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jeudi 10 novembre 2016

Fear Factor par Dov ZERAH



FEAR FACTOR

Le point économique de Dov ZERAH


Même si plus de 40 millions d’Américains ont déjà commencé à voter dans 37 États, l’essentiel des opérations de vote se déroulera dans les prochaines vingt-quatre heures. L’heure est venue de faire un premier bilan des huit ans de Barack Obama. En janvier 2009, il a pris la tête d’un pays en pleine déconfiture avec :



- Un secteur bancaire en risque d’implosion après la faillite de Lehmann Brothers et la crise des subprimes
-  Un secteur financier complétement déstabilisé avec les difficultés des géants AIG Financial Products, Fanny Mae et Freddy Mac
-   Le risque de disparition des fleurons de l’industrie automobile
-   Des armées engluées en Afghanistan et en Irak…
          Après deux mandats, Barak Obama peut mettre à son actif :
-   Le retour de la croissance économique sur un cycle exceptionnellement long. Au cours du dernier trimestre, le PIB a encore progressé de 2,9 % en moyenne annuelle
-        La création de 10 millions d’emplois et le plein emploi avec un taux de chômage de 5 %
-    Ces deux éléments sont suffisamment importants pour relativiser les échecs sur la réduction des déficits des comptes courants et du budget fédéral, l’accroissement des inégalités sociales, ainsi qu’un contrôle insuffisamment renforcé des activités bancaires et financières…
-       Si le bilan économique est positif, celui en matière de politique étrangère, est plus contrasté:
     *  Une sortie trop rapide d’Irak qui a conduit à la décomposition de ce qui restait de l’État irakien, au développement des forces séparatistes, et à la création d’un vide dans lequel l’État islamique est venu se greffer
     *  Une présence renforcée en Afghanistan qui n’a pas pour autant stabilisé la situation
      *  Un refus d’intervenir en Syrie malgré le franchissement des «lignes rouges» établies par Barack Obama lui-même
      *    Le rétablissement des relations avec Cuba
   * La conclusion d’un accord avec l’Iran, soutenu par Hilary Clinton, même si elle met en exergue les violations des résolutions du Conseil de Sécurité relatives aux essais de missiles balistiques. En revanche, Donald Trump annonce qu’il remettra en cause cet accord 
   Au-delà de ce premier état des lieux, que nous promettent les deux candidats ? Il y a un point commun entre les deux finalistes : la nécessité de financer un grand programme d’infrastructures publiques. Néanmoins quand Hilary Clinton prévoit d’y consacrer 275 millions$, Donald Trump annonce 1.000 millions$ dans le cadre notamment de partenariats publics-privés.
Leurs points de divergence sont nombreux :
- Si Hilary Clinton veut alourdir la fiscalité des riches, Donald Trump veut l’alléger et diminuer le taux d’imposition des entreprises
- Si la première veut augmenter de 12 $ le salaire minimum fédéral, le second s’est dit prêt à l’augmenter après avoir déclaré qu’il était trop élevé
- Si la première prévoit de participer aux négociations de la COP 22, le second annonce qu’il remettra en cause la signature des Accords de Paris
…La liste n’est pas exhaustive…


Et pourtant Wall Street vote pour Hilary Clinton ! Pourquoi Wall Street a-t-il peur de Donald Trump ? 
La semaine dernière, Donald Trump, avec sa remontée dans les sondages, était pour les marchés financiers, le fear factor. Sa perspective de succès a effrayé les Bourses qui ont dévissé durant cinq jours comme cela ne s’était pas vu depuis 36 ans ! La peur des marchés s’explique pour trois raisons :
- L’expulsion de 11 millions d’immigrés risque de déstabiliser des pans entiers de l’économie et certains États et de contrarier l’accélération de la croissance attendue par les baisses d’impôts qu’il annonce
- Quoique libéral et favorable à l’économie de marché, Donald Trump est contre le libre-échange, prêt à remettre les accords existants, et opposé à tout nouvel accord comme celui transatlantique. Ce protectionnisme fait peur car il peut être à l’origine d’une guerre commerciale, voire d’une guerre des monnaies. Cela est particulièrement paradoxal quand on rappelle qu’il est opposé à toute nouvelle expédition militaire
- Autre crainte : celle d’empêcher la remontée des taux d’intérêt. Certes, cela fait plusieurs réunions que le FED repousse une décision attendue car il est grand temps que cette politique d’assouplissement monétaire, dénommée Quantitative Easing, cesse. Ce qui interpelle, c’est que pour atteindre cet objectif la future administration en arriverait à utiliser certaines dispositions juridiques tombées en désuétude
On pourrait citer bien d’autres exemples qui justifient la crainte de l’élection de Donald Trump, sans insister sur son équation personnelle.

Mais, comment en est-on arrivé là ! Le moment devra venir d’essayer de comprendre comment en une année Donald Trump a réussi à gagner la primaire républicaine et à être en mesure de créer la surprise.

3 commentaires:

Georges KABI a dit…

M.Zerah a enumere a peu pres totalement les deux mandats d'Obama, mais la candidature d'Hillary agace, car elle n'est pas du tout dans la ligne de son predecesseur et puis les Americains sont excedes par les combines de cette candidate. Mais Hillary sera elue sans aucun doute possible

Andre Gotlieb a dit…

ah oui ?

Comme les certitudes et les sondages peuvent se tromper ......

André

Gerard Hania a dit…

Encore un qu'il ne la pas vu venir!!