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mercredi 6 avril 2016

Prenons garde au terrorisme oublié par Dov ZERAH


PRENONS GARDE AU TERRORISME OUBLIE

Le point de Dov ZERAH

            
Attentat Cote d'Ivoire 13 mars

          Les récents attentats terroristes à Bamako, Ouagadougou ou en Côte d’Ivoire viennent nous rappeler la triste réalité du terrorisme africain, du terrorisme en Afrique, qui s’est développé dans la bande sahélo soudanaise du Nigéria à la Somalie, en passant par le Mali, le nord du Cameroun, le Niger et le Tchad…sans parler de la Libye. Il s’agit d’un terrorisme aux couleurs locales comme Boko Haram, ou importé par Al Quaïda ou l’État islamique…



Shebbabs

            À l’est, les Shebabs somaliens ont fait la démonstration de leur puissance en attaquant le palais présidentiel somalien. Ils maintiennent dans le pays et la région une insécurité permanente qui se manifeste sur terre comme sur mer. Cette corne de l’Afrique est également déstabilisée par la guerre au Yémen engagée contre Al Quaïda.
            Au centre du Continent, le Mali. Déjà menacé par les autonomistes Touaregs, les djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et d’al-Mourabitoune de Mokhtar Bel Mokhtar, le Mali est également confronté au radicalisme peul du Front de libération du Macina (FLM). Ce groupe armé est composé d’anciens du Mouvement pour l’unité et le djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) et d’éléments d’Ansar Dine.
Boko Haram

            La concurrence entre les différents groupes terroristes s’explique notamment par l’objectif de contrôler les routes de la drogue, des cigarettes, de l’ivoire, de rhinocéros, de tous les trafics et le partage de ses gains. Des petits avions se posent régulièrement au centre du pays. La valeur de la cocaïne ayant transité en dix ans dans le désert aurait atteint les 15 Milliards$, et entraînerait un péage de transit de 10%. Avec 1,5 Milliard$, l’enjeu est de taille !
Ce tour d’horizon terroriste comprend inéluctablement la terrible secte islamiste Boko Haram. Elle s’est affiliée à l’État islamique, et a proclamé un «califat» dans les zones sous son contrôle dans le nord-est du Nigeria. Boko Haram s’est illustré dans l’enlèvement de fillettes qui sont après mariées de force ou vendues comme esclaves…
            Mais ses actions ne se limitent pas à ces seules exactions. Depuis le début de l’insurrection islamiste en 2009 et jusqu’à fin 2014, plus de 13.000 morts ont été dénombrés. Pour la seule année de 2014, selon the Global Terrorism Index, un rapport publié chaque année par l’«Institute for Economics and Peace» de New York, 6.664 victimes de Boko Haram ont été enregistrées contre 6.073 par Daesh. Par ailleurs, Boko Haram ne se cantonne pas au seul Nigéria, et menace le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun.
            Le Cameroun s’est mis en pointe pour la mobilisation régionale contre le mouvement nigérian. Son président Paul Biya a pris la tête de la riposte et de la lutte contre le terrorisme, et a été l’initiateur du premier sommet régional consacré à la sécurité en 2012. L’objectif affiché par le Président Paul Biya est «la mutualisation des moyens avec nos voisins, la mise en place d’une force multinationale mixte de l’Union Africaine, et l’appui appréciable des puissances amies dont la France...»
Paul Biya

            Cette mise en avant focalise les représailles de Boko Haram. En début d’année 2015, le chef du groupe islamiste Aboubacar Shekau, dans une vidéo postée sur YouTube, s'en est violemment pris au président camerounais. «Paul Biya, si tu ne mets pas fin à ton plan maléfique, tu vas avoir droit au même sort que le Nigeria (...) Tes soldats ne peuvent rien contre nous…»
            Fotokol, à proximité de la frontière avec le Nigéria est la cible régulière d’attaques, y compris avec des bombes humaines, des prises d’otages, des attaques au couteau. Cette situation entraîne des déplacements de populations qui créent de nombreuses perturbations. Qui plus est les islamistes nigérians trouvent des complices parmi les déplacés. Les terroristes n’ont pas hésité à s’en prendre à une base militaire à Kolofata, dans l'extrême-nord pays, en représailles aux attaques de l’aviation camerounaise et au déploiement de l’unité d’élite camerounaise, le Bataillon d'intervention rapide (BIR). Et le Cameroun est engagé dans un cycle d’actions/réactions, et de représailles.
            C’est pourquoi, il faut aider tous les pays africains à lutter contre ce fléau. Si nous ne réagissons pas, ne nous étonnons pas de voir grossir le flot des migrants…après les exilés politiques, les émigrés économiques, les fuyant le terrorisme, et demain les migrants climatiques… Si l’on attaque l’État islamique en Syrie, en Irak il faudra penser aussi venir aider l’Afrique pour éradiquer le terrorisme partout.

            À un moment où l’État islamique enregistre des revers militaires importants, et s’aperçoit qu’il ne peut survivre dans un combat frontal de deux armées, il reprend la voie du terrorisme dans le combat asymétrique contre des États et des armées organisés. Faisons attention aux vases communicants. En effet, les terroristes risquent de s’en prendre aux maillons faibles, aux pays les plus vulnérables…et de se retrouver en Afrique, soit pour y commettre des attentats, soit pour s’y réfugier. Anticipons tout déplacement de la terreur. Combattons le terrorisme partout où il se trouve, et notamment en Afrique.

2 commentaires:

דוב קרבי a dit…

Six pays africains d'Afrique de l'Est viennent de demander une assistance à Israël pour lutter contre ces mouvements islamistes terroristes.
Occasion de montrer son savoir faire et son implication dans cette lutte contre l'inhumanité tout en renforçant des liens diplomatiques, militaires et économiques avec l'Afrique.

Marianne ARNAUD a dit…

"Prenons garde... faisons attention... anticipons... combattons..."
Mais à qui vous adressez-vous ? A ces peuples européens désarmés qui sont mis en danger de mort par les États qui favorisent le communautarisme depuis des décennies, ou à leurs dirigeants - bien à l'abri dans leurs palais officiels - qui, au nom du refus de la discrimination et pour favoriser le vivre ensemble - cette "blague sanglante" - ont laissé se développer des organisations criminelles dans des ghettos ethniques au sein de leurs nations, en leur accordant même toutes sortes d'excuses sociologiques et politiques ?