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mercredi 8 juin 2016

Stop à l'endettement par Dov ZERAH



STOP À L’ENDETTEMENT

Le point économique de Dov ZERAH



Yanet Jellen
            
          Dans la perspective de sa réunion des 14-15 juin, Mme Yanet Jellen, présidente de la FED, la banque centrale américaine, maintient le suspense sur la possible augmentation de ses taux d’intérêt, actuellement de 0,25 à 0,50 %. Depuis une dizaine de jours, les responsables monétaires américains préparent le terrain pour un durcissement.



Consommation des ménages 

            L’hésitation s’explique par le ralentissement de la croissance. Le rythme annuel de la croissance n’a cessé de diminuer depuis quatre trimestres : du pic de 3,9% au 2ème trimestre 2015, il est passé à 2% au 3ème trimestre 2015, 1,4% au 4ème trimestre 2015 pour atteindre 0,8% au 1er trimestre 2016. Cette évolution est compréhensible après plusieurs années de croissance soutenue. Elle est compatible avec le ralentissement chinois et la baisse des prix du pétrole.
            Les opérateurs ont été marqués par la baisse des profits des entreprises, tout comme la baisse historique de la productivité qui n’a augmenté que de 0,3% l’an dernier et qui serait, pour certains la cause de la baisse de la croissance. Les commentateurs ont relevé la diminution du niveau des embauches. Pouvait-il en être autrement alors que le chômage s’inscrit à 4,7%, et après la création de 15 millions d’emplois au cours des six dernières années.
            Trois grandes incertitudes expliquent les craintes des conséquences d’une remontée des taux :
Le referendum britannique. L’incertitude demeure d’autant que les derniers sondages laissent plutôt entendre la victoire du Brexit, mais l’importance du nombre d’indécis accentue le doute.
Le prix du pétrole. Après avoir cassé la barre des 30 $ le baril, et alors que les 20 $ étaient envisagés, le cours ne cesse de remonter au point de repasser la barre de 50 $.
La remontée des prix des matières premières. Blé, maïs, orange…pratiquement toutes les matières premières voient leurs cours remonter. Au cours des deux derniers mois, on a enregistré une hausse de 20%, et certains n’hésitent pas à parler de bull market, marché haussier, voire spéculatif.
OPEP Le prix du pétrole franchit à nouveau la barre des 50 USD

            Sacré Quantitative Easing. Les hésitations de la FED démontrent, s’il en était besoin sur les difficultés de sortir d’une politique monétaire facilitatrice. Pourtant, la surchauffe immobilière inquiète. Le président de la Banque centrale de Boston a déclaré : «Il y a un danger à maintenir les taux bas pendant si longtemps. Cela encourage une prise de risques excessive». La catastrophe des subprimes est en grande partie la conséquence de la politique monétaire engagée au début des années 2000.
            Pourtant la Banque centrale chinoise et la Banque centrale européenne (BCE) poursuivent leur politique de mise sur le marché d’importantes liquidités. Le programme de rachat d’actifs par la BCE a augmenté de 60 à 80 milliards€ par mois depuis mars. La BCE s’apprête à acheter à compter du 8 juin des obligations d’entreprises non financières, et à lancer le 22 juin un prêt à taux d’intérêt négatif.
            Sacrés marchés qui sont téméraires car les excès de liquidités les obligent à prendre des risques.

            L’Argentine. Le 3 mai, j’appelais votre attention sur la décision de la nouvelle administration de mettre fin au conflit avec les créanciers. Elle a accepté de payer les 4 milliards$ réclamés et a atteint son objectif puisque les marchés ont accepté de prêter à nouveau au pays 16,5 milliards$. Le pays a annoncé avoir besoin de 70 Milliards$.
            Dans un monde de taux d’intérêt négatifs, 7,5% sur 10 ans proposés par les Argentins est attractif. Mais les marchés ont la mémoire courte. Ils ont oublié que le pays a été huit fois défaillant et a obtenu des annulations de capital dans les années récentes.
            Que dire de la Grèce dont la dette bancaire a été annulée de près de 90 % il y a maintenant 5 ans. Tous les opérateurs savent qu’un effort devra être fait sur la dette publique de 320 milliards€.

            Les marchés sont myopes et continuent de prêter alors que l’endettement de tous les opérateurs économiques atteint des sommets, selon une étude récente du FMI. Pouvons-nous continuer ainsi ? Les Banques centrales peuvent-elles continuer à favoriser l’endettement ? C’est la véritable question qui se pose aux autorités bancaires.

1 commentaire:

Georges KABI a dit…

La hausse du taux d'interet aux USA pourrait entrainer une hausse parallele en Israel et relancer la croissance defaillante.