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jeudi 22 février 2018

Prétendants à la succession de Netanyahou : 2/ Avi GABBAY



PRÉTENDANTS À LA SUCCESSION DE NETANYAHOU

2/ Avi GABBAY, Travailliste

Par Jacques BENILLOUCHE
Copyright © Temps et Contretemps

           
 


          Avi Gabbay, né le 22 février 1967 de parents d’origine marocaine, a déboulé sur la scène politique, au moment où on le l’attendait pas, pour s'intégrer au parti travailliste et pour perturber l’ordre établi dans une institution historique. Il est arrivé avec des intentions que ses adversaires qualifient de prétentieuses car il veut, ni plus ni moins, remplacer Benjamin Netanyahou au poste de premier ministre. En fait, il met la barre haute pour motiver ses troupes, pour réveiller un parti atone et pour viser l’électorat du centre-droit.


Knesset

Mais il souffre de deux handicaps politiques. D’une part, il n’est pas député à la Knesset ce qui lui enlève une tribune nationale. D’autre part, il n’est pas le chef de l’opposition qui représente un statut officiel lui permettant d’assister à toutes les manifestations officielles en lui donnant une stature internationale. Alors, malgré des sondages encourageants, la flèche de la balance s’est peu déplacée face au poids des deux blocs de gauche et de droite. Malgré les affaires, Netanyahou tient toujours la corde en tête des sondages, toujours en position de constituer une nouvelle coalition.
Kahlon-Lapid

Gabbay devra se battre contre un Likoud encore fort, mais aussi contre ses concurrents obstinés du centre, Kahlon et Lapid, mais il n’occupe pas les écrans de télévision. Pour l’instant on ignore tout de son programme au point qu’il constitue une énigme. Les militants de son parti disent de lui qu’il se cherche et qu’il tente d’effacer l’image froide de son personnage d’homme d’affaires riche ayant réussi. D’ailleurs en tant qu’ancien dirigeant d’entreprise, il a fait son «business plan» pour ravir la première place au Likoud.
 Il a pris sa tâche très au sérieux et il veut conduire le parti travailliste comme il a conduit son entreprise. Il calque son planning sur celui qu’il avait dans le privé en arrivant très tôt au siège du parti, rue Yigal Alon à Tel-Aviv, pour le quitter très tard le soir comme lorsqu’il était à la tête du leader des télécommunications Bezeq. Il n’est pas très habitué aux méandres du parti et, en reprenant une structure existante, il ne peut ignorer les anciens militants, issus souvent de la tradition bolchevique, qui devront s’habituer à la gestion moderne imposée par un jeune dirigeant peu au fait des magouilles politiques.

Il devra surtout effacer son étiquette de droite, acquise dans son passé au Likoud et auprès de parti de centre droit Koulanou qu’il a quitté il y a un peu plus d’une année. Il cherche à se faire admettre par les militants de gauche vétérans d’un passé glorieux, fait de déceptions, de larmes et de sang. Il sait qu’il a pris la tête d’un parti non homogène, constitué de clans et très attaché aux méthodes héritées des travaillistes historiques qui dirigeaient le pays. Il n’est pas habitué aux luttes intestines quand chaque militant veut le poste de son voisin, quand les querelles politiques se font au grand jour. Certains disent de lui qu’il est directement passé au test de conduite sans passer par le test du code.
Il ne peut pas passer la conduite avant d'avoir passé le code

Il sait que le système des primaires a conduit aux mêmes surprises qu’en France. Planifiées au départ pour consolider Yitzhak Herzog avec ses dizaines de milliers de militants qui constituent la force et l’expression démocratique du parti, elles ont en fait réussi à éliminer les dirigeants historiques. Des députés, piliers du parti, ont été éjectés au profit de jeunes, avec l’aide des chefs régionaux qui ont choisi un candidat venu de nulle part pour forcer le renouveau.
Mais contrairement au Likoud où les militants, très sensibles à la culture du chef, s’unissent toujours autour de lui même lorsqu’il est inquiété par des affaires, la guerre interne feutrée fait rage au sein du parti travailliste. D’ailleurs Avi Gabbay sait qu’il doit réussir. Il devra redonner une identité originale au parti, perdue depuis l’assassinat de Rabin en 1995, une identité qui pourra offrir une alternative claire et raisonnée au pouvoir actuel. Depuis 2001, les Travaillistes n’ont jamais gouverné seuls se plaçant soit comme supplétifs d’un gouvernement de droite à l'instar de Ehud Barak, soit dans l’opposition stérile. Ils avaient accepté de se «vendre» pour quelques portefeuilles ministériels. Mais aujourd'hui, ils reprennent espoir de devenir autonomes.
Les Travaillistes, devenus des sociaux-démocrates plutôt que des adeptes de la gauche pure comme Meretz, rêvent d’un programme de justice sociale. Mais Avi Gabbay traîne avec lui l’image d’un homme d’affaires enrichi au sein d’une entreprise publique. Alors il peaufine son programme auprès de son électorat à l’occasion de nombreuses réunions privées dans les appartements, des «houg baït». Mais il n’arrive pas encore à occuper l’espace médiatique national et international. Il se déplace beaucoup, même s’il n’est pas souvent suivi par la presse, pour attirer à lui les brebis égarées qui ont quitté le parti en 1977. Certains disent qu'il présente son programme en petit comité avant de le diffuser au public.
Réunion avec Gabbay

