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samedi 11 novembre 2017

Donald Trump, un an déjà par Gérard AKOUN



DONALD TRUMP, UN AN DÉJÀ

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM
            

          Le huit novembre 2016, en battant Hillary Clinton à l’élection présidentielle, Donald Trump a déjoué la plupart des pronostics, surtout en Europe et en particulier en France où son adversaire démocrate était donnée gagnante. Il était inimaginable qu’un candidat qui développait dans ses discours des idées populistes, nationalistes, réactionnaires, isolationnistes, climato sceptiques, qu’un candidat qui n’hésitait pas à travestir la vérité puisse succéder à Barak Obama.



            Il aurait fallu se souvenir que les Etats-Unis ne se limitent pas à leur bordure atlantique et à leur bordure pacifique, ces régions que les Européens connaissent le mieux. Il fallait savoir qu’aux Etats-Unis, il suffisait d’obtenir la majorité au sein du collège électoral des Grands Electeurs pour être élu président des Etats-Unis. Donald Trump a obtenu moins de voix au suffrage universel qu’Hillary Clinton, mais il remporté l’élection !!
            Pendant toute cette année, Donald Trump s’est montré fidèle à l’image qu’il avait présentée au public américain ; il continue à tweeter frénétiquement sur tous les sujets, il est agressif, tonitruant, impulsif, il a pris des décisions qui n’ont pas été toutes suivies d’effet. Certaines ont été bloquées par les tribunaux ou par le Congrès. Citons-en deux, parmi les plus emblématiques.
            Une des premières fut l’interdiction d’entrer aux Etats-Unis, aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, pour quatre-vingt dix jours ; elle en en est à sa troisième version, les deux premières ayant été rejetées par la justice. Donald Trump avait justifié cette décision en déclarant : «je mets en place de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir les terroristes islamistes radicaux hors des Etats-Unis, nous ne voulons pas d’eux» L’Afghanistan ne figurait pas sur sa liste et les terroristes afghans qui ont commis des attentats sur le sol américain y séjournaient depuis déjà de nombreuses années.
            Une seconde, la réforme de l’Obamacare qu’il veut abroger, alors qu’il fournit une couverture sociale à des millions d’Américains. Une promesse de campagne qu’il veut tenir mais pour laquelle il n’arrive pas à obtenir, au sein du Congrès l’accord de tout le camp républicain.
            Le Président est climato sceptique ; il ne croit pas au réchauffement climatique, il appliquera son slogan de campagne «L’Amérique d’abord». La première victime sera l’accord de Paris sur le climat dont il décide de se retirer car, dit-il : «cet accord est mauvais pour les travailleurs et l’économie des Etats-Unis et il offre aux autres nations un avantage déloyal». Pour renforcer la compétitivité des entreprises américaines il ramènera, dans le prochain budget, l’impôt sur les sociétés de 35 à 20% ; pour préserver le secteur pétrolier et le nucléaire, il diminuera les aides qui avaient été accordées aux énergies renouvelables, tout en ne touchant pas aux avantages fiscaux liés à l’exploitation du pétrole et à l’industrie nucléaire. C’est une politique énergétique en opposition à celle qu’entreprend de mener l’Union Européenne.

            Sur le plan diplomatique, Donald Trump a décidé de ne pas quitter l’Otan, mais il a demandé aux Européens de payer pour leur propre défense, tout en lui laissant le leadership. Ils ont accepté mais la politique de Donald Trump n’est pas très lisible. C’est là que le bat blesse car il balance entre deux options contradictoires, l’isolationnisme ou le multilatéralisme, «l’Amérique d’abord» pour plaire à son électorat blanc ou «redonner à l’Amérique sa grandeur» ?  (Make America great again).
            Donald Trump est-il de taille pour négocier avec Poutine ou avec Xi Jinping ?  Dans le conflit syrien il semblerait qu’il ait déserté le terrain et laissé à la Russie, alliée avec l’Iran, le soin de régler les problèmes en Syrie alors qu’il réclame de nouvelles sanctions contre le régime iranien qui ne respecterait pas l’accord signé en 2015. Cet homme est imprévisible. Dans sa relation avec la Chine, le pragmatisme prédomine dans la mesure où les Américains ont une dette colossale vis-à-vis de la Chine.  Mais que pourrait-il se passer en cas d’une grosse provocation de Kim Jong-un ? Nul ne peut affirmer, aujourd’hui, que Trump n’utiliserait pas l’arme atomique. Aux Etats-Unis, aucune loi ne lui interdit de décider tout seul !
Ambassade américaine Tel-Aviv

            Pendant sa campagne électorale, Donald Trump s’était engagé à déménager l’Ambassade d’Israël à Jérusalem ; une année est passée, elle est toujours à Tel Aviv. Il serait donc capable de mesurer les conséquences de ses décisions. C’est tant mieux.


1 commentaire:

HAalg a dit…

Force est de constater qu'il a apporté, quelque part, du "freinage" à la clochardisation de l'ONU et son conseil de sécurité. Sa volonté de quitter l'unesco, entre dans ce cadre. C'est déjà important d'amener ses instances, par une voie ou une autre, à ne pas voter/faire du n'importe quoi !!!..... Inimaginable quand on voit que le "conseil des Droits d'Homme" est dominé, géré... par des représentants de pays anti-Droits de l'Homme !!!