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samedi 17 septembre 2016

Il faut tous nous rassembler, derrière moi par Gérard AKOUN



IL FAUT TOUS NOUS RASSEMBLER, DERRIÈRE MOI

Par Gérard AKOUN
Judaïques FM


Les frondeurs en 2016
La fête de l’Humanité, à la Courneuve, dimanche dernier ainsi que la réunion à la Rochelle des socialistes frondeurs ont permis de mesurer l’état de désagrégation dans lequel se trouve la gauche, à quelques mois de l’élection présidentielle de 2017. Difficile, d’ailleurs de parler comme on pouvait encore le faire, il y a quelques années de la «gauche», dans laquelle il était possible de distinguer un parti socialiste hégémonique, alors qu’on y trouvait plusieurs tendances, un parti communiste en perte de vitesse, des écologistes  et une extrême gauche trotskisante.



L'extrême-gauche

Aujourd’hui, il faut distinguer la gauche au pouvoir, celle qui gouverne et certaines des tendances du parti socialiste qui se sont transformées en coteries d’où ont émergé à intérieur ou à l’extérieur des personnalités à l’égo surdimensionné, la gauche écologiste dont les chefs de file se déchirent en famille comme à leur habitude et  les communistes tellement affaiblis qu’ils sont dans l’incapacité de présenter leur propre candidat à l’élection présidentielle, ce qui limite leur marge de manœuvre.
Tous ceux qui n’ont pas été au pouvoir ou qui l’ont quitté sont d’accord sur un seul mot d’ordre «tout sauf Hollande». Mais il faut, disent-ils, nous rassembler, tous pensent derrière moi, que le peuple puisse  choisir, à l’issue d’une primaire ouverte à toute la gauche et aux écologistes, le candidat de la vraie gauche, qui bien entendu ne serait pas issu de celle qui nous gouverne aujourd’hui et qui a trahi nos idéaux. Et chacun de plaider pour sa personne. Mais peut-on interdire à François Hollande s’il en a le désir de participer à une primaire ouverte ? Impossible, ce serait la négation même du processus.
Jean-Luc Mélenchon

Mais ne nous inquiétons pas, ce cas de figure ne se présentera pas, Jean-Luc Mélenchon pas plus qu’en 2012, n’en sera, Cécile Duflot veut sa primaire écologique pour s’imposer, quant à Arnaud  Montebourg, il n’est pas prêt à en accepter le verdict. Il faut, aussi, ajouter à ceux qui ne veulent plus de Hollande, alors qu’ils ont participé à la conduite des affaires, l’électron libre Emmanuel Macron qui n’est, il le dit lui-même, ni de gauche, ni de droite. A huit mois de l’élection présidentielle, si l’on ne compte pas les trotskistes du NPA et de LO qui ont déjà désigné leurs deux candidats, la gauche a en lice sept ou huit postulants pour le poste de président.  Dans ces conditions l’élimination de la gauche des le premier tour est inéluctable, car on voit mal, même dans l’hypothèse où François Hollande ne se représenterait pas, une candidature de rassemblement émerger.

Les électeurs de gauche se retrouveraient, à l’issue du premier tour, dans la même situation  qu’au soir du 21 avril 2002, l’effet de surprise en moins, Marine Le Pen étant donnée en tête dans tous les sondages. Mais cela ne semble aucunement troubler les différents  protagonistes de cette bataille de chiffonniers qui se déroule sous un vernis idéologique. Peut-être ont il fait leur deuil de l’élection de 2017 en considérant qu’Hollande, pas plus qu’un autre candidat de gauche, ne pouvait être élu et que par conséquent il valait mieux se consacrer pour certains à retrouver leur siège de député, les législatives ayant lieu après les présidentielles, et pour d’autres, plus ambitieux, se saisir du parti et se placer pour 2022 ou 2027.
Ils sont persuadés qu’il existe un plafond de verre que Marine Le Pen ne pourra pas percer et que le candidat de la  droite, Juppé ou Sarkozy, resté au second tour, la battra avec le bon report de voix des électeurs de gauche. C’est la version optimiste. C’est ne pas tenir compte du fait que le travail de dédiabolisation effectué depuis des années par Marine Le Pen a porté ses fruits comme en témoignent les résultats des scrutins qui se sont déroulés ces dernières années. 
Le Pen - Juppé

Pour cette présidentielle, elle fait profil bas, elle veut dépasser le cadre du Front National, elle affirme que la France ne se définit, ni sur la couleur de la peau, ni sur la religion, ni sur quelque forme d’origine que ce soit. Elle se fait quasiment doublée sur sa droite par Nicolas Sarkozy qui s’oppose au droit du sol, au regroupement familial. Elle se pose comme défenseur de la démocratie, de la République. Elle s’adresse aux déçus de la droite, elle s’adresse aux déçus de la gauche. C’est un discours qui peut prendre, même si un Français sur deux, selon un sondage paru il y a quelques jours dans le journal le Parisien, considère que Marine Le Pen est raciste.   

C’est pourquoi, on ne peut, totalement, écarter la version pessimiste : celle qui verrait, en cas de duel droite / extrême droite au deuxième tour de la présidentielle, le candidat de la droite se  faire battre par Marine Le Pen, à cause de la porosité existant entre leurs deux électorats et d’une proximité des programmes telle que les électeurs de gauche voteraient blanc ou s’abstiendraient en masse. Pour éviter ce cauchemar, un sursaut de la gauche est nécessaire, il est encore temps !! 

1 commentaire:

Véronique ALLOUCHE a dit…

C'est parce qu'il existe une proximité de programme entre, non pas la droite et Le FN, mais entre Sarkozy et le FN, que des primaires sortira vainqueur Juppé. Car la droite n'est pas l'extrême droite et en majorité ses électeurs s'en défendent. Quant à la gauche elle n'est jamais aussi unie que dans l'opposition. Là est sa vocation. Qu'elle y retourne! Elle qui n'est à l'aise que dans le rêve et l'idéologie d'un monde parfait qui se défait lorsqu'elle a les rennes du pouvoir.
Bien cordialement
Véronique Allouche