Ainsi le 19 juillet il s'était rendu à Tibériade, capitale de la Galilée, dans une ville de la «périphérie» nord où paradoxalement son parti n’avait obtenu que 7,5% des voix aux élections de 2015. Les séfarades d’origine modeste, longtemps ignorés par les caciques ashkénazes travaillistes, y ont constitué un bastion du Likoud, de l'ultra-libéralisme alors que, sociologiquement, la population ouvrière est censée être travailliste. Gabbay a donc décidé d’aller au-devant de ceux qui se sont fourvoyés au Likoud, le seul parti qui leur avait donné le sentiment d’exister.
Alors il a planifié la rénovation de son parti en s’opposant à la corruption et au gaspillage, en utilisant à bon escient les revenus du gaz, en soulageant les classes moyennes et surtout défavorisées, et en appliquant le programme immobilier abandonné, dont il était l’initiateur et qui avait fait la victoire de Kahlon. Il sait qu’il porte un espoir de reconquête d’un électorat qui a voté par erreur à droite pour un parti qui a écorné les principes de la laïcité, qui a accentué la fracture entre religieux et laïcs et qui a attiré les voix des messianiques et des extrémistes.
Macron - Gabbay

Avi Gabbay a bénéficié de l’attrait de la nouveauté en incarnant une nouvelle race de leaders, ni militaires et ni politiciens de métier. Il veut s’inspirer de l’expérience «macronienne» tournée vers le renouveau et vers l’alternance politique. Un point commun déjà, il sait cultiver le silence médiatique et peaufine ses interventions rares. Tout comme Macron, il cherche sa voie en oscillant entre une politique de gauche et une conception de droite mais la comparaison s’arrête là. Macron a créé un nouveau parti, en éliminant les «éléphants» pour faire du totalement neuf. Gabbay s’est installé sur les ruines du parti travailliste dont 48% des militants ne l’ont pas choisi. Certains lui sont même fondamentalement opposés, parce qu’il vient du monde de la finance et de l’industrie qui l’a rendu millionnaire.
Koulanou chez le Président

Après être venu de nulle part, son entrée en politique a été tardive, en 2014, en tant que l’un des fondateurs du parti de centre-droit Koulanou, créé par un transfuge du Likoud, Moshé Kahlon. Mais en participant avec ses amis au gouvernement Netanyahou, il a été bridé et n’a pas pu réaliser le programme pour lequel il avait été élu. En décembre 2016, il en tira les conclusions et décida de rejoindre le parti travailliste en déconfiture qui manquait de leader charismatique, pour être élu au poste de président à la surprise de la classe politique israélienne. Le pays était alors véritablement sous influence macronienne, misant sur les nouvelles têtes.
Depuis, il est à la recherche d’une stratégie gagnante mais se borne à utiliser les vieilles marmites pour une nouvelle tambouille. Alors pour se rendre audible, il s’éparpille sur des sujets sensibles, souvent avec maladresse. Mais pour les élections il doit compter avec le système législatif de la proportionnelle intégrale qui empêche de dégager des majorités stables et qui fait des petits partis les faiseurs de rois. Il sait qu’il aura l’obligation des «combinazione» car tout seul il n’y arrivera pas. Il ne peut pas s’attendre au raz-de-marée à la manière de Macron car le jeu politique tourne autour des partis de base : Likoud, travaillistes et centristes.

Cependant son succès dépend de son entourage sécuritaire bien qu’il ait fait son service militaire dans le renseignement. Mais en raison de l’état de guerre permanent en Israël, les listes électorales doivent rassurer. L’échec d’Herzog en 2015 était dû en partie à l’absence dans sa liste d’anciens membres de l'establishment sécuritaire. Aujourd’hui trois anciens chefs d’État-major sont en roue libre, Moshe Yaalon, qui a quitté le Likoud, Gabi Ashkénazi et Benny Gantz de sensibilité de centre-gauche. Ils sont en totale rupture avec le Likoud. Gabbay doit au moins persuader l’un d’entre eux de le rejoindre pour muscler son équipe.
Sur le plan sécuritaire, droite et gauche se sont toujours trouvées sur la même ligne à quelques epsilon prés. Cependant Avi Gabbay n’hésite pas à égratigner Netanyahou à ce sujet : «L'Iran est une menace réelle pour l'État d'Israël, mais pas existentielle. De toute évidence, nous ne pouvons pas permettre à l'Iran d'atteindre les capacités nucléaires ... Il y a la phase des discours, suivie de la phase de la diplomatie à huis clos ; la dernière fois, nous nous en sommes éloignés parce que nous étions absents de la phase diplomatique ; nous ne pouvions pas influer sur ce qui se passait».
Kadouri et Netanyahou

