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samedi 22 octobre 2016

Judaïques FM : La triste campagne de Clinton et de Trump

Radio Judaïques FM
Au micro d'Olivier Issembert

LA TRISTE CAMPAGNE DE CLINTON ET DE TRUMP

Par Jacques BENILLOUCHE

         
         
          Le dernier débat de Las Vegas du 19 octobre devait remettre la campagne de Donald Trump sur les rails. Battu par les sondages, il avait une ultime chance pour s'imposer face à Hillary Clinton devant une audience nationale car les discours face à des militants convaincus sont stériles.
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          Les thèmes choisis devaient mener à des confrontations de fond sur la dette et les prestations sociales, l'immigration, l'économie, la Cour suprême, les points chauds sur la planète, l'aptitude à la fonction présidentielle. Mais les échanges ont été difficiles, sur fond d’attaques personnelles là où excelle Donald Trump. On ne pense pas qu’il en est sorti grandi.
          Israël ne se passionne pas pour ces élections car, en fait, aucun des deux candidats ne justifie leur enthousiasme. Donald Trump et Hillary Clinton divergent totalement sur la manière de conduire la politique internationale des États-Unis mais se retrouvent sur la même longueur d’onde dès qu’il s’agit d’Israël. Mais pour Trump c’est nouveau parce qu’il a eu naguère des discours populistes qui sous-entendaient un certain racisme.
Cependant les campagnes de diabolisation de Donald Trump n’ont pas atteint leur but car il a évolué sachant que l’électorat juif américain, constitué de millions d’électeurs, a toujours fait et défait les présidents. Au départ il avait affirmé que le problème d’Israël n’intéressait pas les masses américaines et qu’il ne prendrait position sur le problème palestinien qu’une fois à la Maison Blanche. Mais ses conseillers juifs l’ont forcé à réviser sa position pour ratisser large en rappelant qu’il avait été «grand maréchal» à la parade de la journée d’Israël à New York en 2004. Ils ont alors inventé le mot «neutre» qui était interprété sous un autre sens par lui. 
            La neutralité sur la question palestinienne consistait à forcer les Palestiniens à la table des négociations en acceptant le principe «qu’Israël est un État juif et qu’il demeurera un État juif pour toujours». La neutralité sur Jérusalem signifiait le transfert de l’Ambassade des États-Unis de Tel-Aviv vers «la capitale éternelle du peuple juif».
Les Israéliens observent, pour l’instant, la campagne avec neutralité et il est fort probable qu’ils ne feront pas l’erreur de prendre position officiellement pour l’un ou l’autre des candidats comme ils l’avaient fait à la précédente élection. Il est vrai que les deux candidats montrent beaucoup de sollicitude à leur égard mais c’est ainsi dans toutes les campagnes électorales qui voient toujours fleurir de nombreuses promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.
Trump Adelson

Un indice en ce qui concerne les options israéliennes ; Sheldon Adelson, le grand ami de Benjamin Netanyahou, qui finance le journal à grand tirage Israël Hayom entièrement dédié au soutien au premier ministre, a pris position pour Trump en lui octroyant 25 millions de dollars pour sa campagne électorale. Il n’est pas impossible que les dirigeants israéliens souhaitent en secret la victoire de Trump qui aurait une politique très anti-arabe, tout à fait différente de celle de Barack Obama.


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