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mardi 17 octobre 2017

Après Alstom, Airbus ? par Marianne ARNAUD




APRÈS ALSTOM, AIRBUS ?

Par Marianne ARNAUD

            

          Tous ceux qui auront pu regarder sur la Chaîne parlementaire, le documentaire de David Gendreau et Alexandre Leraître, intitulé : «Guerre fantôme, la vente d'Alstom à General Electric», auront été frappés de stupeur. En 2014, Patrick Kron le PDG d'Alstom assurait : «La logique industrielle de cette alliance avec GE apparaît clairement à tous», alors qu'aujourd'hui elle apparaît pour ce qu'elle fut : «une opération manipulée» selon un haut responsable de l'intelligence économique à Matignon.





Frédéric Pierucci

            Comme d'autres «fleurons» de notre industrie avant elle, Alstom est resté pendant des années sous enquête du Department of Justice (DoJ) pour violation du FCPA (Foreign corrupt practices act) pour des faits de corruption concernant des contrats avec l'Indonésie. Les mesures d'intimidation sont allées très loin, puisque certains collaborateurs importants de l'entreprise ont été arrêtés et même emprisonnés pendant 14 mois comme Frédéric Pierucci, qui avait été arrêté et menotté à sa descente d'avion à New-York.
            Mais si aujourd'hui le sort d'Alstom - qui est passé sous contrôle américain pour sa partie énergie, et sous contrôle allemand pour sa partie transport – est réglé, ne doit-on pas craindre que Airbus - le fleuron de nos fleurons – ne subisse le même sort ?
Tom Enders

            Si les grands media ne se sont pas encore intéressés à ce sujet, on apprend tout de même, en épluchant les pages économie du Figaro, qu'il y a «panique à Toulouse, Paris et Berlin». Tom Enders, le PDG allemand d'Airbus, serait «en première ligne» dans une double enquête pour irrégularités, ouverte depuis 2016, par le Serious Fraud Office (SFO) au Royaume-Uni, et le Parquet national financier (PNF) en France. Les 130.000 salariés ont été avertis par courrier que le groupe allait faire les gros titres de l'actualité.
            Si Tom Enders justifie sa décision de dénoncer lui-même les «irrégularités» de certains contrats, sans que cela concerne «les personnes» c'est dans l'espoir d'échapper à une condamnation pour corruption d'Airbus Group qui, si elle intervenait, lui interdirait «de répondre aux appels d'offre lancés par les gouvernements et de leur vendre des équipements».

            Quoiqu'il en soit, le verdict est attendu en mars 2018. Airbus Group sera-t-il condamné à une amende, comme BNP Paribas qui avait dû s'acquitter de la somme de 9 milliards d'euros, ou comme Alstom, sera-t-il attaqué par la justice américaine : «Les Américains sont capables de tout. Ils regardent ce qui se passe, c'est sûr. Peut-être ont-ils déjà ouvert une enquête sans le dire publiquement», estime «un observateur averti».

2 commentaires:

Paul ACH a dit…

Marianne Arnaud nous informe sur les « pratiques » d’Alstom et d’Airbus.

La corruption pratiquée par ces Grands Groupes ne les honore pas, mais il faut se rappeler, qu’à la fin, c’est Nous qui payons.

Bernard NIVAL a dit…

Seuls les Américains peuvent pratiquer la corruption quand ils la jugent nécessaire puisque aucune instance européenne n'est assez puissante pour la dénoncer. Par ailleurs ,on a vu avec la vieille affaire du Concorde que toutes les manoeuvres les plus tortueuses avaient été bonnes pour tenter de torpiller l'aéronautique européenne.... qui a su rebondir avec Airbus