Il n’hésite pas à draguer l’électorat de droite et religieux en reprenant certains thèmes classiques qui déroutent certains de ses militants. Il a critiqué la gauche qui a perdu le contact avec ses valeurs juives, faisant écho à la déclaration controversée du Premier ministre en 1999, face au gourou, le rabbin Yitzhak Kadouri, un illuminé prétendant avoir rencontré le Messie : «la gauche avait oublié ce que signifie être un Juif, savez-vous ce que la gauche a fait, elle a oublié ce que veut dire être juif». Gabbay a repris à son crédit ce thème : «la gauche a oublié ce que signifie être juif. Nous vivons dans un État juif, je le crois, mais le parti travailliste s'est éloigné de cela. Nous sommes juifs et nous devons parler de nos valeurs juives. Je vous garantis, ils sont à la base de toutes les générations qui sont apparues, où tout commence, tout commence par notre Torah et nos lois et nos valeurs fondamentales».
Il est donc loin de la tradition laïque historique de David Ben Gourion, de Golda Meir et de Yitzhak Rabin. Choisir un thème religieux pour sa campagne est un  choix étonnant sachant qu’il peut se distinguer sur le combat contre la corruption, pour la séparation de la religion et de l’État, la lutte contre la pauvreté, la libération de terres domaniales au profit de logements sociaux pour les jeunes couples et les nouveaux immigrants, la neutralisation des monopoles et des monopoles alimentaires en particulier, la baisse de la TVA pour les produits alimentaires de 17% à 7% afin de diminuer le coût de la vie au profit des défavorisés, l’orientation d’une partie des revenus inespérés du gaz sur des investissements sociaux, et enfin une loi sur la moralisation de la vie politique pour interdire à un condamné de devenir ministre ou député. D'ailleurs son côté gentleman étonne puisque, contrairement à Bennett, il ne s'est pas exprimé sur les affaires judiciaires de Netanyahou. 
Certains de ses amis l’accusent de vouloir singer la droite pour gagner des voix. Ainsi, il a affirmé qu’un gouvernement sous sa direction n'évacuerait pas nécessairement les blocs d’implantations dans le cadre d'un futur accord de paix ce qui le situe politiquement entre le Likoud et Bayit Hayehudi. Ils sont même choqués de ses emprunts aux idées de droite qui risquent de dérouter son électorat lorsqu'il marche sur les plates-bandes de l’extrême-droite.
La droite et la gauche ont des concepts politiques différents dans les pays occidentaux mais en Israël, elles se rejoignent sur les décisions sécuritaires parce que le pays en danger doit rester uni. Elles se distinguent en revanche sur les choix économiques et sociaux et c’est là que Gabbay pourrait enfoncer le clou s’il veut être original. Parler de judaïsme et de religion alors que la guerre est aux portes d’Israël est stérile ou déplacé. La religion doit sortir de la politique et rester dans les synagogues. 
Avi Gabbay peut s'inspirer de Macron qui a rajeuni les cadres et fait appel à des hommes neufs. Il doit remodeler son discours pour qu'il soit aux antipodes de celui du Likoud. Il a le mauvais exemple de Kahlon qui avait voulu renverser la table et qui, au final, s’est plié au programme de Netanyahou pour disposer d’un portefeuille ministériel.

7 commentaires:

Amellal Ibrahim a dit…

Ennahda va mettre un juif sur sa liste à Monastir.

Qu'en pensez-vous vous le laïcard tunisien islamophobe anti-ennahda notoire?

Jacques BENILLOUCHE a dit…

@ Amellal Ibrahim

C’est une bonne nouvelle s’il ne s’agit pas uniquement d’un alibi car j’avoue que pour seulement 1.200 citoyens Juifs tunisiens, il n’y a aucune obligation de les représenter.

C’est vrai que je suis un laïc mais qui n’aime pas TOUS les extrémismes, Juifs et Islamistes. Si vous lisez mes articles vous verrez que je ne suis pas tendre avec nos barbus aussi.

En revanche j’ai d’excellent rapports avec de nombreux tunisiens arabes avec qui j'ai des échanges fructueux même s'ils ne sont pas d'accord sur tout avec moi.

