ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE DEPUIS JUIN 2010 - LE BEST DU BEST OFF - CLIQUER UNE IMAGE POUR LIRE OU ARRÊTER LE DEROULEMENT


ARTICLES LES PLUS LUS SUR LE SITE - Cliquer l'image pour lire ou arrêter le déroulement

 

vendredi 5 août 2016

Saint Etienne du Rouvray par Evelyne Gougenheim



SAINT ETIENNE DU ROUVRAY

Par Evelyne Gougenheim
Ancienne candidate au Consistoire Central


St Etienne du Rouvray, petit bourg normand, a une histoire qui remonte à l’époque gallo-romaine. Son église, construite au XVIème siècle, se situe rue de Paris, une jolie rue qui traverse la ville bordée de vénérables tilleuls (?). Vu de loin, tout cela respire la douce France. Depuis 1972, se succèdent à la Mairie des élus communistes. Equipements multiples et modernes : un beau tram, université de Rouen, Collège Robespierre, etc…


Sa démographie, comme pour l’ensemble des petites communes a décliné dans le milieu des années 1970. Depuis 2008, la courbe de la désertification s’est inversée. La démographie y recense une personne sur trois de moins de 19 ans, gage d’un avenir dynamique et porteur de richesses, selon de nombreux observateurs avertis. Avec ses 28.738 habitants, Saint-Étienne-du-Rouvray est la troisième ville de l'agglomération rouennaise en termes de population. Une ville forte de sa jeunesse avec plus d'un habitant sur trois âgé de moins de 29 ans (42,3%). Il est à noter que la part des 15 -24 ans au chômage est proche de 45%, pourcentage très proche de celui de 15 -24 ans sans diplôme ou titulaire au plus d’un BEPC.
Centre-ville

Après le début de l’exode des populations vers les grandes villes, l’arrivée et l’installation de «populations issues de l’immigration» ont sensiblement modifié ce paysage. La mosquée a été construite en 2000, semble-t-il, et toutes informations sur son financement seraient bienvenues. Elle se situe au fond d’une allée, invisible de la rue, entre une école primaire et une paroisse. L’intégration est au moins géographique. Quant à l’imam, qui - il convient de le signaler - fut condamné en 2010 et placé sous contrôle judiciaire pour coups et blessures contre sa femme (ligotée et battue dans le cadre d’un exorcisme, car l’imam était également exorciste), est-ce parce qu’il ne parle pas français ou parce que cette condamnation aurait été du plus mauvais effet qu’il a été remplacé ? Remplacé par un imam maîtrisant la langue de Molière et non condamné qui put ainsi exprimer sa compassion et son horreur face à de telles exactions. Ainsi en quelques lignes peut se dessiner un raccourci de l’histoire de la France, notre histoire ?
J’ai voulu voir pour me rendre compte, comment dans cette petite ville au nom qui sonne si joliment, avait pu voir le jour un projet aussi monstrueux. Les premières personnes que je vois sont des hommes plutôt jeunes, non pas en jeans mais en espèce de long bermuda et djellaba portant barbe, parfois coupée au carré. Il semble que ce soit l’heure de la prière du soir, ils se dirigent dans la petite allée où se situe la mosquée Yahia de l’Association musulmane. 

Je commence à circuler au milieu de barres d’immeubles comme partout, les mêmes et de petits pavillon. Pour rejoindre le centre-ville, il faut longer un mur de plusieurs centaines de mètres qui en fait est l’un des murs de l’hôpital psychiatrique de la ville, fermé par une grille impressionnante. Au-delà du portail, des pelouses et les pavillons. Quelques chiffres : 1.093 places d’accueil dont 563 lits d’hospitalisation à temps plein, 80 hectares et 110.000 m2 habitables, 2.085 agents. Puis le centre-ville ou ce qui y ressemble : des murs délabrés, quasiment pas de commerces, des petits supermarchés aux parkings agrémentés de jolis bacs à fleurs. Et l’église sur une petite place.

Rien de cela n’explique cette abomination, mais pose de façon brutale la question de l’avenir dans une localité dévorée par la misère sociale, économique, culturelle. Où est la France, sa culture, son niveau de vie, sa dignité, ses valeurs ? Certains parlent de «ré-enchanter». Mais avant de ré-enchanter il faudrait redonner un minimum d’éducation, d’espoir. Quelques mots extraits d’une interview de Boris Cyrulnik (Sud-Ouest, le 9 janvier 2015) :  «Ce ne sont pas des fous, ni des monstres. Ce sont des enfants normaux et en détresse, façonnés intentionnellement par une minorité qui veut prendre le pouvoir. Ces enfants sont abandonnés, en difficulté psychosociale et éducative, et il faudrait d'abord les éduquer. Ils le sont par les réseaux sociaux qui sont une arme pour façonner ces jeunes».
Hôpital

Cet hôpital psychiatrique au milieu de la ville symbolise cet enfermement à ciel ouvert et le Père Jacques Hamel, en disant : «nous avons tellement besoin d’espérance», voyait arriver le malheur.
Charte de l’islam ?

