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samedi 25 juin 2016

Des primaires en Israël par Gérard AKOUN



DES PRIMAIRES EN ISRAËL

Par Gérard AKOUN


Primaire socialiste 2011
François Hollande, Président de la République en exercice, vient d’accepter, en principe, il n’a pas dit encore oui formellement, de participer à une Primaire qui désignerait le candidat commun à la prochaine élection présidentielle, du parti socialiste, des radicaux de gauche, et d’une partie des écologistes, celle  qui soutient l’action du  gouvernement. Que l’on soit ex président ou président en exercice la primaire devient le chemin obligatoire pour pouvoir être candidat en 2017.


Autres temps, autres mœurs, il n’y a plus de candidat naturel à ce poste, de personnalité, indiscutable, à l’aura suffisamment brillante pour dépasser largement ses rivaux au sein de son propre camp. Il n’y a plus qu’au sein du Front National,  que l’on conserve le culte du chef, de la cheftaine en l’occurrence, mais l’extrême droite ne peut se concevoir autrement. François Bayrou avait défini ainsi l’élection présidentielle : «la rencontre d’un homme et d’un pays, d’un homme et d’un peuple». 


L’élection du Général de Gaulle à la magistrature suprême correspondait si bien à cette définition qu’à gauche, de nombreux hommes politiques d’alors, dont François Mitterrand, ont cru longtemps que de Gaulle disparu, cette fonction péricliterait. Eh bien non, elle a survécu à son fondateur, avec quelques modifications constitutionnelles qui n’ont pas altéré les fondements de la cinquième république. Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac lui succédèrent, des hommes qui avaient connu les années de guerre, l’antagonisme sovieto américain, les grandes  crises internationales  qui  ont trempé leurs caractères.  Ils n’ont pas eu besoin de  primaires pour être reconnus  naturellement comme les champions de leur camp par ceux qui, dans l’électorat, partageaient leurs idées.
Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas eu de luttes intestines  dans leur parti pour que leur leadership soit reconnu. On se souvient de la lutte entre Chirac et  Balladur qui se termina par la victoire de Chirac. Avec Nicolas Sarkozy, et François Hollande, une nouvelle génération a pris les commandes, des hommes et des femmes qui  ont grandi dans un monde encore en croissance,  relativement en paix et qui se retrouvent à affronter une crise économique mondiale. Ce sont, pour la plupart, de quelque bord qu’ils soient, des professionnels de la politique  qui peuvent  manquer de charisme mais qui font preuve d’une ambition dévorante et qui sont difficiles à départager.
En 2006 le parti socialiste est incapable de choisir celui ou celle qui va représenter la gauche à l’élection présidentielle  contre Nicolas Sarkozy. Plusieurs candidats de valeur, au moins à leurs propres yeux, étaient sur les rangs, mais aucun ne faisait l’unanimité. Le parti socialiste, affaibli par ses divisions, ne pouvant les départager, décida que son candidat serait désigné au cours d’une primaire ouverte aux sympathisants de gauche, à eux d’apporter le plus de suffrages à celui ou celle qu’ils choisiraient. Ce fut  Ségolène Royal. La primaire à la française était lancée. En 2011, nouvelle primaire à gauche, François Hollande en sort vainqueur.       

En 2016  c’est au tour de la droite d’affronter la multiplicité des candidatures, Nicolas Sarkozy a argué de son  titre  d’ancien président de la république pour échapper à la primaire,  ses rivaux l’ont renvoyé «se rhabiller» !! Il sera candidat comme les autres sans plus de privilège.  S’affronteront donc en 2017 deux candidats qui auront été désignés au cours de primaires.

Les Primaires ont des inconvénients mais elles ont un double avantage : casser le pouvoir des appareils et faire découvrir, connaitre de nouvelles personnalités politiques. Je me suis demandé, naïvement  bien sur,  pourquoi  il ne serait pas possible en Israël  de faire des primaires pour que soit désigné par leurs adhérents mais aussi leurs sympathisants, non pas le président de l’Etat mais  les têtes de liste du  Likoud,  des travaillistes, et des autres partis  pour les élections législatives.  Des centaines de milliers de personnes  participeraient à ces désignations qui ne se dérouleraient plus dans un entre soi sclérosant. Ce serait certainement  plus démocratique mais on ne porte pas atteinte aux privilèges des appareils des partis aussi facilement!! 

4 commentaires:

Georges KABI a dit…

Des primaires, cela fait fait deja pas mal de temps que ca existe en Israel. Cela n'a donne que des resultats catastrophiques, poussant en avant des gens qui illustrent tristement la politique. Si bien, que petit a petit les grands partis israeliens reviennent aux comites ayant pour tache de choisir les meilleurs tetes qui pourraient aider a remporter les elections. Ca a marche comme cela de 1948 a 1974 chez les Travaillistes, de 1948 a 1977 au Likoud. Puis il y a eu des primaires dans ces 2 grands partis et les listes constituees, souvent apres des tractations sordides, presentaient des candidats qui auraient pu gaspiller les deniers des contribuables en prison plutot que de les voir se pavaner a la Knesset!

bakoun a dit…

elles ne concerneraient comme je le précise que les têtes de liste et non l'ensemble des membres de la liste. les primaires seraient ouvertes à tous ceux qui paieraient une somme modique pour y participer et pour pouvoir choisir leur candidat. des critères de représentativité seraient établis, contrôlés et respectés pour éviter les tractations sordides dont vous faites état. Il sera plus difficile de quêter chez des escrocs, le manque d'argent ne pouvant plus constituer une barrière

Marianne ARNAUD a dit…

Le système des primaires ayant donné à la France le plus mauvais Président de la Vème République, il devenait urgent pour chacun d'imiter ce modèle !

Bernard MEYER a dit…

Les primaires ne sont qu'une simagrée démocratique pour endormir un peu plus le peuple et lui donner l'impression d'un renouveau. La vrai démocratie c'est la proportionnelle comme en Israel, mais aucun parti en France ne se lancera sur ce terrain glissant. Merci à De Gaulle !! et surtout n'y changez rien la France va si bien.
Bernard Meyer