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dimanche 22 mai 2016

Freddy Eytan, CAPE de Jérusalem


FREDDY EYTAN, CAPE DE JÉRUSALEM
Par Jacques BENILLOUCHE
Titulaire de la carte de presse GPO N° 19563
           

            Dans notre précédent article sur l’absence de l’ambassadeur français, Patrick Maisonnave, à la «Conférence internationale à l’occasion du centenaire des Accords Sykes-Picot sur le partage du Proche-Orient entre la France et la Grande-Bretagne», nous avons été incomplets dans le CV de Freddy Eytan. Pour clarifier l’information auprès de nos lecteurs, nous publions le détail complet de son parcours professionnel.


Voir la video du comportement très diplomatique de Freddy Eytan avec Colette Avital


En cas de difficulté de lecture, se reporter au site Youtube avec le lien :

            

          Freddy Eytan, né Mettoudi en janvier 1947 et tunisien de naissance, souligne ses origines italiennes car sa famille viendrait de Livourne en Italie, au 19ème siècle. En 1956, il a fait son alyah avec sa famille qui s’installa dans le village agricole Nir Yaffé, situé près de Megiddo. En 1965, après ses études primaires et secondaires, Freddy Eytan s'engagea dans les rangs de Tsahal. Durant plus de six ans, il fut officier de presse à l'Etat-major et collabora étroitement avec le général David Elazar, chef de l'armée israélienne lors de la guerre de Kippour en 1973.
            À la suite d'études pour une licence à l'université de Tel-Aviv, Freddy Eytan fut envoyé par l'Agence juive en France comme moniteur de mouvement de jeunesse. À Paris, il poursuivit ses études universitaires à l'université de Droit, d'Économie et de Sciences Sociales et à l'Institut français de presse et des sciences de l'information. En 1972, il fut chargé de la documentation et de la presse à l'ambassade d'Israël à Paris. Après quatre années à ce poste, il fut désigné par l'Autorité de la radiodiffusion et télévision israélienne comme correspondant permanent à Paris et chef du bureau en Europe.
            De retour à Jérusalem, en 1981, il dirigea le bureau étranger de la radiodiffusion israélienne, Kol Israël («voix d'Israël»), et devint rédacteur en chef du journal parlé international. Trois ans plus tard, il fut promu comme directeur de l'Information à Kol Israël international.
          En 1989, Freddy Eytan est envoyé à Bruxelles comme chargé de l'information et de la presse à l'ambassade d'Israël, poste non diplomatique. Dans le cadre de ses activités, il fonde avec des professionnels de l'information l'APEJ, la première agence de presse juive en Europe et lance un bulletin quotidien. De retour à Jérusalem, il est chargé de mission au sein de la Chambre de commerce France-Israël.
            Freddy Eytan a également enseigné les sciences de l'Information et les valeurs démocratiques israéliennes à l'université hébraïque de Jérusalem, à l'université Bar-Ilan, ainsi que dans les écoles de journalisme dont celle de Koteret affiliée à l'université de Tel-Aviv. En 1996, Freddy Eytan revint au ministère des Affaires étrangères comme conseiller au sein du cabinet du ministre de l'Information et de la presse. 
            Si Freddy Eytan fut un journaliste de métier, rien de ce qui précède ne lui attribue le titre permanent d’ambassadeur d’Israël, titre soumis à des règles, ni par la fonction, ni par la réussite à l’examen d’entrée au ministère des affaires étrangères et ni comme élève au cours des «cadets» et encore moins par la possession d'un passeport diplomatique.
            Son «épopée de Mauritanie» contenait effectivement quelques imprécisions de notre part, que nous nous devons de rectifier grâce à une source du ministère. Freddy Eytan a été nommé ambassadeur en Mauritanie, en tant que nomination politique, par David Lévy, entre 1998 et 2000, moins de 2 ans. La nomination est politique car il ne faisait pas partie des cadres du ministères des affaires étrangères. Par ailleurs, il a passé la majeure partie de son mandat de représentant en Mauritanie en dehors du pays (pour des raisons personnelles). Il a donc été ambassadeur à temps partiel pendant moins de deux ans, sa seule expérience de représentant diplomatique de haut niveau. 
          Entre 2000 et 2004, il n'y avait pas d'ambassadeur permanent, juste des diplomates dépêchés pour trois mois depuis Jérusalem pour tenir la place à tour de rôle. En 2004, Sylvain Shalom nomma Boaz Bismuth, qui tint bon la barre par vents et marées jusqu'en 2008. Son successeur, un diplomate de carrière du nom de Miki Arbel, a eu juste le temps d'arriver à Paris, sur le chemin de Nouakchott, avant d’être rappelé d'urgence à Jérusalem. Motif : un coup d’État s'était produit et il ne pouvait plus s'installer.... Quelques mois plus tard, le calme revenu, il atterrit quand même à Nouakchott. Mais en janvier 2009, dans la foulée de l’opération Plomb Durci et sous pression de la Libye et de l'Iran, la Mauritanie rompt ses liens diplomatiques avec Israël. L'ambassade ferme, Arbel rentre en Israël. Fin de partie en Mauritanie.
            Depuis 2005, Freddy Eytan est chargé des affaires européennes au JCPA, et il dirige le site Web en français, le CAPE. En fait, il est retourné à sa fonction qui a toujours la sienne de journaliste et d'homme de medias que personne ne lui conteste. Mais il prend des positions de militant dans toutes ses interventions à la télévision et à la radio, avec peu de retenue, se substituant parfois au porte-parole du gouvernement comme le montre le clash entre lui et la diplomate à la longue carrière, Colette Avital. 
          Le fait de se prévaloir ou non d'un titre nous importe peu. Mais Eytan intervient souvent dans les médias français en se parant du titre "d'ambassadeur d'Israël" ce qui donne à ses propos une connotation politique officielle. Durant sa carrière professionnelle de 1972 à 2005, soit 33 ans, il n'a rempli une fonction d'ambassadeur en Mauritanie que durant quelques mois, tronqués par ses absences pour raisons personnelles. Cela ne lui donne pas le titre permanent d'ambassadeur qui est codifié en Israël. 
          En tout état de cause pour étayer sa thèse, Freddy Eytan peut publier une pièce officielle attestant du titre d’ambassadeur auquel il prétend. Selon le ministère, un vrai ambassadeur même à la retraite bénéficie toujours d'un passeport diplomatique définissant son titre : «Ambassador (Retired)». Dès publication d’une photocopie de cette page, l’incident sera clos avec la présentation de nos excuses.

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