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jeudi 12 janvier 2017

Belle année 2017 par Dov ZERAH


BELLE ANNEE 2017

Le point économique de Dov ZERAH

           
          
          Tout d’abord, je vous adresse mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année, et espère que la présente sera la messagère du bonheur. Certains événements ont marqué 2016. Tous auront d’une façon ou d’une autre des prolongements en 2017.





Des manifestants devant le Sénat argentin, mardi, s'opposait à un accord avec les fonds spéculatifs qualifiés de "fonds vautours"

            Il en est ainsi des faits suivants :
Le 29 février, l’Argentine trouve un accord avec ses créanciers les «fonds vautours» qui regroupaient ses créanciers procéduriers et qui refusaient les accords acceptés par 93 % des banques. Conséquence logique de ce dénouement, l’Argentine revient, six semaines plus tard, sur les marchés après quinze ans d’absence
Pour la première fois, la Commission européenne oblige Apple à rembourser 13 milliards€ à Dublin, et accuse à plusieurs reprises Google d’abus de position dominante. Avec ces décisions, l’Europe s’est affirmée face aux États-Unis et a répondu aux différentes procédures qu’ils ont lancées contre des entreprises européennes
Le 13 juillet, l’Allemagne lance un emprunt à dix ans avec un taux d’intérêt négatif
- Après des années de difficultés, le 20 juillet, la Grèce honore sa principale échéance annuelle de 2,3 milliards€. C’est un signe positif, mais la Grèce n’en a pas pour autant fini avec ses problèmes. L’Allemagne refuse toujours toute mesure d’allégement de dette alors que le FMI conditionne toute participation financière à une réduction de dettes

Fin novembre, le prix du baril de pétrole repasse la barre des 50$, et le monde se prépare au contre choc. S’agit-il pour autant d’un mouvement durable ? La remontée des cours favorise le redémarrage de la production américaine des gaz de schiste, ce qui est susceptible d’orienter les prix à la baisse
L’échec du référendum italien complique la situation du pays, déjà marquée par une crise bancaire…Le 23 décembre, le gouvernement italien vient au secours de la Monte dei Paschi, après l’échec de sa recapitalisation par les marchés
            Au-delà de ces faits, sept autres événements de 2016 me paraissent de nature à marquer 2017 et les années suivantes :
L’élection de Donald TRUMP. Même si, jour après jour, nous commençons à avoir des précisions sur la future politique du Président élu, de nombreuses incertitudes demeurent, et notamment :
  Ø  Allons-nous vers une guerre commerciale, notamment avec la Chine ? Plus généralement, comment les États-Unis vont-ils contenir l’expansionnisme chinois, notamment en mer de Chine ? 
  Ø  Quelles relations Donald Trump va-t-il établir avec la Russie, après son succès en Syrie ?
  Ø  Le nouveau Président va-t-il mettre à exécution ses propos de campagne de remise en cause de l’accord avec l’Iran ?
  Ø  Comment va-t-il réagir aux dernières provocations de la Corée du Nord ?
 Ø  Que va-t-il faire dans la lutte contre le réchauffement climatique ?
            Autant d’interrogations qui suscitent des inquiétudes mais ne remettent pas en cause, au moins pour le moment, l’euphorie boursière.
- L’année boursière se termine beaucoup mieux qu’elle n’a commencé…En début d’année, les marchés baissent à la suite du plongeon de la Bourse chinoise et de l’annonce par Deutsche Bank d’une perte nette de près de 7 milliards€ mais terminent en fanfare après s’être fait peur lors du vote en faveur du BREXIT ou des perspectives de victoire de Donald Trump à un moment de la campagne.
Sir Ivan Rogers au centre 

            Les perspectives sont toujours positives eu égard l’important programme d’investissements publics de Donald Trump. Mais qu’en sera-t-il si l’engrenage de la guerre commerciale venait à s’enclencher, ou si réapparait le problème des dettes souveraines européennes avec le probable remonté des taux ?- Le BREXIT. La récente démission de l’ambassadeur Ivan Rogers laisse entendre que les Britanniques vont vers une séparation radicale. Néanmoins, les délais mis à la clarification de la situation sont très problématiques, et sont de nature à déstabiliser la situation économique.  Plus généralement, l’absence de réponse structurée de l’Europe est de nature à inquiéter…L’attente des Européens est grande sur plusieurs sujets :
  Ø  Comment gérer le sujet des migrants ?
  Ø  Quelle attitude adopter vis-à-vis de Poutine ?
  Ø  Compte tenu des positions américaines sur le souhait de voir l’Europe participer au financement de l’OTAN, l’Europe va-t-elle enfin prendre en charge sa défense ?
  Ø  Quelle place pour l’Europe dans la redistribution des places en cours entre les grandes puissances ? A un moment où le monde évolue très vite, il est difficile de percevoir la stratégie européenne
- Le 8 juillet, la BCE se met à acheter des obligations d’entreprise. Tous les outils sont utilisés pour relancer la machine économique. Mais, progressivement, les responsables mesurent les limites d’une création excessive de liquidités et de taux d’intérêt négatifs. Un retournement est progressivement engagé, par petites touches successives. Le 8 décembre, la BCE annonce la poursuite de son programme de rachat d’actifs jusqu’à fin décembre 2017, mais avec un volume mensuel réduit à 60 milliards€. Même si la trajectoire est fixée pour les rachats d’actifs, qu’en sera-t-il en matière de taux d’intérêt ?
Le 14 décembre, après un an d’incertitudes, La FED relève son principal taux directeur. Il était temps ! La croissance et l’atteinte du plein emploi justifient une politique monétaire moins accommodante
Le 3 avril, le monde découvre les Panama Papers. Il est vraisemblable que le feuilleton se poursuivra en 2017. Après la remise en cause du secret bancaire, il est probable que la transparence s’accentuera…

            Ma liste n’est bien évidemment pas exhaustive. Elle dénote néanmoins les profondes mutations en cour dans notre monde, et l’importance des enjeux, et donc l’intensité des risques…En tout état de cause, Belle Année 2017 !

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

L'élection de Trump, les migrants, Poutine ou même les Chinois, rien n'empêchera donc que 2017 ne soit une belle année pour la Bourse et la finance mondiale.
Alors, et "en tout état de cause", que pourrait bien demander le peuple ?