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samedi 31 décembre 2016

Les primaires à gauche




LES PRIMAIRES À GAUCHE

Par Jacques BENILLOUCHE

            

          L’ambiance n’était vraiment pas aux réjouissances dans le camp de la gauche. Un certain scepticisme régnait à Paris parmi les militants pour qui l’élection présidentielle était déjà pliée. Le refus de François Hollande de postuler à un deuxième mandat était la preuve que la gauche avait perdu tout espoir dans des élections où elle s’estime battue d’avance. En cause non pas le programme des candidats, ni le bilan d’un quinquennat, mais la multiplicité des candidatures qui constitue un véritable suicide politique. Et puis une alternance n’est pas forcément un mal pour renouveler les cadres, pour insuffler un espoir nouveau et pour remettre la réalité au cœur des appareils politiques.




            Le candidat officiel du parti socialiste sera désigné lors des primaires pour lesquelles les Français établis hors de France pourront voter sur internet exclusivement les 22 et 29 janvier s’ils s’inscrivent avant le 4 janvier 2017 [1]. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’extrême-gauche de l’échiquier politique et celle d’Emmanuel Macron au centre gauche entraînent inévitablement un émiettement des voix qui sera fatal à la présence de la gauche au second tour de l’élection présidentielle. L’inconscience et l’égoïsme de certains dirigeants est tel qu’on leur souhaite une cure d’opposition pendant cinq années, voire dix si le mal persiste.

            Sept candidats se présentent à des «Primaires citoyennes». Nous avons pris le parti de les laisser se présenter eux-mêmes, par ordre alphabétique, pour ne pas influer sur le vote des citoyens.

JEAN-LUC BENNAHMIAS



            Né en 1954, j'ai fait mes études dans le 94. Titulaire d'un BTS technico-commercial, je passe en 1984 un Diplôme d'université de formation pour adultes. Journaliste à Antirouille, La Gueule ouverte, Télé 7 jours, La Vie, l'événement du jeudi, je suis élu Conseiller régional en 1992, et maire-adjoint à Noisy-Le-Grand, 93. À Marseille, je serai élu en 2004, Conseiller régional, puis Député européen, jusqu'en 2014. De 1997 à 2001 je suis le Secrétaire national des Verts. En 2007 je serai co-fondateur et vice-président du Modem.

BENOÎT HAMON


            Je suis né en 1967 à Saint Renan (Finistère). J'ai partagé mon enfance entre la Bretagne, Dakar et la Région parisienne. J'ai travaillé chez Ipsos, ai fondé une société d'études et ai été chargé de cours à Sciences Po et à l'Université. Je me suis engagé tôt en politique et je suis élu député européen en 2004. En 2012 je rentre au gouvernement comme Ministre en charge de l'ESS et de la Consommation puis de l'Éducation nationale. Je quitte le gouvernement en août 2014. Aujourd'hui je suis député de la 11e circonscription des Yvelines. Je suis Papa de 2 filles.


ARNAUD MONTEBOURG


            Né en 1962 dans la Nièvre, Arnaud Montebourg est avocat de métier, qu'il a exercé pendant 8 ans, aujourd'hui entrepreneur, et membre du PS depuis 1981. Député de Saône-et-Loire de 1997 à 2012, il plaide pour la 6ème République, défend le non au Traité constitutionnel européen en 2005 et est l'un des initiateurs des primaires de 2011 où il obtient 17,2% des voix. Arnaud Montebourg est ministre du Redressement productif puis de l'Économie de 2012 à 2014 et se bat pour la réindustrialisation du pays. Après avoir construit avec les Français «Le Projet France», il annonce en août 2016 sa candidature à l'élection présidentielle.


VINCENT PEILLON


            Député européen, ancien Ministre de l'éducation nationale, j'ai porté la loi de refondation de l'école de la République. Je suis professeur de philosophie et père de quatre enfants. J'ai décidé d'être candidat à la Présidence de la République car ma conviction est que seule la Gauche de progrès peut porter un espoir pour notre pays et pour ses enfants. Chacune et chacun d'entre nous doit donner le meilleur de lui-même pour une République démocratique, sociale, écologique et laïque. Je veux porter le projet d'une République moderne, dans l'Europe et la mondialisation.


SYLVIA PINEL


            À 39 ans, Sylvia PINEL fait de sa vie un engagement. Un engagement politique comme présidente du Parti Radical de Gauche au service des valeurs républicaines, laïques, progressistes et européennes. Un engagement local comme députée du Tarn-et-Garonne et 1ère Vice-Présidente de la Région Occitanie au service de tous les territoires. Un engagement pour la France comme ministre du commerce, de l'artisanat et du tourisme puis du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité en faveur de l'économie réelle. (2012-2016). Sa candidature est un engagement pour faire gagner la gauche.


FRANÇOIS DE RUGY


            Vice-Président de l'Assemblée nationale, François de Rugy est âgé de 43 ans. Il est père de deux enfants. Adjoint au maire de Nantes chargé des transports entre 2001 et 2008, élu député en 2007 et réélu en 2012, il a coprésidé le premier groupe écologiste à l'Assemblée nationale. En désaccord avec la stratégie d'isolement suivie par EELV, il a fondé en 2015 le nouveau Parti Écologiste et entend porter au sein de la gauche la voix d'une «écologie sociale, réaliste et résolument réformiste».


MANUEL VALLS


            Je suis né à Barcelone en 1962, et j'ai été naturalisé français en 1982. Je me suis engagé à gauche, au Parti socialiste, à 18 ans. C'est l'engagement d'une vie ! Il m'a amené à exercer plusieurs mandats d'élu local, à Argenteuil, puis comme premier vice-Président de la Région Île-de-France, et enfin maire d'Évry, dans l'Essonne, dont j'ai été élu député en 2002. En 2012, François Hollande me confie la responsabilité du ministère de l'Intérieur. Je suis nommé Premier ministre fin mars 2014. J'ai assumé cette fonction dans une période particulièrement difficile pour notre pays, jusqu'à ma candidature à la présidence de la République.


4 commentaires:

Marianne ARNAUD a dit…

Ams Stram Gram chantaient les enfants des écoles, ainsi feront sans doute les militants de la gauche mais sans la moindre chance pour eux de voir "l'élu" arriver au second tour de la présidentielle.

Véronique Allouche a dit…

Une oie, deux oies, trois oies, quatre oies, cinq oies, six oies, c'est toi qui ne sera pas le roi!

andre a dit…

Si le bilan du quinquennat était bon ou même seulement défendable le Président sortant serait le candidat naturel et ceux qui se bousculent au portillon seraient sagement rangés derriere lui ! l y a substitution de la cause à l'effet : on ne peut pas écrire que la multiplicité des candidatures qui sera la cause de l'échec alors qu'un bilan calamiteux interdit au Président d'envisager même une primaire !
Andre Tribube juive

Véronique Allouche a dit…

Glisser dans l'article la promo des primaires de gauche en indiquant aux français de l'étranger la manière de voter c'est bien..... Néanmoins je ne me rappelle pas avoir lu ces conseils pour la primaire de droite. Mais sans doute s'agit-il d'un oubli malencontreux.....
A la veille de cette nouvelle année.... Tout est pardonné.
Véronique Allouche