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vendredi 21 juillet 2017

Le mal français par Marianne ARNAUD



LE MAL FRANÇAIS

Par Marianne ARNAUD

            
Sarah Halimi

          Ainsi donc, le dimanche 16 juillet, à l'occasion de la commémoration officielle de la Rafle du Vel' d'Hiv', le président Macron évoque en ces termes, le meurtre de Sarah Halimi : «Malgré les dénégations du meurtrier, la Justice doit faire, désormais, toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi». Que veut dire ce DÉSORMAIS ? Pour le comprendre il faut accepter de remonter un peu le temps.




            C'est le 2 juin 2017, que les lecteurs du Figaro dans un Appel d'intellectuels, intitulé : «Que la vérité soit dite», ont appris que : 
«Le 4 avril dernier, Sarah Halimi, Française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d'Allah Akbar puis défenestrée. La victime vivait dans un HLM du quartier de Belleville depuis une trentaine d'années. Cette nuit-là, son voisin, Kobili Traoré, 27 ans, a pénétré chez elle vers quatre heures du matin, l'a agressée et a commencé ses sévices...            Les hurlements retentissent jusqu'au rez-de-chaussée de l'immeuble. Personne ne vient en aide à Sarah Halimi. En revanche des voisins appellent la police qui se rend sur place et n'intervient pas. En définitive, après l'avoir torturée pendant plus d'une heure, Kobili Traoré traîne sa victime par les poignets et la jette par la fenêtre du troisième étage. Puis, parfaitement calme, il fait une prière. Sarah Halimi, elle, gît, morte, dans la petite cour intérieure de l'immeuble. Il est environ 5 heures et demie du matin. Les policiers présents sur place se décident à interpeller le criminel. L'arrestation se déroule sans heurt. Considéré comme inapte à être placé en garde à vue, le tueur est interné d'office en hôpital psychiatrique...
            Une information judiciaire a été ouverte le 14 avril par le parquet de Paris pour «homicide volontaire». Le caractère antisémite du meurtre n'a pas été retenu..., les avocats de la victime évoquent «une chape de plomb» et réclament que l'enquête retienne cette circonstance aggravante»
          À ce stade, les signataires de cet appel – parmi lesquels Élisabeth Badinter, Georges Bensoussan, Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Jacques Julliard, Michel Onfray et Michèle Tribalat, pour les plus connus du grand public – se posent bien des questions, et nous avec eux.


            Aussi ce 2 juin, je téléphone à ma sœur qui habite tout près du métro Belleville, et je lui demande si elle a entendu parler de ce meurtre ? La réponse est sans appel : c'est NON ! Le 3 juin, je contacte Maxime Tandonnet - un haut-fonctionnaire, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy – sur son blog car il se trouve que ce chroniqueur du Figaro publiait justement une chronique, le même jour, sur la même page que cet Appel des intellectuels, lui demandant s'il pourrait nous dire la suite qui aura été donnée à l'Appel.
Maxime Tandonnet

            Le 4 juin, Maxime Tandonnet me répond, toujours sur son blog : «… je vous tiens au courant si j'en apprends davantage». Et depuis, rien ! Ce qui amène à se poser d'autres questions, cette fois sur «la profondeur des fractures françaises» comme elles sont nommées dans l'Appel des intellectuels ? Ainsi comment expliquer la présence de 26 policiers sur les lieux, au moment des coups et de l'assassinat, sans autre intervention de leur part que de constater que le cadavre de Sarah Halimi gisait dans son sang et sans vie dans la cour ? Pourquoi le préfet de police, dans sa réponse au Comité de soutien : «Vérité et justice pour Sarah Halimi» refuse que soit effectuée une enquête de l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), selon Me William Goldnadel, avocat d'une partie de la famille de la victime, qui a déposé plainte pour «non-assistance à personne en danger» ? 
            Mais comment ne pas nous souvenir, non plus, que ce 4 avril 2017, nous étions en pleine campagne électorale des présidentielles où la majeure partie des media, qui avait pour Macron les yeux de Chimène, avait bien décidé de faire la courte échelle à ce jeune prodige qui représentait la victoire du renouveau, en préservant, si ce n'est les élites politiques, tout du moins, les élites économiques ? Et si le silence des media dans le meurtre du Sarah Halimi du 4 avril 2017, avait quelque chose à voir avec cette autre affaire, celle de Papy Voise ?
Paul Voise

            En effet, le 18 avril 2002, à trois jours d'une élection présidentielle de sinistre mémoire, un retraité, Paul Voise, avait été roué de coups par «deux jeunes individus non identifiés». Or le traitement médiatique de ce drame avait été tel qu'il avait été accusé d'avoir joué un rôle majeur dans l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour de cette élection.

