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dimanche 4 septembre 2016

Macron rompt les amarres par Gérard AKOUN



MACRON ROMPT LES AMARRES

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM

Macron-Valls
Mardi dernier, dans l’après midi, soit deux ans jour pour jour après son entrée au gouvernement, Emmanuel Macron a présenté sa démission au chef de l’Etat qui l’a acceptée : «Emmanuel Macron a fait le choix de ne plus se conformer aux règles données par le président et d’en tirer les conséquences en démissionnant» a commenté l’Élysée. 


La rupture était consommée ; elle a été officialisée entre le président et celui dont il avait favorisé l’ascension et dont il croyait la fidélité assurée. Hollande ne disait il pas, il y a encore peu : «Il sait ce qu’il me doit», en écho au «Je ne le trahirai jamais» formulé par Emmanuel Macron, jadis. Comment François Hollande a-t-il pu croire à la reconnaissance en politique, un sentiment qui n’a pas sa place dans les arènes du pouvoir ?
Depuis plusieurs mois déjà, de manière courtoise, et sans cesser de sourire, Emmanuel Macron critiquait le bilan de François Hollande, s’émancipait de sa tutelle «je ne fais pas ce qu’il veut» disait-il. En lançant son mouvement «En Marche pour recueillir un diagnostic sur l’état du pays et formuler une offre politique nouvelle», il effectuait un parcours personnel, il faisait de l’ombre au président, au premier ministre, au gouvernement. Lors du premier meeting de En Marche à la Mutualité, il concluait sa prestation en déclarant : «Ce mouvement rien ne peut plus l’arrêter… nous le porterons jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire» ; Celle de Hollande ? Certainement pas il ne travaillait déjà plus pour lui, la sienne alors, mais il n’est toujours pas candidat !! Interviewé sur TF1 mardi soir il déclarait : «j’ai démissionné pour être libre de proposer, d’agir, de rassembler».
Le départ d’Emmanuel Macron est un coup dur pour le président de la République ; affaibli sur sa gauche, il se retrouve affaibli sur sa droite, il comptait sur son ministre de l’économie pour ramener vers lui, au cas où il se représenterait un certain nombre d’électeurs de centre-droit sensibles à sa jeunesse, à son franc parler, à un discours plus libéral que lui-même ne pouvait tenir. Emmanuel Macron pouvait se permettre, lui, d’affirmer qu’il fallait «des jeunes Français qui aient envie d’être milliardaires et que le libéralisme était une valeur de gauche !»
Grace à sa présence aux côtés de François Hollande, le discours rassembleur du président sortant aurait acquis plus de crédibilité, présenté plus de garanties quant à   l’application du programme de réformes, dont la France a besoin. Je me demande d’ailleurs si certains, à gauche n’avaient pas rêvé d’un ticket Hollande-Macron…. Dans son discours prononcé à Bercy pour expliquer les raisons de sa démission, mardi dernier, Emmanuel Macron a dit : «qu’il était convaincu que les Français rendront justice à François Hollande d’avoir fait face à des difficultés exceptionnelles» une manière élégante de clore un quinquennat et la carrière politique de l’actuel président.

L’ex-ministre de l’économie, n’en doutons pas, va se lancer dans la bataille présidentielle, il ne peut faire autrement, d’ailleurs, après avoir déclaré : «j’ai touché du doigt les limites de notre système politique». Il est devenu rapidement très populaire, il figure en haut des baromètres de popularité dans la mesure où il se situe dans le créneau des progressistes qu’il veut rassembler. Il considère, en effet, que «le clivage gauche-droite est obsolète. La vraie confrontation est entre les progressistes et les conservateurs». Mais il ne bénéficie pas du soutien d’un parti, d’une machine électorale ; il table sur le soutien que la société civile lui apporterait à travers des sondages qui lui assureraient une popularité écrasante et feraient de lui le candidat incontournable pour le centre-droit comme pour le centre-gauche.

1 commentaire:

Marianne ARNAUD a dit…

Il paraît même que Macron serait un pion du groupe Bilderberg. Mais shut ! Les gens n'ont pas besoin de le savoir.