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lundi 8 février 2016

Selon que vous serez Cameron ou Tsipras par Marianne ARNAUD



SELON QUE VOUS SEREZ CAMERON OU TSIPRAS

Par Marianne ARNAUD

            
Margaret Thatcher lors du sommet européen de Dublin, en novembre 1979,
          Certains doivent encore se souvenir de Margaret Thatcher qui, le 30 novembre 1979 à Dublin, avait provoqué une crise grave au sein de l'ancienne Communauté européenne, en clamant : «I want my money back !» L'Europe avait cédé.



            Aujourd'hui rien n'a changé, et cette fois-ci c'est David Cameron qui menace l'Union européenne d'un Brexit, si elle refuse de passer sous ses fourches caudines. Le Président polonais de l'Union, a fait le déplacement jusqu'à Londres pour dîner avec Cameron et mettre au point un texte sur lequel s'accorder. Sans ce pré-accord, Cameron poussera la Grande-Bretagne vers la sortie. 
          C'est l'angoisse car les sujets à examiner sont nombreux : restriction des droits sociaux pour les ressortissants européens arrivant en Grande-Bretagne à qui Cameron veut imposer un moratoire de quatre ans sur certaines allocations ; droit de regard sur l'avenir de l'Euro zone et garanties solides contre toute ambition de régenter les intérêts de la City ; droit de veto pour les parlements nationaux à la législation européenne.
            Une heure après la publication du texte par Donald Tusk, Cameron se montrait à la presse avec un air de victoire. Certains écrivant déjà qu'on lui a accordé du «sur mesure», d'autres parlant même de «tour de passe-passe». Qu'importe, le principal est de permettre à David Cameron de commencer sa campagne pour le OUI au referendum qui est prévu pour «dans quelques mois». Et tant pis si les eurosceptiques, tels Boris Johnson le maire de Londres ou Steve Baker, chef de groupe parlementaire des Conservateurs, ne sont pas au diapason. Ou même si Nigel Farage, le chef du parti souverainiste, évoque un résultat «lamentable» !
            Il ne reste donc plus qu'à obtenir l'approbation des États membres dont on nous dit qu'une douzaine avait encore des réserves. Ce qui devrait être chose faite sous peu.

            En revanche rien ne va plus pour Alexis Tsipras car l'Union européenne, qui n'a pas pu obtenir l'aide de la Turquie pour régler son problème des migrants, rend la Grèce responsable d'être incapable de contrôler ses frontières. Si Tsipras ne veut pas que la Grèce soit «mise en quarantaine» et suspendue de la Zone Schengen, il devra se soumettre à une série de «recommandations», à mettre en œuvre dans les trois mois, allant de l'intensification des patrouilles maritimes dans la mer Égée, à l'identification systématique accrue des nouveaux arrivants débarquant dans les îles.
Lamassoure

            Bientôt une nouvelle liste d'exigences sera produite car l'espace Schengen «est mis en danger par des lacunes graves et persistantes» à la frontière grecque. Et peu importe si les experts s'accordent à dire que : «tout le monde sait depuis des années que cette frontière maritime avec la Turquie est indéfendable», et si l'eurodéputé français Alain Lamassoure plaide : «La Grèce n'est pas sans reproche. Mais elle est financièrement exsangue. Comment peut-on exiger qu'elle réussisse seule et pour des centaines de milliers de réfugiés ce qu'un pays comme la France ne parvient pas à faire depuis des années pour quelques milliers de migrants à Calais et à la Grande-Synthe ?»
            N'est-ce pas l'exemple même de ce qu'il est convenu d'appeler le deux poids et deux mesures ?

1 commentaire:

Georges KABI a dit…

Tous les pays de l'UE ne sont pas egaux ni d'un point de vue economique, ni d'un point de vue social, ni encore moins du point de vue politique. C'est la ou reside toute la faiblesse de l'Europe qui se reduit a un simple marche de libre-echange.