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mardi 31 octobre 2017

Le sexe des anges par Jean SMIA



LE SEXE DES ANGES

Le billet d'humeur de Jean SMIA

            

       S’il est un sujet peu exploré par les enquêtes comportementales, c’est la sexualité des étudiants, hormis le traditionnel «sortez couverts» et des statistiques sur le respect de cette précaution : on n’en parle pas. Sugar Daddy vient de mettre sous les projecteurs de la bien-pensante société une pratique bien ancienne que les hypocrites feignent de subitement découvrir. Prostitution : le grand mot est lâché.




            Et lorsqu’on prononce ce mot, il vient immédiatement à l’esprit un cliché : celui de la prostituée dépoitraillée en vitrine sous le joug d’un souteneur qui la drogue. En fait, la réalité est bien plus nuancée. En effet lorsque l’on écarte l’obscénité de l’échange bref et cru d’un acte sexuel contre de l’argent, et que l’on envisage qu’il peut se créer un rapprochement plus humain et plus affectif dans une relation suivie intergénérationnelle, on peut comprendre que la décence n’est pas mise en question.
            Ainsi, une bourgeoise seule et aisée pourrait, à la veille de flétrir, se donner mission de parrainer un étudiant. Cela lui permettrait de fréquenter un environnement plus jeune et plus spontané et d’échapper à la morosité d’un bridge quotidien. Bien sûr, ce serait pareil pour un rentier esseulé et aisé.
            Qu’il s’agisse de la bourgeoise ou du rentier : leurs solitudes génèrent des frustrations affectives et il est bien plus constructif et valorisant d’aider un (ou une) étudiant que d’adopter un animal de compagnie. Et il est humain que la reconnaissance de l’étudiant, (te), se matérialise. Cette relation pourrait durer ce que dure toute relation, au gré de leur commun accord. Car objectivement ce qui fait l’objet de frustrations chez l’un est à disposition chez l’autre et personne ne subit de contraintes.
            De plus, il arrive, et plus souvent que l’on n’imagine, que ce type de relation affective soit bien plus solide et sincère que l’on ne pense. Les exemples dans notre vie ne manquent pas.

                                 

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

Impossible de nier que vous ayez trouvé la manière d'aborder les sujets les plus scabreux, pour les voir aussitôt propulsés très haut dans le classement Google !
Si vous aviez traité du fléau que constitue le fait qu'une étudiante ou un étudiant, ne soient pas en mesure de payer leurs études autrement qu'en se prostituant, votre succès eût été moins grand. Car quoi de plus déplorable - et pour tout dire, de plus stupide - que de mettre "le bourgeois aisé" face à ses responsabilités sociales, alors qu'on peut si facilement transformer toutes ses turpitudes, si ignobles soient-elles, en qualités positives d'une très grande humanité, pourvu qu'il accepte d'en payer le prix en monnaie sonnante et trébuchante ?