an, presque jour pour jour, après qu'Emmanuel Macron ait été élu à l'Élysée par ce que ses partisans, eux-mêmes, présentent comme «Le Casse du siècle», tandis que ses opposants ne finissent pas de s'alarmer que leur candidat, François Fillon, ait été victime d'un «assassinat politique», où en est la France ?



            La facilité serait de répondre : elle est dans la rue, tellement les manifestations de rue ont pris d'importance dans nos media - à tort ou à raison – en ce mois de mai commençant. Celle du 1er mai a été désastreuse car les images des rues de Paris à feu, à défaut d'être à sang, ont fait le tour du monde. En revanche celle du 5 mai, organisée par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon pour laquelle on nous avait préparé au pire, a bien tenu son engagement d'être la «Fête à Macron» !
            Mais les journalistes ont beau nous expliquer, à longueur d'émissions, que ces manifestations sont des échecs, que le nombre de participants est décevant, le citoyen lui, et même celui qui a voté pour Macron, commence à se demander s'il n'y a pas un ver dans le fruit qu'on lui a vendu.

            Les zadistes, dont on ne parle plus guère, n'ont toujours pas évacué Notre-Dame-des-Landes, ce que beaucoup jugent comme un aveu de faiblesse de la part d'un président qui a été élu pour rétablir l'autorité de la fonction. Les Universités sont vent debout contre une réforme qui ne satisfait pas les étudiants, qui le disent en occupant les locaux où on a vu débarquer les forces de l'ordre, parfois au grand dam des recteurs.
            La «grève perlée» des cheminots sur laquelle le président Macron tablait pour leur aliéner le public, suit son cours, sans que le pouvoir n'accepte la négociation avec les syndicats. Et voilà que s'y ajoute celle d'Air France où l'on a vu le personnel signifier par referendum le renvoi de son PDG qui avait lui-même organisé la consultation du personnel, mettant sa démission dans la balance.
            Quand on aura ajouté les chômeurs, les retraités, les personnels des hôpitaux, les médecins, les avocats, les juges, qui tous s'estiment maltraités par le gouvernement, il n'est pas difficile d'imaginer que les manifestations vont aller en se renforçant.
            La vérité est que la politique économique de la France, au bout d'un an, n'a toujours pas donné les résultats escomptés. Dette, dépense publique, prélèvements obligatoires, déficits, continuent leur progression malgré la ponction toujours plus forte des contribuables et des petites et moyennes entreprises.
            Et que de dire de la gestion du dossier syrien ? Le président Macron qui, après s'être aligné, sans preuves, sur les positions de Boris Johnson dans l'affaire Skripal et avoir expulsé quatre diplomates russes, mettant à mal la toute nouvelle amitié avec Poutine initiée solennellement à Versailles, et comme si ce n'était pas suffisant, sans preuves, sans mandat de l'ONU, se lance avec les USA et la GB dans une frappe punitive contre Bachar al-Assad pour avoir prétendument perpétré une attaque chimique, alors qu'il avait déjà gagné la guerre. Et voilà comment ce tir de missiles à zéro mort, va empêcher la France d'être le médiateur de paix qu'elle aurait dû être dans cette région, à la fin du conflit, tout cela parce que son président a voulu jouer à la guerre.
L'opposition de droite et ses ramifications

            Reste à évoquer la politique migratoire si déroutante du président Macron, dont certains disent qu'elle veut tout et son contraire. Macron a évoqué une «véritable bombe» s'agissant de la démographie africaine, quant à son ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, il n'hésite pas à employer le mot «submersion», pourtant beaucoup s'accordent à constater que la loi sur l'immigration votée le 22 avril, risque non pas de voir diminuer l'immigration, mais de la voir augmenter. D'où l'idée de ce referendum sur la politique migratoire qui se fait jour depuis qu'un sondage IFOP de décembre 2017 avait révélé que :
             - 66% des Français étaient favorables la suppression des accords de Schengen et au rétablissement du contrôle aux frontières de la France.
            - 57% des Français sont favorables à la suppression du regroupement familial.
              - 56% des Français sont opposés au maintien de l'obtention automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers.

2 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

L’acquisition de la nationalité française ne s’obtient pas à la naissance d’un enfant né de parents étrangers. La loi française impose des contraintes que vous passez volontairement sous silence. La réalité du Code Civil, la voici:

Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à ses 18 ans si, à cette date :

il réside en France,
et s'il a eu sa résidence effective et habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins 5 ans, depuis l'âge de 11 ans.

Marianne ARNAUD a dit…

@ Véronique Allouche

Sans doute avez-vous raison, mais il semblerait bien que même déclinée ainsi, il se trouvera encore une majorité de Français pour refuser une loi qui fabrique, ce qu'ils nomment : des "Français de papiers".
De plus vous n'ignorez sans doute pas, que l'abandon de cette "loi du sol" est sérieusement étudié pour ce qui concerne Mayotte. Au cas où cette "exception" serait adoptée, serait aussi actée la fin de l'égalité républicaine sur tout le territoire français, ce qui n'irait pas, convenez-en, sans envenimer les débats en cours.

Cordialement.