Alors que le débat s’ouvre sur une charte de l’islam, la question des conventions qui ratifient la venue d’imams de l’étranger est posée. Conventions signées entre l’Etat français et ceux qui ne savent pas ce qu’est la laïcité, ce qu’elle implique comme devoirs et comme droits. D’où sauraient-ils ?
Extrait du site  Zaman  (Imam en France, une «profession» sans statut , mars 2016) : «Les imams français, dont la grande majorité est autodidacte malgré le développement d’instituts de formation, seraient pour la plupart bénévoles ou dédommagés «au noir». Ils sont sélectionnés par les associations cultuelles en charge de la mosquée dans le cadre d’un vote de l'assemblée générale, souvent négligé. La religion ayant horreur du vide, les imams les plus encadrés sont ceux formés, envoyés et payés directement par des gouvernements étrangers comme le Maroc, l'Algérie ou la Turquie.

Des imams venus d’ailleurs mieux payés que les imams français

Ces imams dits «détachés» s’installent pour une durée limitée, en fonction des conventions bilatérales signées entre le ministère de l’Intérieur français et les pays concernés. Les Algériens viennent pour trois ans, alors que les Turcs quatre ans, plus une année supplémentaire maximum. Les dernières conventions de 2015 font état de l’arrivée de 300 imams détachés disséminés sur le territoire français à la demande des fédérations musulmanes françaises». Avec 2.500 imams en France, ou 4.000 selon les sources, combien faudra-t-il d’années pour cette nécessaire mise à niveau. Sept ans est la durée de formation des prêtres, cinq ans pour les rabbins mais, et la différence est de nature, ils sont français et parlent français.
Oubli ?


La récente déclaration publiée dans le JDD de personnalités musulmanes ayant oublié volontairement, ou non - à moins d’une épidémie d’amnésie virulente et totale, je ne vois pas comment 40 personnes ont pu toutes oublier les victimes juives des attentats - et même, car il y a eu des relecteurs, même les relecteurs  n’auraient pas réagi ? C’est un fait grave, très grave. Mais il est aussi grave, qu’en ces jours d’interrogations, de doutes, seules de trop rares voix, hors de la Communauté, se sont élevées pour déplorer et pourquoi pas condamner cet oubli des Juifs, ceux qui «sans lesquels la France ne serait plus la France». Mais il semble que, comme St Etienne du Rouvray qui ne ressemble plus à son nom, comme le patronyme si français de Petitjean a été associé à Abdelmalik pour commettre le pire, désormais la France ne ressemble plus à la France dont rêvaient nos pères.

2 commentaires:

Véronique ALLOUCHE a dit…

Par laxisme pour certains, par clientélisme pour d'autres, ( il est à noter que les banlieues les plus en difficulté sont dirigées par des mairies communistes), nos hommes politiques sont grandement responsables de la situation dans laquelle se trouve la France. Le laisser-aller des élites sous couvert du "vivre ensemble" n'a fait qu'exacerber les tensions.
Je ferais tout de même une remarque: par comparaison l'émigration juive, qu'elle fut d'Europe de l' Est ou plus tard des pays du Maghreb , n'a jamais posé ce genre de problème. Et pourtant combien étaient-ils à ignorer la langue française et les us et coutumes se rattachant à ce pays d'accueil? Combien étaient-ils à ne posséder rien d'autre que leur courage avec une farouche envie de participer au mouvement collectif de la société. Si certains ne le purent pas, du moins donnèrent -ils cette chance à leurs enfants. Cela s'appelle l'intégration.
Bien cordialement
Véronique Allouche

Marianne ARNAUD a dit…

Merci Madame, pour cet article que Jacques Benillouche et ses "amis journalistes" ont sans doute dû classer dans la catégorie : "sujets à prendre avec des pincettes".
Vous l'avez traité avec talent. Mais beaucoup reste à dire. Sans doute en aurez-vous le temps puisque cette "guerre" ne fait que commencer. Puisqu'on ne voit toujours pas comment l'État va s'opposer - et non mettre le pied à l'étrier - à cet islam conquérant qui a décidé de soumettre la France.

Mais je m'avise que déjà je suis allée trop loin, puisque résonne à mon oreille la voix de Jean-Marie Le Guen osant déclarer, sans être contredit : "Critiquer l'État est dangereux pour la démocratie".

Très cordialement.