            Le 16 juillet 2017, le président Macron a décidé de faire un lien entre l'antisémitisme des années noires de notre histoire et le meurtre de Sarah Halimi. Agissant ainsi n'a-t-il pas créé de la confusion ? Pourquoi n'avoir pas dénoncé lui-même, en cette occasion, ce «nouvel antisémitisme» dénoncé par l'historien Georges Bensoussan, dès 2002 dans son ouvrage : «Les Territoires perdus de la République» ? 
          Comme l'écrit Alexandre Devecchio, dans un article du Figaro intitulé Sarah Halimi : une tragédie contemporaine : «Cet antisémitisme d'importation pousse sur le terreau d'un antijudaïsme culturel... Il est également le fruit de la désintégration d'une partie de la jeunesse française issue de l'immigration... Tout montre que l'affaire Sarah Halimi n'est pas une résurgence du passé, mais une histoire très contemporaine : celle du malaise français. De ce malaise il aurait dû être question durant la campagne présidentielle...»        

7 commentaires:

Paul ACH a dit…

Jacques Benillouche publie la réflexion de Marianne Arnaud sur le meurtre de Sarah Halimi, z"l.
J'espère que la Parole du Président Macron sera tenue et que la Justice requalifiera cet Assassinat en y ajoutant le terme "antisémite".
10 lettres, c'est peu mais ces 10 lettres changent tout.
A lire et à conserver.

Jard a dit…

Et oui...tous ceux qui vomissent la France pour la rafle du Vel d'Hiv sont remarquablement discrets sur les meurtres de Juifs aujourd'hui en France. Bizarre non?

Marianne ARNAUD a dit…

@ Paul ACH

Je vous remercie pour votre commentaire.
Tout comme vous, j'espère que DÉSORMAIS, la justice pourra être rendue dans toute l'acception du terme.

Cordialement.

Marianne ARNAUD a dit…

@ Jard

C'est avec plaisir que je vous retrouve ici.
Ne serait-ce que pour vous dire que j'avais eu le temps de lire - et d'apprécier - votre commentaire sur un article traitant aussi de la rafle du Vel' d'Hiv, avant que les ciseaux d'Anastasie ne s'en soient occupés.

Amicalement.

Yvette STRAUSS a dit…

J'avais été très choquée par l'assassinat horrible de cette dame de 64 ans , autant que je l'avais été par la séquestration et le meurtre d'Ilan halimi il y a dix ans .
Les deux affaires ont un point commun : toutes deux commises par des musulmans dont le dernier en date serait un cas psychiatrique. Qu'on me permette d'émettre quelques doutes
sur cet opportun désordre de la psyché qui poussent ces fanatiques à poursuivre des innocents avec des couteaux; ou à défénestrer des vielles dames après les avoir harcelées pendant des semaines en la traitant de "sale juive".
Et tel autre dont je taierai le nom qui après avoir égorgé un jeune homme de 23 ans, son voisin de palier déclare : J'ai tué un juif, jirai au paradis ! C'était en 2003, il a été placé en psychiatrie
et n'a pas fait un jour de prison.
Ces cas qui se répètent ne s'appellent-ils pas tout simplement antisémitisme. Je le crois et je prends ici le risque d'être taxée de la phobie qui ne saurait trouver d'excuse dans une société qui est aveugle et sourde.

denis sabrié a dit…

Merci Mme Strauss pour votre commentaire, je rajouterais hélas, que la France baigne toujours dans son coté collabo,et au lieu d'expulser définitivement les parents et le reste de ces familles hors de l'Europe , on met les assassins dans des hôpitaux,bref,la France se voile la face, encore et ne veut pas entendre qu'il y ait des actes antisémites dans son pays, vite sous le tapis...y a rien à voir,circulez...
ben voyons !!
Des crimes de la Shoah commises par l'Etat Français ne sont toujours pas réglés, nous sommes en 2017, alors ce qui ce passe en ce moment...dans nos "grandes Ecoles" on doit en rigoler..
Bref, on ne peut absolument pas faire la moindre confiance aux français ..!!

Avraham NATAF a dit…

Le mal français .
L’antisémitisme justifie le sionisme et l’état d'Israel, le pouvoir français veut donner les droits aux juifs sans le sionisme. l'Islam militant s'en fout du problème palestinien, veut forcer les juifs et d'autres minorités a quitter meme pour Israel.