Gilbert BRAMI a dit…

Il a une chance, compte tenu des affaires actuelles qui agitent le monde politique, où les ambitions personnelles des uns et des autres ont remplacées l'intérêt de la nation hébraïque de retour sur la terre de ses ancêtres sept fois promises !
Le monde religieux s'entête à s'accrocher à la réforme scélérate du scribe EZRA, imposée par son maître le roi des perses en l'an 369 avant notre ère.

Cette réforme religieuse a changés sur 5 points la Torah (Bible) et elle expose depuis 25 siècles les Enfants d'Israël aux malédictions consignées sur le rouleau de la Torah qui a pour titre Devarim (Deutéronome) section ki-tavo, chapitre 28, versets 15 à 69..

Amellal Ibrahim a dit…

@moi je suis un conservateur de type "calviniste" et j'apprécie quand même vos articles car si vos analyses ne sont pas toujours les mêmes, vous êtes excellemment informés.

J'ai bien lu que vous critiquez autant les "islamistes" que les "haredis", mais je vous ferais remarquer que contrairement à une légende, les "religieux" ne sont pas que des parasites intolérants. En Israël, il paraît d'après Jeremie Berrebi qu'ils sont capables de créer aussi des startups, s'autofinancer ...

https://fr.timesofisrael.com/avec-foi-et-enfants-les-femmes-haredi-conquierent-le-milieu-de-la-technologie/

Pour ce qui est des "islamistes", je constate qu'ils sont généralement "ingénieurs", je parle pour les cadres bien entendu.

Tunisie :
Hamadi Jebali : Ingénieur
Ali Larayedh : Ingénieur
Egypte :
Mohamed Morsi : Ingénieur
Maroc :
Benkirane : Physicien

D'ailleurs malheureusement, ceux qui choisissent la voie du terrorisme proviennent des écoles d'ingénieur et non des écoles coraniques :
http://www.slate.fr/story/17385/terroristes-ingenieurs-al-qaida-11-septembre-suicide

Je constate aussi que la gauche laïcarde n'a pas fait son "Bade-Godesberg" comme on dit chez les patrons, ça veut dire qu'elle n'a pas fait table rase du marxisme.

Les "droitards religieux" du style Erdogan, Naftali Benett ... ont au moins de bons bilans économiques là où les laïcs ont plongé le pays dans des abîmes économiques.

Un prof d'économie m'a dit : "Pourquoi en Israël, la taxi coûte moins cher que le bus ? Parce que le taxi on le paie avant de partir alors que le bus on le paie en quittant", c'était à l'époque de l'hyperinflation des années 84-85.

Au passage, je constate que les gens sont beaucoup moins choqués par les actes horribles des laïcs que par ceux des "islamistes" ou des résultats économiques.

Par exemple, tout le monde dit que les Frères Musulmans sont incompétents à cause de l'expérience égyptienne, hors, vos militaires chéris ont fait bien pires, la livre égyptienne s'échange à un taux de 18/1 avec le dollar ou dans les parages, l'inflation est à 30 % ... Si les gens ne descendent pas dans la rue, c'est qu'ils ont peur de se faire massacrer par l'Armée.

Un proverbe chinois dit : "Tuez les chats pour effrayer le singe".

L'Armée a réprimé les Frères Musulmans au-delà du nécessaire pour tétaniser les potentiels opposants à la junte militaire.

Que ce soit dans les "manquements aux droits de l'homme" ou pour les résultats économiques désastreux, les laïcs ont fait bien pire, mais apparemment, on leur pardonne .... Pourquoi ?


Georges KABI a dit…

Avi Gabbay n'arrivera meme pas a la ligne de depart. Le parti travailliste israelien a plusieurs defauts majeurs: il est ashkenaze, il croit dur comme fer que la solution politique avec les Arabes est l'evacuation des Territoires et il est violement anti-religieux. D'ici 10-15 ans, quand la vieille garde aura disparu on verra si ce partit pourra se reconstruire.

מרק סרביה a dit…

Merci poue ton article complet et argumenté.
une correction s'impos: Gabbay a quitté le gouvernement de Netanyahou en protestation à la nomination au Ministère de la Défense de Liberman à la place de Yaalon l'ancien Chef d'Etat-major bardé de médailles militaires.Gabbay jugeait Liberman incompétent en matière de securité.

De manière générale Gabbay veut mettre fin aux nominations politiques.
Il prérère la compétence et l'expérience plutôt que les jobs de complaisance qui sont actuellement distribués par le gouvernement.
A bientôt
Marco Sarrabia

mivy a dit…

ce portrait de Gabai montre un ambitieux comme les autres. Ambitieux pour sa carrière pas pour le pays.
Il n'est pas une alternative crédible avec lui, si l'article était objectif, rien ne changerait. Surtout pas le mode de scrutin qui fait le lit de la division.